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Je connais le gagnant de la présidentielle. Vous voulez savoir ?
©FEDERICO GAMBARINI / DPA / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

Je connais le gagnant de la présidentielle. Vous voulez savoir ?

Nombre d’entre nous se demandent qui gagnera la présidentielle française. Cela en dit déjà long sur le crédit que l’on accorde aux candidats en lice. En clair, aucun. S’il y avait un talent indiscutable et une vision sans pareille, le nom sortirait spontanément du chapeau, sans même avoir besoin de l’aide des sondages.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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D’ailleurs, au fur et à mesure du temps, les sondages ressemblent à s’y méprendre à la chirurgie esthétique. Ils tentent de masquer la réalité, mais ignore les mouvements de fonds, inéluctables. Le dernier exemple en date était l’élection Américaine, qu’on estimait pliée, et qui a été serrée jusqu’à la dernière minute, avec un Trump, qui, au final, reste le candidat préféré des Américains (Républicains et indécis), et qui aura fait le meilleur score de tous les Républicains (en nombre de voix) depuis 50 ans.

Pourtant il est facile de savoir qui ou plutôt, ce qui l’emportera (là vous vous dite que mon titre était une vaste tromperie..) car le Covid a eu un effet révélateur sur les thématiques qui trouvent l’assentiment des français et plus largement des occidentaux, face au reste du monde.

Dès lors, si l’on analyse ces simples termes on doit pouvoir analyser facilement qui a toutes les chances de l’emporter en avril prochain, lors d’élections tenues dans un isoloir passé au karcher de gel-hydro alcoolique, les mains attachées dans le dos pour ne toucher à rien, à raison de 1 personne par bureau de vote à la fois (ce qui nous promet un vote d’environ 1 mois), en votant assis, car on sait désormais grâce à Castex que le virus n’attaque que les personnes en station debout, en dehors des écoles car elles seront fermées par des piquets de grève, et surtout à condition d’être vacciné, puisque d’ici là on aura réussi à interdire le vote aux non vaccinés, ces nouveaux sous-citoyens que la Macronie a su instituer, lui et ses amis bureaucrates au Canada, Australie et Italie.

Le premier thème est celui de la sécurité, y compris sanitaire. En France, on a interdit d’interdire et surtout, interdit de mourir. C’est ce qui épuise le personnel soignant bien plus que ce pauvre Delta, désormais délaissé par le grand public, qui lui a préféré l’Omnicron, qui promettait la Terreur, le Robespierre des virus, qui allait enfin décimer la population et aider BFM a encore améliorer ses scores et Véran à passer à la TV, et réussir là où ses prédécesseurs avaient échoué, pour finalement faire « pschiit !! », en ayant bien du mal à amener 2500 personnes dans les services de soins intensifs, et donc occuper quelques milliers de soignants, qui devraient largement et rapidement s’en remettre. (Et qui accessoirement ont signé pour cela). 

La sécurité c’est le thème de cette partie du 21ème siècle. C’est donc un enjeu politique et non sanitaire. Il s’agit pour le politique d’appuyer là où cela fait du bien : « Je suis le garant, moi, Jupiter, de ta vie, et de ton refus de la mort ». La peur l’emporte très largement sur la raison, car en 2021 il n’y a aucune surmortalité liée au virus, pas même chez les plus de 65 ans (un peu plus de 5% en 2020), ni chez les jeunes non plus, contrairement à ce que disent BFM ou Véran (l’un serait-il actionnaire de l’autre ?), car ils sont largement asymptomatiques et sont moins de 9% de passage à l’hôpital, et en réalité, aucune catégorie d’âge, puisque la mortalité actuelle est quasiment celle d’une grosse année de grippe. 

Nous sommes donc dans l’émotionnel. Il y a 10 ans, les personnes qui déclaraient pouvoir finalement voter pour le FN (ancien petit nom du RN), étaient des gens qui déclaraient avoir peur des étrangers, et pourtant vivaient dans des zones sans immigration ! Le Covid suit la même trajectoire intellectuelle navrante, personne ne meurt nulle part, mais tout le monde connaît une personne, non vaccinée bien entendu, qui est malade ou morte et extrapole avec l’aide des médias, à la totalité de la population. Le fait que l’OMS déclare que nous passons de la pandémie à l’endémie, ne change rien aux opinions, qui en ont une sur tout, sans ne savoir rien sur rien, ni regarder le monde. La « connerie » comme disait Audiard, est un fléau contre lequel nous restons tous impuissants, et qui est désormais le fait de gens pourtant très bien dotés intellectuellement.

Un candidat qui s’extrait du discours sécuritaire en 2021, n’a AUCUNE chance d’être élu. C’est pourquoi les Républicains, qui pour une large partie (en privé) pensent que cette gestion de crise est désastreuse, hystérique et indigne d’un pays comme la France, la jouent soft, car la limitation intellectuelle du français moyen et même moyen supérieur, qui croit être en danger, ne le supporterait pas.

Le second mot, restera le « Confort ». Les électeurs doivent se sentir « confortables ». Un ou une nouvelle venue, perturberait le confort. On sait ce qu’on lâche, mais ce que l’on gagne. C’est la prime au sortant, que nous serions pourtant nombreux à aimer voir partir avec sa cohortes d’opportunistes, élus sur un malentendu en 2017 à l’Assemblée Nationale, et qui ont pétri la France d’une dérive sécuritaire comme elle n’en avait jamais connu depuis la seconde guerre mondiale. État d’urgence et pass sanitaire, sans ou avec de vagues dates de fin. Sous-citoyenneté pour ceux qui ne se soumettent pas à la doxa ambiante, montrés du doigt, mis au ban de la vie, rompant ainsi avec le principe d’égalité que le Conseil Constitutionnel a foulé lâchement des 2 pieds, pendant que la Cour Suprême aux USA, résistait bravement à Biden et sa mauvaise gauche, en interdisant d’imposer le pass vaccinal aux entreprises. Ouf, la démocratie a encore un lieu d’expression dans le monde… !!

Le confort. Celui des retraités et des fonctionnaires, pour qui la situation économique n’a aucun impact. Quoi qu’il arrive, ils seront toujours payés. Pour qui s’endetter au-delà de ce que devrait imposer la décence économique, n’a aucune conséquence, car ils n’en paient et n’en paieront pas les pots cassés. En tant que baby-boomers ils ont déjà ruiné la planète pour les premiers et la saignent de leur inaction pour les seconds, après eux le déluge. Quant au désastre pour les femmes et les ados et jeunes dans le monde, l’accroissement des inégalités des richesses conséquence de la baisse des échanges économiques, l’extrême pauvreté qui revient en force, tout cela se passant loin de leur pavillons cossus, n’existe pas, d’ailleurs, on n'en parle pas au 20H, preuve que cela n’existe pas ! 

Les non-vaccinés sont responsables de la situation des hôpitaux et le personnel soignant est fatigué, cette rengaine nauséabonde et déformée, qui veut ignorer qu’il existe d’autres stratégies complémentaires à celle du tout vaccin, qui permettrait de reprendre une vie normale sans ostraciser personne. Ils ne veulent pas entendre de ces pays où le taux des vaccinés est de moins de 70% et qui pourtant ne meurent pas pour autant. De ces Etats où le pass sanitaire est interdit par la Constitution. De ces pays, qui ont choisi l’immunité collective (Suède entre autres), et multiplient les stratégies, les techniques, approuvent rapidement (UK notamment) les nouveaux traitements et permettent l’accès à la chloroquine, au régénéron, qui donnent un résultat remarquable en début de maladie. De mon côté, les 3 seules personnes qui sont assistées respiratoirement à l’hôpital, que je connaisse personnellement, sont vaccinés (2 shot et rappel svp !). On a décidé qu’un non vacciné testé négatif était plus acceptable qu’un vacciné contaminant. Dans quel pays vivons-nous ? Celui des vieux et des fonctionnaires. 

Un candidat anti-confort, n’a AUCUNE chance de l’emporter.

ECONOMIES. Le dernier mot, c’est économie, restriction, « serrer la ceinture », l’orthodoxie budgétaire et la réforme. Celui qui souhaite gagner doit continuer à dépenser. Car c’était « mieux avant » et il faut reculer d’urgence, pour ne jamais sauter. Les générations suivantes paieront, comme pour l’environnement. Le candidat qui promettra des réformes et des sacrifices pourra retourner très vite à ses études, et son éventuel lieu de pantouflage, et continuer à vivre à nos crochets sans plus prendre de risques.

Il faut promettre des jeux et du pain, cela reste une recette ancestrale, qui fonctionne.

Évidemment, si l’on prend le taux d’abstention des Européennes, on pourrait m’objecter que la majorité, abstentionniste, au contraire, attend un candidat qui puisse rompre les amarres avec les politiques actuels. Oui. Mais il devra, sous une autre forme, plier sous ces 3 mots clés. Sécurité, en parlant immigration et là nous avons déjà des candidats en tête de file. Confort, cela élimine Mélanchon et sa clique de « punks » (A part Rufin, qui a fait un plaidoyer contre la Macronie et sa tyrannie sécuritaire que j’ai trouvé assez sain et rafraîchissant). Cela pourrait remettre Taubira et Hidalgo dans la course, mais heureusement pour nous, l’infinie liste de leurs autres tares et défauts, les disqualifient d’emblée. Economies, cela séduisait chez les LR, du temps de Fillon, mais au moment où le pouvoir d’achat semble baisser (rien à côté de ce qui se profile à 5 ans), et que la province est toujours prête à se vêtir de jaune, c’est moins « tendance ». Mais surtout, les Européennes, sont des élections qui n’intéressent personne à part les Ecolos et le RN qui peuvent ainsi accroître leurs ressources financières et créer des emplois fictifs.

Si l’on s’en tient à tout cela, et que Macron et nos médias (la plupart en tous cas), parviennent à nous persuader que nous sommes en danger de mort jusqu’en Avril, ce qui semble bien partit, alors Jupiter s’imposera aux Français pour la seconde fois, confirmant son hold-up initial. Aidé par Hollande en 2017, par le Covid en 2019, c’est un Président né des calamités.

Bien entendu, il aura bien du mal à garder la majorité à l’Assemblée Nationale. Les LR vont y faire un bond monumental, les Ecolos un bond raisonnable et les Zemmouriens y feront, peut-être un début d’apparition fugace, car si Z perd, comme pour la LREM, le château s’écroulera. Il n’y aura plus de LREM après Macron et pas de Zemmourie s’il perd les élections ou ne va pas au moins au second tour.

Je maintiens donc mon ancrage en Floride, où j’attends tous ceux qui pensent que le vaccin comme seule arme est la seule solution et tous ceux, qui dégoûtés de la fin de notre démocratie, viendront retrouver le goût de la liberté aux USA.

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