Reconstruction post-tsunami : les photos du Japon avant/après | Atlantico.fr
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"Le 11 mars 2011, à 14h46, le nord-est du Japon est frappé par un puissant séisme de magnitude 9. Il est suivi d'un tsunami dévastateur, qui emporte tout sur son passage et provoque la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl en 1986. Trois des réacteurs de
"Le 11 mars 2011, à 14h46, le nord-est du Japon est frappé par un puissant séisme de magnitude 9. Il est suivi d'un tsunami dévastateur, qui emporte tout sur son passage et provoque la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl en 1986. Trois des réacteurs de
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Se remettre d'un tsunami

Reconstruction post-tsunami : les photos du Japon avant/après

Le 11 mars 2011, un puissant séisme suivi d'un tsunami ravageaient la côte nord-est de l'archipel nippon et la centrale de Fukushima Daichi. Voilà comment le Japon se reconstruit, en photos.

Le 11 mars 2011, à 14h46, le nord-est du Japon est frappé par un puissant séisme de magnitude 9. Il est suivi d'un tsunami dévastateur, qui emporte tout sur son passage et provoque la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.

Trois des réacteurs de la centrale de Fukushima entrent en fusion, déclenchant des explosions en série, et diffusant dans l'atmosphère des matières radioactives.

Le bilan est catastrophique : 16 000 morts, 3 300 disparus, et des milliers de Japonais sans abri. Sans compter une contamination de l'air, de l'eau et des aliments, dont on ignore encore exactement les effets dans les décennies à venir.

Un an après, malgré quelques progrès observés localement, les opérations de nettoyage de la zone autour de la centrale de Fukushima, exploitée par l'opérateur Tepco, s'éternisent et 326 000 personnes sont toujours privées de toit.

A quelques jours de l'anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le Boston Globe a réalisé une impressionnante galerie de photos de différents lieux touchés par le séisme et le tsunami. Une série d'avant-après qui montre l'étendue des dégâts.

Le Boston Globe s'attarde par ailleurs sur le sort de Yuko Sugimoto, cette jeune femme japonaise rendue célèbre par ce cliché où l'on pouvait la voir, enroulée dans une couverture le regard perdu au milieu des ruines de la ville d'Ishinomaki. Le cliché a fait le tour du monde. Signée Tadashi Okubo du grand quotidien japonais Yomiuri Shimbun, cette photo est devenue le symbole de la tragédie qui a frappé le nord-est du Japon.



Un an après le drame, Yuko Sugimoto pose au même endroit, le visage éclairé par un sourire, à côté de son fils. Derrière elle, on aperçoit une route goudronnée et des voitures et des camions arrêtés à un feu tricolore.

Son visage serein laisse penser que sa vie a repris un cours normal. Ce n'est pas tout à fait vrai, rapporte l'agence de presse Reuters qui a rencontré la jeune femme. Les débris ont certes été nettoyés, mais la maison qu'elle et sa famille avaient fait construire a été partiellement submergée par la vague. Ils vivent aujourd'hui dans une maison en location dont le bail expire en 2013. Revenir habiter dans leur ancienne maison nécessiterait de la raser et de la reconstruire de A à Z.



Ci dessous, une vague du tsunami submergeant la ville de Miyako (préfecture d'Iwate), le 11 mars 2011, puis après la reconstruction.

Pour voir l'intégralité des clichés reproduit par le Boston Globe, cliquez ici.

Un an après le séisme, la reconstruction du nord-est du pays a connu d'importantes avancées. Mais beaucoup de chemin reste à parcourir. Le gouvernement a débloqué environ 200 milliards d'euros pour reconstruire, durant le quinquennat 2012-2017, les villes touchées du pays, rapporte L'Expression.  Un chiffre impressionnant, mais qui risque néanmoins d'être insuffisant. L'ampleur des dégâts matériels est en effet estimée à près de 250 milliards d'euros.





Si le gouvernement japonais se veut optimiste - il table sur une croissance de 2,2% pour 2012 - l’industrie nippone peine à se remettre du cataclysme. Le séisme et le tsunami ont détruit de nombreuses usines et infrastructures.
Après avoir été entravée durant de longs mois, la production industrielle a quasiment retrouvé son niveau de fin 2010, souligne La Tribune.

Les grands noms de l’industrie électronique (Sony, Panasonic ou Sharp) ont tous annoncé que leur année 2012 (qui se termine au 31 mars) se soldera par des pertes record. La reprise économique a été d’autant plus compliquée qu’avec seulement 3 des 54 réacteurs nucléaires du pays qui fonctionnent à l’heure actuelle, le gouvernement est obligé de recourir à l’achat de gaz naturel étranger pour compenser l’effondrement de sa production d’électricité.

 

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