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Islamisme : Macron s'en va-t-en guerre, mironton, mironton, mirontaine
©Julien DE ROSA / POOL / AFP

Ah si Allah entendait ça !

Islamisme : Macron s'en va-t-en guerre, mironton, mironton, mirontaine

Ne sait quand reviendra.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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"Il n'y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom de Dieu, parfois avec l'aide d'une puissance étrangère, entendent imposer la loi d'un groupe. Non, la République parce qu'elle est indivisible n'admet aucun séparatisme." On lit ça et on se frotte les yeux. 

Pour en avoir le coeur net nous sommes allés sur le site de Marine Le Pen et sur celui de Marion Maréchal. Nous avons consulté Valeurs Actuelles. Non ce n'était pas là-bas. C'est bien Macron qui a prononcé au Panthéon ces paroles fermes et viriles.

Ainsi un chef nous est né. Et même mieux : un kouffar en chef. Son texte mérite analyse. On retiendra en passant l'exquise pudeur du chef de l'Etat. Il ne dit pas "islamisme" parce qu'il y a le mot "islam" dedans. Des communicants laborieux lui ont inventé le terme anodin et hypocrite de "séparatisme". 

Mais ne lui cherchons pas de querelle sur ce point. Le chef, notre nouveau Cid, déclare donc la guerre aux infidèles qui n'ont pas leur place chez nous. La Reconquista est en marche. Certes le Dieu cité n'est pas nommé : mais nous comprenons tous qu'il ne s'agit pas du Dieu des Chrétiens et des Juifs.

Cependant, il ne suffit pas de déclarer la guerre encore faut-il la faire. En 1939 pendant la "drôle de guerre" nos armées étaient restées l'arme au pied : on connaît la suite avec l'humiliante défaite de juin 1940. 

Puisque Macron dénonce "les puissances étrangères", il lui faut expulser illico presto les imams turcs, algériens, marocains et tunisiens qui prêchent chez nous la haine. Quand aux "séparatistes" (pour reprendre son expression), il faut dans cette logique s'en séparer. 

S'ils sont étrangers le retour au bled s'impose. S'ils sont français, il faut les enfermer : il y a des prisons pour cela. Et ils seront bien traités en vertu de la Convention de Genève qui protège les prisonniers de guerre. Macron, nous voulons en être persuadés, n'oubliera pas non plus les mosquées et les librairies salafistes : il n'y a pas de place pour elles dans notre République. Cette guerre nous l'attendons. Si le président de la République ne la fait pas, nous la perdrons faute de l'avoir commencée. 

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