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François Huguenin : "Notre monde n'est pas chrétien mais les chrétiens sont faits pour ce monde, peut-être au moins autant que pour le monde de la Chrétienté"
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Pari

François Huguenin : "Notre monde n'est pas chrétien mais les chrétiens sont faits pour ce monde, peut-être au moins autant que pour le monde de la Chrétienté"

Dans son dernier livre, Le pari chrétien, publié chez Tallandier, François Huguenin entend donner un nouveau souffle au catholicisme français.

François Huguenin

François Huguenin

Le Conservatisme impossible, libéraux et réactionnaires en France depuis 1789, Paris, La Table Ronde, 2006. Réédition augmentée Histoire intellectuelle des droites, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2013.
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Atlantico : C'est un hasard du calendrier, mais votre livre coïncide avec la sortie d'un autre ouvrage sur le christianisme, celui de Jérôme Fourquet, "A la droite de Dieu", qui s'intéresse à une certaine droitisation de l'électorat catholique en particulier. Votre livre lui fait écho quand il évoque les profondes divisions révélées ces dernières années notamment autour de la question des migrants, de l'enracinement et de la défense des valeurs catholiques. Regrettez-vous une certaine "radicalisation" de la population catholique française ? Le "Pari Chrétien" tente-t-il d'abolir le clivage chrétiens de gauche-chrétiens de droite ? 

François Huguenin : En provoquant un peu, je dirais que je ne serai jamais contre, dans un certain sens, une radicalisation des chrétiens. Dans le sens où être radical est interprété au sens étymologique comme "retourner à la racine" et non pas "sombrer dans l'extrémisme" ce qui malheureusement tente certains catholiques. Quant aux chrétiens de gauche et aux chrétiens de droite il y en a depuis la Révolution. Ce sont deux vieilles histoires. On aurait pu penser que ces clivages idéologiques droite/gauche - qui ont pénétré l'univers chrétien catholique français en montrant que les catholiques étaient comme les autres traversés par cette bipolarité - auraient pu s'estomper : Les chrétiens étant devenus minoritaires, on aurait pu imaginer qu'ils allaient se retrouver sur l'essentiel et que la violence de ces divisions allait s'estomper. J'ai cru à cela un certain temps et me suis aperçu que ce n'était pas vraiment le cas et que cette bipolarisation assez violente revient au sein du catholicisme à toutes les périodes de crise ou de tension dans la société, ou en période d'élections. Pendant la manif pour tous, les catholiques ont été majoritairement hostiles au projet de mariage pour tous et ont manifesté. Une partie d’entre eux, que l'on n'a pas vue, pas entendue, n'a pas manifesté et ne s'est pas senti à l'aise avec ça. On voit aujourd'hui  sur un autre événement qui est d'une portée considérable, la crise migratoire, qu’on retrouve des divisions très fortes et qui épousent parfaitement ce clivage droite/gauche.

Ce que je regrette ce n'est pas l'existence de chrétiens de gauche et de chrétiens de droite, au contraire, ce serait inquiétant que tous les chrétiens se retrouvent au sein du même parti. En revanche cette division est désolante car on a l'impression finalement que sur un certain nombre de questions la foi est instrumentalisée par le politique. Il y a une forme d'idolâtrie du politique qui vient dénaturer en profondeur l'essentiel de la foi chrétienne et ça mérite que l'on tire la sonnette d'alarme à ce sujet. 

Le titre de votre essai, "le Pari chrétien" entre en résonance avec celui du journaliste américain Rod Dreher, récemment traduit en français et intitulé "Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus, le pari bénédictin" qui défend la fécondité d'une sorte de repli stratégique des chrétiens. Dans votre livre, vous mettez cependant en garde contre une forme de "communautarisme" chrétien. Mais "communauté" est-il nécessairement un gros mot ? Ne peut-on pas considérer que c'est l'abandon ou la déréliction d'une certaine forme de communauté ou de communautés chrétiennes qui a exposé le chrétien isolé aux "structures de péchés", selon l'expression de Jean-Paul II, et a participé à un certain déclin du christianisme dans notre société ?

J'ai écrit mon livre avant d'avoir connaissance du livre de Rod Dreher que j'ai lu en français à sa sortie. Je fais juste une note sur ce journaliste et je pense qu'il a une approche très américaine que je respecte et reçois. Il y a un petit côté Mormon ou Amish qui me semble un peu réducteur et pas totalement adapté ni à la culture française ni aux immenses enjeux du christianisme dans le monde d'aujourd'hui. 

Je ne suis pas contre les communautés, au contraire. Je suis tellement pour la communauté des chrétiens que je vais au bout de la logique, c’est-à-dire que la seule communauté des chrétiens qui vaille c'est l’Église. Une Église qui se décline évidemment avec des réalités territoriales paroissiales ou communautaires mais qui reste l’Église. Quand je vois que certains chrétiens se pensent autorisés à prendre à la légère l'enseignement des papes sur tel ou telle question, je déplore qu’ils ne soient pas assez conscients du fait qu'ils forment une vraie communauté, le corps du Christ, qui demande une véritable unité.  Je suis pour la réunion des chrétiens dans des communautés locales où ils peuvent faire une expérience de communion, mais il ne faut pas oublier que la communauté chrétienne est, in fine, universelle, dans la fidélité au Christ, et c’est son Église. Sinon cela pourrait déboucher sur une tentation idolâtrique, c’est-à-dire des petites communautés qui ne sont pas faites à l'image du Christ et de l'Église, mais à notre image en fonction de la défense de nos préjugés, nos habitudes, nos conforts… 

Dès lors quel positionnement le chrétien doit-il adopter face à la laïcité ?

Laissez-moi d’abord préciser le rapport au monde du chrétien. Je pense que le chrétien ne vit pas dans une position confortable. On l'oublie peut-être un peu trop. C’est-à-dire que le chrétien est un pèlerin sur la terre. Cela ne veut pas dire qu'il n'a pas d'attaches. Il a une famille, un pays, des liens de sociabilité… Mais qui ne peuvent pas être un absolu. Son seul absolu c'est quand même la Jérusalem céleste, ce chemin qui le conduit vers la seule patrie qui est le Royaume de Dieu. Son but, et l'Église sert à cela, c'est de faire vivre d'une certaine manière, imparfaitement, le Royaume sur terre. Il est « dans le monde, mais pas de ce monde ». Je pense que l'articulation existe, tous les chrétiens essayent de la vivre mais cela passe parfois par des zones d'inconfort.  Le chrétien ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, la gloire sans la croix. Après, c'est une histoire de discernement personnel, il n'y a pas une seule réponse. 

Je crois que le chrétien doit parler en tant que chrétien, il a un devoir de témoignage, de rendre compte de sa foi et de dire que sur un certain nombre de questions, il apporte une voix et une voie qui sont celles du Christ. Je ne vois pas comment un chrétien peut participer au débat public en cachant qu'il l’est. Je ne fais pas un procès à ceux qui l'ont fait et qui ont même théorisé le fait qu'il fallait agir "en chrétien" et pas "en tant que chrétien" mais cela me paraît décalé par rapport  à ce que demande le Christ et même contreproductif. Sur un certain nombre de sujets, dans notre société qui n’est plus chrétienne, on est plus audible quand on parle clairement en tant que chrétien que si l’on masque cette référence. 

Depuis qu'il a été intronisé sur le trône de Pierre, on entend beaucoup de critique visant le pape François - beaucoup plus "communiquant" que ses prédécesseurs entend-on souvent - et ce notamment de la part d'une partie des catholiques français. Peut-on critiquer le pape quand on est catholique ? 

Je répondrai en trois points. D’abord, la question mérite précision. Qu’entend-on par critique ? Le fait de s’emparer d’une parole et d’essayer de la comprendre, d’en saisir la fine pointe et de d’essayer de voir comment elle peut être agissante dans un contexte donné, le nôtre, quitte à la reformuler si besoin est ? Ou s’exercer à une entreprise de démolition, dresser un « non possumus » face à la parole pontificale ? Je soutiens dans ce livre que l’absence de bienveillance, l’opposition systématique, voire l’insulte et la haine qui caractérisent les propos de certains catholiques, notamment sur la question des migrants, est une profonde atteinte à l’unité de l’Église et à la charité qui devrait y régner.

Plus fondamentalement, le pape François est un homme à la fois prophétique et spirituel. Il est impensable de recevoir sa parole sans prendre cela en compte. Sur la question des migrants, son discours est d’abord prophétique et subsidiairement programmatique. Aux chrétiens de voir comment cette incitation à mieux accueillir les migrants peut prendre corps dans une société qui n’y est pas vraiment disposée, peut être mise en œuvre dans le contexte qui est le nôtre. Il y a la place pour de vrais débats, car il n’existe pas une bonne solution pour une question si complexe. Mais la critique systématique du pape, malveillante, ne faisant pas l’effort de recevoir cette parole dans la suite de celle de ses prédécesseurs et de l’Écriture, cette critique là n’est pas recevable pour un catholique.

Ce qu’il y a derrière c’est que quand la parole du pape gêne, elle est décrétée comme nulle et non avenue. C’est ce que font certains avec la morale sexuelle de l’Église ou d’autres avec la question des migrants. Au lieu de dire : « cette parole me gêne, je n’arrive pas à la mettre en pratique, mais je tente d’en comprendre les fondements dans une écoute bienveillante », ce qui généralement a pour effet d’ouvrir le prisme étroit dans lequel nous sommes chacun de temps en temps enfermés, certains se bricolent un petit catholicisme étriqué et autoréférencé. Ils se font un Dieu et un Évangile à leur mesure. C’est ce contre quoi la Bible nous met en garde et cela a un nom : l’idolâtrie. Le pape François incite les catholiques à sortir de leurs idolâtries, de nos idolâtries communes : notre moi, l’argent, la politique, le pouvoir. Cela vaut la peine de l’écouter…

Dans votre livre, vous déplorer les tensions très palpables qui encadrent certains débats de société au sein de la communauté chrétienne, notamment celui des migrants. Selon vous, comment un chrétien doit-il se comporter face à la perspective de migrations de masse ?

Je dirai deux choses : tout d'abord que ce qui fait la spécificité du chrétien sur les questions politiques est au fond l'accueil du plus faible. Le plus faible c'est à la fois l'enfant dans le ventre de sa mère qui est tentée d’avorter, la personne âgée en fin de vie, le pauvre dans la rue qui n'a pas de domicile et l'étranger qui arrive parce qu'il cherche des meilleures conditions de vie. Et je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il y ait beaucoup de gens qui laissent tout ce qu'ils ont sur place pour venir toucher nos allocations ! Tout laisser, cela veut dire qu’on est dans une situation de misère…

Voilà pour le principe, qui est de ne pas choisir son prochain, celui qui nous arrange, et sur ce point l'Évangile est extrêmement clair. Ce qui ne veut pas dire que c'est facile. Mais ce n'est pas parce que ce principe est difficile à mettre en œuvre qu'il faut dire qu'il n'est pas applicable, qu'il n'est pas l'Évangile – ou que l'Évangile n'a rien à voir avec la politique, ce que j'entends beaucoup. Je préfère qu'on dise que sur ce point, on a du mal à être chrétien. Et moi le premier, je peux dire ça, parce qu'on a tous du mal à être chrétien dans la vie, dans des registres différents, selon nos propres failles et nos conditions de vie. Mais quand on en vient à remettre en cause l’Évangile parce qu'il ne nous arrange pas, je crois qu'il y a un vrai problème. 

Deuxième point : je ne sais pas quel est l'avenir en matière de migrations. A vue de nez, il y a deux grandes possibilités. On a vu en 2017 la vague diminuer, à la suite de politiques mises en place par nos pays européens. Donc soit cette vague migratoire est contenue, et je crois honnêtement aujourd'hui que le nombre de migrants qui arrivent demeure raisonnable pour nos pays riches. Nous devons néanmoins faire en sorte de nous responsabiliser politiquement pour faire en sorte que cet accueil soit digne. C’est une priorité nationale pour des raisons éthiques et pour éviter les problèmes potentiels que créera un accueil aussi indigne que celui que nous proposons aujourd’hui. Si en revanche on assiste dans quelques années à une grande vague migratoire planétaire, si demain l'Algérie bascule dans un autre régime et que cela envoie trois ou quatre millions de personnes chez nous, si le réchauffement climatique déplace des millions de personnes du Sud vers le Nord, toutes les protections que nos États envisagent ne serviront à rien parce qu'évidemment aucune mesure collective ne pourra endiguer cela. Donc tant qu'à faire, préparons-nous en travaillant sur un véritable accueil et parallèlement en étant très ferme par rapport à l’islam intégriste dans notre pays qui vient complexifier cette question et, allié à la recrudescence de la pauvreté, faire naître une véritable insécurité culturelle.

Il me semble que c'est une erreur dans les deux cas de faire la politique de l'autruche et de vouloir refuser l'arrivée de migrants : si ce n'est pas une vraie question, cela ne nous coûte assez peu d’d'accueillir les migrants et d'être en tant que chrétiens les fers de lance de cet accueil (cela facilitera leur intégration). Et si on a affaire à un raz de marée humain (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui), de toute façon nos politiques nationales et règles européennes ne serviront à rien. Dans ce cas-là, le discours du pape aura été profondément prophétique et nous amène à nous projeter dans un autre monde. Peut-être cela ne sera-t-il pas le cas. Mais ce discours nous permet des quitter des postures qui même d'un point de vue empiriquement politique sont objectivement assez faibles. 

Vous rejeter la dichotomie "progressistes contre réactionnaires" que certains chrétiens adoptent pour justifier une action politique chrétienne. En quoi ce clivage vous semble-t-il désuet ou inadapté ?

Je pense que la posture progressiste et réactionnaire sont deux postures d'idolâtrie politique. C'est-à-dire des postures qui réduisent toute l'espérance du chrétien dans la sphère politique soit par l'utopie de lendemains qui chantent, soit pas la nostalgie d'un passé révolu. Ces deux postures sont profondément anti-chrétiennes. L'espérance du chrétien est dans l'établissement du royaume dont on sait qu'il ne peut-être totalement établi qu'à la parousie. Et le Christ dit qu'il faut laisser les morts enterrer les morts. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de légitimité à être attaché à une culture et une histoire – moi le premier – mais cela ne peut pas être le B.A-BA de la posture du chrétien dans le monde. Sinon c'est ce qu'on appelle une posture "idolâtrique" qui rend difficile le don du message de l'Évangile, celui de l'Église et aujourd'hui du pape François. 

Votre livre reprend cette phrase de Saint Thomas d'Aquin, docteur de l'Église, qui affirme que "La loi humaine est portée pour la multitudes des hommes, et la plupart d'entre eux ne sont pas parfaits en vertu. C'est pourquoi la loi humaine n'interdit pas tous les vices dont les hommes vertueux s'abstiennent". N'est-ce pas un indicateur de cette capacité du christianisme à accepter notre modernité, la laïcité spécifiquement ? Le politiquement correct pousse souvent à dire que toutes les religions se valent et se ressemblent, mais au-delà de leur évidente égalité en dignité, n’y a-t-il pas de forces particulières du catholicisme ?

Je ne suis pas sûr de comprendre cette question, car cette phrase vient dans mon livre éclairer un contexte très précis, celui d'affirmer que les chrétiens qui veulent aujourd'hui rétablir un pouvoir chrétien se leurrent non seulement par rapport à l'état historique des choses – c'est la posture du réactionnaire – mais veulent surtout que les lois positives soient parfaites. Or le chrétien ne doit pas viser l'établissement d'une société parfaite ici-bas. En revanche, il a à essayer, là où il est, de faire en sorte que ce message évangélique, qu'il porte en lui, se diffuse. Et pas nécessairement par des lois. Je réponds aussi de cette façon à ceux qui considèrent que l'amélioration de la société ne peut passer que par l'abolition de la loi sur l'avortement ou le mariage homosexuel. Ces lois sont là, mais elles ne constituent pas (par leur modification) le seul horizon politique, il nous reste bien d'autres façons de nous exprimer en chrétien, d’agir dans la société que de vouloir imposer nos normes. D’ailleurs Benoît XVI nous a mis en garde contre ce tropisme.

Donc oui, le chrétien n'a aucun problème à avoir avec la laïcité. Il respecte les lois qui existent comme le demande saint Paul même si, quand il peut essayer d'en faire des meilleures, il doit le faire. Mais il est inutile de parler pendant 150 ans de la loi Veil ou de la loi Taubira si la société est manifestement incapables de revenir en arrière. Elles ne nous empêchent pas de vivre en chrétien, et d’affirmer ouvertement, sans condamner quiconque je le précise, que l’avortement est toujours un drame et ne saurait être considéré philosophiquement comme un « droit ».  Il faut qu'il continue à vivre en chrétien dans son monde, et cela ne passe pas nécessairement par un contrôle des lois et du pouvoir, et certainement pas par une négation de la laïcité de l'État. 

Le monde n'est-il pas finalement plus chrétien que ne le croient les pessimistes ?

Je crois que notre monde n'est pas chrétien, mais que le chrétien est très bien pour ce monde-là ! Il est fait pour ce monde, peut-être au moins autant que pour le monde de la Chrétienté. Il a à apporter quelque chose de plus dans ce monde, quelque chose qui n'est pas donné dans l'état des mœurs. Et je ne vois pas – sauf quand il est persécuté, ce qui n'est pas le cas en France, nous avons beaucoup de chance – pourquoi il devrait se plaindre de ce monde. 

Je suis frappé depuis la sortie de mon livre par les retours de personnes non chrétiennes qui me disent qu'elles comprennent mieux la position des chrétiens : parce qu’ils ne prétendent pas imposer leurs normes, leur parole est finalement mieux audible. Je crois que le monde dans lequel nous vivons est fait pour les chrétiens. Tant qu'il jouit de la liberté religieuse et peut témoigner de sa foi, le chrétien peut vivre partout. Et il n'a pas besoin d'avoir le pouvoir, comme je l'explique dans mon livre, mais juste d'apporter la parole du Christ et d’agir où il est en conformité avec cette parole. Mais sur ce point, aucune compromission ne saurait être possible. Le chrétien peut s’accommoder de notre société telle qu’elle est et même aimer les personnes telles qu’elles sont, mais en revanche ne saurait se satisfaire de travestir la parole de Dieu.

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