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Fusillade de Toulouse : face au drame, le silence plutôt que les mots
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EDITORIAL

Fusillade de Toulouse : face au drame, le silence plutôt que les mots

Une minute de silence a été respectée un peu partout en France, à 11h ce mardi.

Alain Renaudin

Alain Renaudin

Alain Renaudin dirige le cabinet "NewCorp Conseil" qu'il a créé, sur la base d'une double expérience en tant que dirigeant d’institut de sondage, l’Ifop, et d’agence de communication au sein de DDB Groupe.

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Inutile de rappeler les faits de Toulouse. Pour ces enfants, pour ce père, pour les militaires abattus la semaine dernière, et pour l’ensemble des victimes de barbarie et de violence à travers le monde, la place est au recueillement.

Si l’émotion atteint bien sûr son paroxysme lorsqu’il s’agit d’enfants, le monde, notre monde, tue tous les jours. Enfants, hommes, femmes, militaires assassinés en Afghanistan et ailleurs, milliers de victimes civiles quasi silencieuses qui meurent sous le feu toléré de Syrie depuis un an, expansion terroriste promise au monde par les attentats du 11 septembre, raids assassins réguliers dans les écoles américaines, folie meurtrière du tueur d’Oslo faisant aveuglement 77 victimes à lui seul en juillet dernier, la liste est malheureusement interminable.
 
Pour cela il faut s’accorder le temps d’un édito pour s’arrêter de lire, s’arrêter de regarder, s’arrêter d’écouter des discours sincères mais dont les mots ne peuvent être que banals face à une réalité indescriptible parce qu’irréaliste. Nous en parlerons, nous en discuterons, reprenant souvent les mots des autres, des mots sur lesquels nous peineront à surenchérir, les mots désormais habituels de nos quotidiens violents, barbares, déshumanisés, si nous nous considérons encore au dessus de ce que nous sommes.
 
Alors plutôt que les mots, arrêtons-nous une minute, en pensée intérieure, nous serons en pensée partagée. Chacun peut prier dans sa confession, qu’importe, toutes les religions prônent la paix et la tolérance, aucune n’appelle au meurtre. Même ceux qui ne croient pas auront une pensée pour les victimes et leurs familles. Une prière ou une pensée, quelle différence ? Si parfois nos religions nous séparent, il faut bien espérer que notre humanité nous rassemble davantage. Si nos croyances sont différentes, nous avons certainement une religion en partage, la religion de l’âme.
 
Alors, face à nos écrans, soyons face à nous-mêmes, arrêtons-nous, le temps d’une pensée ou d’une prière pour les autres, pour nous-mêmes aussi car nous sommes tous victimes, victimes de notre monde violent, que parfois nous attisons. 
 
En union de pensées, en communion de l’esprit.
 

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