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La sénatrice Alima Boumediene Thiery revient sur notre article 
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Droit de réponse

La sénatrice Alima Boumediene Thiery revient sur notre article la concernant

Dans notre article "La sénatrice qui se trouvait pauvre", nous faisions état d'une lettre que Mme Alima Boumediene Thiery a envoyé au ministre de l'Éducation nationale pour revenir sur le refus de l'administration d'accepter son fils en internat. Pas du tout une demande de faveur personnelle selon elle.

Alima  Boumediene Thiery

Alima Boumediene Thiery

Alima Boumediene-Thiery est sénatrice de Paris (Ile-de-France), membre de Europe Écologie - Les Verts.

Voir la bio »

Conformément à l'article 13 de la loi modifiée du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, je demande à exercer mon droit de réponse pour un article me concernant publié sur votre site le 22 juillet 2011 et rédigé par la rédaction d'Atlantico.fr, intitulé "La sénatrice qui se trouvait pauvre...".

Par l'utilisation d'une correspondance privée adressée au Ministre de l'Éducation faisant état des difficultés que j'ai éprouvées pour l'inscription de mon enfant à un internat public, l'article laisse entendre, de manière parfaitement illégitime, que j'aurais sollicité une faveur particulière pour l'inscription de mon fils à ladite école. Il laisse également entendre, de manière parfaitement erronée, que j'aurais cherché à justifier d'être éligible à une admission de mon fils dans cet établissement sur la seule base de critères sociaux.

Comme toute personne souhaitant inscrire son enfant à un internat public, j'ai suivi la procédure classique qui consiste, en premier lieu, à formuler une demande d'inscription de mon fils à un internat public.

Outre les raisons personnelles et familiales qui m'ont conduite à formuler une demande d'inscription dans un internat public, je considère que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mixité sociale et culturelle, et que les internats de l’école républicaine reçoivent des enfants de différents milieux et horizons.

Devant le refus sur critères sociaux qui m'a été opposé, j'ai saisi, comme l'aurait fait n'importe quel parent, le recteur de l'Académie ainsi que le Ministre de l'Éducation, aux fins de réexamen de la décision.

A aucun moment, je n'ai cherché, d'une manière ou d'une autre, à bénéficier d'une faveur personnelle.

S’agissant de mes revenus, l’article affirme à tort que je bénéficie de revenus de 10 000 €, alors que mon IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) est entièrement consacrée aux frais afférents à ma permanence parlementaire, contrairement à d’autres parlementaires qui n’ont pas de permanence et qui conservent le montant de cette indemnité.

Mon salaire est donc d'environ 5000 euros, moins 1200 euros reversés mensuellement a Europe-Écologie Les Verts.

Je conteste donc le contenu de cet article orienté et diffamant qui porte atteinte à ma notoriété en prenant mon fils pour cible, et qui constitue une atteinte à ma vie privée.

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Note de la rédaction :

Nous avions déjà mis en lien la réponse de Mme Alima Boumediene Thiery à l'AFP dès sa publication vendredi dernier. 

Mme Alima Boumediene Thiery considère que ses lettres ressortent d'une correspondance privée. La lettre ayant été établie sur du papier à en-tête du Sénat à l'attention du Ministre de l'Éducation nationale avec copie au Recteur de l'Académie de Paris, nous avons eu là-dessus une appréciation différente tout en prenant soin de ne pas mentionner les éléments relatifs à la vie familiale de Mme Alima Boumediene Thiery qui figuraient dans le courrier.

Quant à ses revenus, d'autres publications qu'Atlantico ont aussi apporté leur éclairage sur la question. Le sénateur-maire socialiste du 19ème arrondissement de Paris Roger Madec revenait ainsi par exemple dans le Canard Enchaîné sur l'indemnité représentative de frais de mandat (6840,18 euros mensuels nets d'impôts) que Mme Alima Boumediene Thiery avait omis de détailler dans la présentation de ses revenus en disant "une permanence, c'est 1000 euros par mois au maximum". Mme Alima Boumediene Thiery assure pour sa part qu'elle consacre entièrement cette indemnité à l'entretien de sa permanence électorale du 18ème arrondissement. 

Pour information, les salaires des employés de la permanence sont eux pris en charge par une autre enveloppe qui permet la rémunération de trois personnes à temps plein.

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