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Le jeunesse, pourtant affichée comme la priorité de François Hollande, risque de payer cher les conséquences de ce quinquennat.
Le jeunesse, pourtant affichée comme la priorité de François Hollande, risque de payer cher les conséquences de ce quinquennat.
©Reuters

Dommages collatéraux

Derrière la priorité affichée, la lourde facture pour la jeunesse du quinquennat Hollande

Au micro de France Inter, François Hollande a réaffirmé que la jeunesse constituait sa priorité. Pourtant, que ce soit en matière de logement ou encore de retraites, les mesures prises depuis deux ans et demi risquent de peser longtemps sur cette catégorie de la population.

Vincent Touzé

Vincent Touzé

Vincent Touzé est économiste senior au département des études de l'OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques).

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Philippe Crevel

Philippe Crevel

Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.

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Laurent Chalard

Laurent Chalard

Laurent Chalard est géographe-consultant, membre du think tank European Centre for International Affairs.

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"La jeunesse, moi, c'est ma priorité", a estimé François Hollande lundi 5 janvier 2015 sur France Inter. En 2012 déjà, la jeunesse était affichée comme LA priorité du candidat Hollande. Après deux et demi, il est désormais possible d'établir un bilan de mi-parcours, ou plutôt d'estimer la facture que laisse d'ores et déjà le gouvernement aux jeunes.

Volet emploi

Les mesures prises par le gouvernement...

Vincent Touzé : Les emplois d’avenir et les contrats de générations sont deux dispositifs louables et généreux d’emplois aidés mais aux résultats décevants. L’objectif des emplois d’avenir est de favoriser l’insertion des jeunes peu qualifiés (il faut être âgé de 16 à 25 ans voire 30 ans si handicap) grâce à l’apprentissage d’un métier. Dans le secteur non-marchand, les entreprises peuvent être aidées jusqu’à 75% du SMIC et 35% dans le secteur privé non-marchand. L’objectif était d’atteindre 100.000 emplois fin 2013. En pratique, 91.000 emplois d’avenir ont été prescrits.

L’objectif des contrats générations est double : il s’agit de maintenir dans l’emploi les séniors (plus de 57 ans) et d’insérer les jeunes. Son objectif revient donc à dépasser le schéma : la retraite des séniors favoriserait l’emploi des jeunes (moins de 26 ans sans condition de niveau de qualification). L’entreprise qui accepte ce contrat bénéficie de deux aides forfaitaires de 2.000 euros annuels pendant trois ans, soit 12.000 euros (voir ici). A compter du 1er septembre, l’aide a été doublée. L’objectif initial était d’atteindre 500.000 contrats sur le quinquennat. Début 2014, moins de 30.000 demandes ont été adressées. On est très loin des objectifs annoncés. Il faut espérer que le doublement de la prime aura un effet très incitatif en 2015.

Par ailleurs, le CICE et le pacte de stabilité bénéficient potentiellement à l’emploi des jeunes car il réduit le coût du travail, ce qui peut encourager la création de poste de travail.

Enfin, la loi récente proposée par le Ministre de l’économie Emmanuel Macron vise à favoriser l’offre et libéraliser certaines professions libérales réglementées, ce qui peut accroître véritablement la concurrence et réduire potentiellement les rentes de situation. En effet, les jeunes travailleurs subissent en général de plein fouet une situation de type insiders (ceux qui sont dans l’emploi et qui bénéficient d’un emploi bien protégé ainsi que d'un bon niveau de salaire) - outsiders (ceux qui n’ont pas d’emplois, pas de salaire et pas de protection). L’accroissement de la concurrence entre insiders et outsiders peut favoriser un meilleur partage en termes d’accès au marché du travail, à la production de valeur ajoutée et donc à un emploi rémunéré.

Philippe Crevel : Au mois d’avril 2012, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans atteignait 23,8 %. Au 3ème trimestre 2014, ce taux était de 25,3 %. Il a atteint un maximum au quatrième trimestre 2012 avec 26,4 %. François Hollande peut s’enorgueillir d’avoir légèrement infléchi la courbe du chômage mais cela reste assez marginal et fragile. Nous restons sur de hautes cimes. Au mois de novembre dernier,  546 000 jeunes de moins de 25 étaient inscrits à Pôle Emploi en hausse de 1,5 % sur un an contre une hausse de 5,8 % pour l’ensemble de la population active. Ce résultat en demi-teinte a été obtenu malgré un fort engagement des pouvoirs publics.

Du 1er novembre 2012 au 30 juin 2014, 121 676 jeunes ont bénéficié d’un contrat d’avenir. La loi de finances a affecté plus d’un milliard d’euros pour le financement de ces contrats. En cours de discussion budgétaire, les députés ont prévu la création de 50 000 emplois d’avenir supplémentaires. Au total, la loi de finances pour 2015 a inscrit pour plus de 435 000 contrats aidés.

Si les emplois d’avenir ont pu jouer dans le traitement statistique du chômage, en revanche les contrats de génération ont manqué leur cible. Ces contrats ont pour objectif de faciliter l’insertion durable des jeunes, de favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés et d’assurer la transmission des savoirs et des compétences.

En 2013, 14 825 contrats ont été conclus, 33 305 en 2014 et 40 000 sont prévus en 2015. Le Gouvernement escomptait 100 000 embauches annuelles. La loi de finances pour 2015 a prévu 480 millions pour ce dispositif  mais il y a une forte probabilité que ces crédits ne soient pas consommés.

...Et leurs conséquences : 

Vincent Touzé : Le tableau ci-dessous donne un bilan chiffré de l’évolution des jeunes sur le marché du travail. Globalement depuis la crise, la situation des jeunes sur le marché du travail ne s’améliore pas et, malheureusement, la courbe du chômage ne s’inverse pas. Il faut espérer que cette nouvelle déclaration "La jeunesse est ma priorité" se mesurera en postes de travail.

Tableau - Les jeunes (15-24 ans) et le marché du travail (variation)

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Les conséquences sociales sont dramatiques et se mesurent en termes de taux de pauvreté (pourcentage de personnes dont le revenu est inférieur à 50% du revenu médian) : entre 2007 et 2012, chez les femmes de 18-29 ans, il a augmenté de 1,2 point (1,2 % de jeunes femmes pauvres en plus) et de 1,8 point chez les hommes (1,8 % de jeunes hommes pauvres en plus).

Philippe Crevel : Les difficultés d’insertion des jeunes aboutissent à un allongement des études pas obligatoirement productives. Par ailleurs, les jeunes accèdent à l’emploi du travail en accumulant des petits jobs, des emplois précaires, des emplois à temps partiel ou par intérim. Moins de 20 % des postes proposés aux jeunes sont des CDI. L’intégration plus que délicate des jeunes les incite à l’expatriation. Il s’agit bien souvent des plus diplômés et des plus motivés qui cherchent leur bonheur à l’extérieur du territoire.

Sur le logement

Les dispositifs en matière de logement du gouvernement... 

Philippe Crevel : Les difficultés d’accès des jeunes à la propriété est la conséquence de l’augmentation des prix de l’immobilier qui ont doublé en dix ans et de la faiblesse de leurs revenus. En outre, le caractère précaire de leur situation professionnelle empêche les jeunes d’accéder aux crédits. Le Gouvernement en pénalisant, avec la loi Duflot, le logement locatif n’a fait qu’accentuer la pénurie immobilière. Les primo-accédant sont les premières victimes de la situation économique et de la politique de logement du Gouvernement.

Vincent Touzé : L’évolution du nombre de propriétaire entre 1985 et 2005 résulte de deux phénomènes :

- une entrée plus tardive des jeunes sur le marché du travail qui se traduit par une moindre autonomie et un départ à des âges plus élevés du domicile familial ;

- une hausse importante des prix de l’immobilier entre 2000 et 2005 qui restreint l’acquisition de logement pour les ménages les plus modestes et qui sont trop jeunes pour avoir accumulé de l’épargne.

Cette tendance lourde de la hausse des prix de l’immobilier est un frein à l’acquisition de logement malgré la baisse des taux d’intérêt. Les jeunes primo-accédant sont général aidés par leurs parents. Sans apport (et donc d’épargne personnelle), il est souvent difficile d’obtenir un crédit bancaire.

Il faut espérer que la potentielle libération de réserves foncières dans les villes (ce que devrait favoriser les lois récentes) baissera les prix de l’immobilier, ce qui permettra de redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des ménages et y compris aux plus jeunes.

... leurs conséquences sur l'accès à la propriété des jeunes...

Vincent Touzé : La forte hausse des prix de l’immobilier depuis 15 ans est plus défavorable aux jeunes générations car leurs aînés ont pu bénéficier dans le passé de conditions d’achat plus avantageuses. Les jeunes générations sont souvent contraintes à habiter des logements plus petits et plus éloignés des centres villes.

Philippe Crevel : Les dépenses liées au logement atteignant chez les jeunes bien souvent plus de 30 % des dépenses. Cette part a fortement augmenté ces vingt dernières années. De ce fait, les jeunes sont contraints soit de rester plus longtemps qu’auparavant chez leurs parents, soir de recourir à la colocation. Le succès des sites de partage est bien la conséquence des difficultés financières des jeunes.

... Et sur la constitution de leurs patrimoines

Vincent Touzé : A long terme, si ces difficultés de constitution de patrimoine résultent d’un mauvais partage de la valeur ajoutée (et à sa production), il y aura plusieurs situations :

-Les jeunes "héritiers" dont les parents aisés ont bien profité de la prospérité passée et ont transmis une partie de leur patrimoine pour favoriser l’acquisition de logement. En général, ils sont aussi des héritiers au sens de Bourdieu et ont aussi reçu un bon niveau de formation et ont pu accéder à des emplois intéressants.

-Les jeunes sans héritage mais qui ont bénéficié d’une bonne formation et qui ont eu peu de difficulté à trouver un emploi correctement rémunéré pour pouvoir bien se loger.

-Les jeunes éduqués qui peinent à trouver un emploi et qui restent au domicile de leur parent.

-Les jeunes "fauchés" : ceux qui n’ont reçu ni héritage financier, ni éducation, qui ont accumulé un important échec scolaire et qui sont sans emploi.

Philippe Crevel : Il est difficile d’apprécier l’impact de la situation actuelle sur le niveau de patrimoine à vingt ou à trente ans. En effet, la valeur des actifs financiers ou immobiliers peuvent fluctuer fortement et assez rapidement. Le vieillissement de la population pourrait à terme conduire à une diminution des prix de l’immobilier. Une remontée des taux d’intérêt ou de l’inflation changeraient la donne. De ce fait, les générations les plus jeunes qui ont pris du retard dans la constitution d’un patrimoine pourraient rattraper le temps perdu d’ici quelques années. Il faut également prendre en compte que nous héritons plus tard que dans le passé. Il faut juger l’état patrimonial sur la durée et en prenant en compte l’espérance de vie. La moindre possession de biens immobiliers et financiers devrait accroître la mobilité de la population.

Système de retraite

La pérennité du système de retraite

Vincent Touzé : Les mesures prises favorisent surtout les retraités actuels : pas de remise en cause de la dépense retraite, retour à la retraite à 60 ans pour les carrières longues, allongement de la durée de cotisation et augmentation des taux de cotisation.

Il est également regrettable pour les plus jeunes générations que les projections de financement du système de retraite à long terme aient été réalisées à partir de scénario étrangement très optimisme (4,5% de taux de chômage et 1,5% de croissance de la productivité). A long terme, on ne sait plus si ce sont les réformes et l’optimisme excessif des prévisions qui un véritable impact sur la solvabilité.

Philippe Crevel : Notre système de retraite par répartition fonctionne selon le principe de la solidarité intergénérationnelle. Ce sont les actifs qui paient les pensions des retraités. Le problème est qu’à ce jeu de transfert s’ajoute celui généré par les dettes. L’accumulation des dettes ces trente dernières années aboutit à augmenter la charge supportée sur les générations les plus jeunes.

L’allongement de la durée de cotisation à 43 ans pour les générations nées après 1973 permet de gagner du temps mais pas de gagner la bataille des déficits. D’ici 2020, plus de 25 milliards d’euros de pertes seront à financer.

Des cotisations plus longues ?

Vincent Touzé : Avec les réformes, c’est inévitable, les jeunes générations sont condamnés à cotiser plus et plus longtemps. Sachant qu’ils obtiennent, de plus en plus tard, un emploi sur le marché du travail, cela ne va pas s’arranger. Ils peuvent remercier leurs parents et grands-parents pour ces législations si peu avantageuses à leur égard…

Philippe Crevel : Le taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre les pensions et les derniers revenus professionnels est condamné à diminuer. Ainsi, le Conseil d’Orientation des Retraites a, au mois de décembre dernier, souligné que même si la croissance revenait autour de 2 %, si le taux de chômage s’abaissait à 4,5 %, ce ratio perdrait au moins 20 % d’ici 2060. S’il n’y a pas de retour à bonne fortune, la dégradation pourrait être plus forte. La période 2010 – 2040 est certainement la plus délicate à franchir en matière de dépenses de retraite. La conjonction faible croissance – allongement de l’espérance de vie – arrivée à l’âge de la retraite des classes d’âge du baby-boom est explosive.

La fiscalité des familles

Des dispositions qui pénalisent les familles

Vincent Touzé : Pour des raisons budgétaires et d’équité, il fallait augmenter l’impôt sur le revenu. Parmi les mesures prises sous la Présidence Hollande, le plafond de quotient familial a été baissé. Cette mesure pénalise fortement les familles avec enfants et baisse leur pouvoir d’achat. Cette mesure n’est donc pas très favorable à la jeunesse. De ce point de vue-là, elle peut paraître socialement contestable.

Par ailleurs, la baisse récente de la durée du congé parental d’éducation est également contestable car elle réduit considérablement les choix possibles des familles pour garder leurs jeunes enfants de moins de trois ans.

Philippe Crevel : Le Gouvernement a réalisé des économies sur les familles à hauteur de plus de 1,2 milliard d’euros. La principale mesure a été la diminution du plafond du quotient familial à 1500 euros et a réduit le montant des allocations familiales en les plaçant sous condition de ressources. En 2015, les allocations familiales sont modulées en fonction des revenus. Elles sont calculées en fonction du nombre d'enfants, mais aussi en fonction du niveau de revenu du foyer. "Pour un couple avec deux enfants, gagnant plus de 6 000 euros net par an, les allocations seront divisées par deux.

Ces mesures réduisent les marges des familles des classes moyennes. Cela peut avoir des conséquences sur l’orientation des jeunes. En effet, venir étudier sur Paris devient vite prohibitif entre les frais d’inscription et le coût du logement.

La Cohésion sociale

Les évolutions en matière de vivre-ensemble

Laurent Chalard : Suivant une tendance structurelle, déjà largement enclenchée sous les mandats de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, la société française a continué son processus de fragmentation depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande. La cohésion nationale a tendance à s’effriter au profit des communautaristes divers et variés qui la sapent de plus en plus, dans un contexte d’une mondialisation destructrice des identités. En effet, une large partie de nos concitoyens ne se reconnaissent plus dans la République Une et Indivisible et consécutivement s’organisent en contre-sociétés avec leurs propres règles, leurs propres valeurs, leurs propres opinions. Dans ce cadre, se distinguent plus particulièrement les mouvements dits identitaires, comme la pratique d’un islam rigoriste dans une partie de la communauté française d’ascendance maghrébine ou des positions anti-immigration très violentes chez les identitaires français, proches de l’extrême-droite. A l’arrivée, malheureusement, le "vivre-ensemble" ne s’est pas amélioré, mais a, au contraire, eu tendance à se dégrader ces dernières années, comme en témoignent les derniers résultats électoraux avec une montée de l’extrême-droite aux élections européennes ou l’abstention de l’électorat "musulman" aux élections municipales.

L'attitude du gouvernement face à la montée du Front national

Laurent Chalard : Si les partis de gouvernement ont, à juste titre, raison de s’inquiéter de la montée des extrêmes, quels qu’ils soient, car ils peuvent potentiellement conduire à une remise en cause de la stabilité que connaît notre société depuis la Seconde Guerre Mondiale, il n’en demeure pas moins que la méthode utilisée pour les contrer n’apparaît pas adaptée. En effet, nos dirigeants préfèrent évacuer du débat les questions qui fâchent et qui, justement, font débat, cristallisant les peurs et les rancoeurs des uns et des autres, plutôt que de les mettre sur la table. Le seul moyen permettant de contrecarrer la montée des extrêmes est de discuter avec les populations concernées. Prenons l’exemple religieux, manifestement la question de la pratique de l’islam dans l’espace public pose problème à une société laïque qui est habituée à ce que la religion reste derrière la porte du domicile. Il conviendrait donc de mettre autour de la table des représentants de l’islam, des maghrébins pratiquants ou non (rappelons que tous les maghrébins ne se considèrent pas forcément comme "musulmans") et des français qui ont peur de l’islam, les fameux "identitaires", pour essayer de déterminer un modus vivendi, en abordant de manière sereine les points d’achoppement. C’est le seul moyen pour réussir à atténuer les tensions entre les différentes communautés. Arriver à faire discuter ensemble les gens, ce serait déjà un très grand pas vers l’instauration d’un dialogue constructif. Or, jusqu’ici, nos dirigeants ont tendance à écarter les populations mécontentes du débat, qui reste cantonné aux spécialistes, qui, par définition, ne sont pas forcément représentatifs des attentes et des opinions du reste de la population.

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