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Coupe du monde : la France bleu-blanc-rouge ou la France black-blanc-beur ?
©FRANCK FIFE / AFP

Unité nationale ?

Coupe du monde : la France bleu-blanc-rouge ou la France black-blanc-beur ?

Trois couleurs, certes. Mais pas du tout les mêmes…

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Au vu du 4-2 contre la Croatie, il semblerait que la France a gagné hier la Coupe du Monde. Les apparences sont trompeuses. Ce ne serait pas en effet la France qui a gagné, mais une certaine France. La France pour tous ? Pas vraiment.

Libération, tout à sa joie, célèbre la victoire de la France diverse. Pour ce journal, la France sans la diversité n’est pas la France. Mbappé, c’est tellement mieux que Griezmann. Vive donc la France Black-Blanc-Beur !
Nous pensions naïvement que tous les joueurs étaient français. Libération nous détrompe en faisant parmi eux un tri sélectif. Ainsi, un journal de gauche se complaît dans une racialisation qu’il dénonce habituellement comme étant une spécialité de l’extrême-droite.
Mediapart, organe officiel du métissage, va plus loin. Et renchérit en envoyant un de ses journalistes à Bondy. Pas à Mâcon, la ville natale de Griezmann ! À Bondy, Mediapart découvre et raconte « la génération Mbappé ».
Fière et heureuse. Mais inquiète quand même. Car une fois la fête terminée la discrimination dont cette « génération » fait l’objet va reprendre ses droits. Les « jeunes » de Bondy sont, explique Mediapart, « lucides ».
Hier, pour fêter la victoire du Onze de France, 845 voitures ont brûlé. Un rite festif dont on a l’habitude. Sur les Champs-Élysées, on a brisé les vitrines des magasins, vandalisé le mobilier urbain et incendié quelques voitures. « L'autre génération 2018 » était sur les Champs-Élysées…

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