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Comment les proches conseillers de François Mitterrand ont assisté (de très près) à ses mille-et-une conquêtes féminines
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Bonnes feuilles

Comment les proches conseillers de François Mitterrand ont assisté (de très près) à ses mille-et-une conquêtes féminines

Le secrétaire général de la présidence de la République, personnage essentiel, est perçu comme un obscur technocrate. Ce livre offre une visite privée des coulisses de l’Élysée, avec des guides tels qu’Édouard Balladur, Hubert Védrine ou Claude Guéant. Ils racontent le pouvoir présidentiel dans son quotidien, tel que le public ne le voit jamais. Extrait de "Dans l'ombre des présidents" de César Armand et Romain Bongibault, aux éditions Fayard 2/2

César Armand

César Armand

César Armand est journaliste politique.

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Romain Bongibault

Romain Bongibault

Romain Bongibault est blogueur politique.

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François Mitterrand n’a jamais limité sa double vie à Anne Pingeot et à leur fille naturelle Mazarine. Dès 1974, les Renseignements généraux de Valéry Giscard d’Estaing espionnent la vie sexuelle du rival :

"Le recensement de ses liaisons est difficile à établir, car, à des aventures plus durables, il mêle des brèves amours et des rencontres fugitives."

Son confident et visiteur du soir Georges-Marc Benamou témoigne dans Le Dernier Mitterrand de la passion du président Mitterrand pour les jolies femmes. Taquin, il demande au chef de l’État de lui dresser le portrait-robot de la femme idéale. La réponse de François Mitterrand est immédiate :

"Juliette Binoche dépasse toutes les autres… J’aime cette trentenaire. Avant trente ans, c’est trop jeune, ça joue…"

En 1993, le même Georges-Marc Benamou, fidèle parmi les fidèles, est reçu à l’Élysée avec la romancière Françoise Sagan et le mécène Pierre Bergé. Malgré la gêne visible des interlocuteurs autour de la table, le Président décrit, avec gourmandise, les courbes de l’auteure de Bonjour tristesse, entraperçue après un malaise de celle-ci à Bogotá en plein séjour présidentiel en Colombie:

"C’est-à-dire que j’étais allé vous rendre visite à l’hôpital, vous étiez endormie. Et le drap qui vous recouvrait avait légèrement glissé, laissant entrevoir l’un de vos seins. Il était splendide. Ce fut une vision magnifique…"

Le chef de l’État aime les défis. Son ministre de la Défense, Charles Hernu, a failli en faire les frais. Quelques années plus tôt, en tant que maire de Château-Chinon, François Mitterrand l’a uni à Jacqueline Chabridon. Un jour, comme président, il emmène cette femme et amie personnelle en déplacement officiel. Au lieu de poursuivre la route, il se serait arrêté et aurait tenté une approche. La journaliste, pas de cet avis, aurait refusé le droit de cuissage.

La reporter Catherine Fauvet-Mycia aurait elle aussi résisté à la séduction mitterrandienne. Un matin, François Mitterrand aurait dépêché son conseiller spécial François de Grossouvre à la rédaction du Monde. Arrivé sur place, ce dernier aurait culpabilisé la titulaire de la carte de presse :

"Tu sais, François est très triste. Il ne comprend vraiment pas ton attitude."

Les actrices et chanteuses tombent plus facilement dans les filets du président de la République. Quand François Mitterrand dit à ses "chauffeuses" – dont Michèle Cotta ! – "En bas du Sacré-Cœur!", le message est reçu cinq sur cinq: le chef de l’État a rendez-vous avec Dalida.

Autre artiste célèbre: Annie Girardot, séparée de Bernard Fresson, est dans sa chambre avec François Mitterrand. Débarque à l’improviste ce mari déchu qui tambourine à la porte pour entrer. À l’intérieur, son amant sort "en caleçon et en chemise" par la fenêtre, témoigne sa fille Giulia Salvatori dans La Mémoire de ma mère

Extrait de Dans l'ombre des présidents - Au coeur du pouvoir : les secrétaires généraux de l'Élysée de César Armand et Romain Bongibault, aux éditions Fayard, mars 2016. Pour acheter ce livre cliquez ici

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