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L'Amérique qui tombe

Chronique d'une crise financière annoncée

L'Amérique voit aujourd'hui son rêve se transformer en mirage. De l'abandon de ses services publics, au naufrage de son système d'éducation, en passant par l'effondrement de ses classes moyennes. Dans son livre "L'Amérique qui tombe", la célèbre éditorialiste et fondatrice du site "Huffington Post", Arianna Huffington, dresse le constat d'un pays sur la voie du tiers-mondisme livré aux puissants de Washington et de Wall Street. Atlantico vous en fait partager les meilleures feuilles. Ou quand les signes annonciateurs tombaient dans l'oubli.

Arianna  Huffington

Arianna Huffington

Arianna Huffington est éditorialiste et fondatrice du site Huffington Post.

Classée parmi les 50 personnalités qui ont "façonné la décennie", selon le Financial Times, elle est l'auteur de nombreux ouvrages dont L'Amérique qui tombe (Fayard, 2011).

 

 

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Les signes annonciateurs de la crise financière n’ont pas manqué : ils s’appelaient Enron, WorldCom et Global Crossing. Ces scandales ont préparé le terrain aux excès bien plus considérables, plus sophistiqués et beaucoup plus dangereux qui ont provoqué l’effondrement de l’immobilier et de la banque.

Pourtant, on n’a jamais cherché sérieusement à réformer le système défectueux qui a permis aux scandales Enron et autres de se produire. Bien sûr, il y a  eu quelques changements de décor, quelques emplâtres sur la jambe de bois législative. Mais on n’a pas touché à la philosophie de base : l’économie de marché se régule toute seule, et l’Amérique des entreprises à toujours tout su mieux que tout le monde. En réalité, on lui a même accordé une bien plus grande liberté d’action.

La situation n’a donc rien de nouveau, à une différence près - une différence de taille qui a rendu la dernière crise franchement douloureuse : l’ampleur du phénomène. L’effet sur les Américains moyens a été nettement plus dévastateur et plus durable. Et voici le résultat : si nous ne réformons pas le système, si nous ne le réformons pas pour de bon, nous ne résisterons certainement pas à la prochaine crise financière.

C’est ce qui nous fera passer par-dessus bord, ce qui fera de l’image de l’Amérique en chute libre, d’une Amérique membre des Etats du tiers-monde, davantage qu’un présage sinistre. Elle sera notre réalité. Il est grand temps de renoncer à l’époque du “Qui aurait pu s’en douter ?”. Il est grand temps de savoir ce qui se passe et d’admettre que nous le savons. Et il est grand temps de redresser la situation. Autrement, il sera trop tard.

Les surlignages en gras ont été ajoutés par Atlantico

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