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M. Cambadélis me traiterez-vous de "xénophobe" si je vous critique ?
©Reuters

La loi du boomerang

M. Cambadélis me traiterez-vous de "xénophobe" si je vous critique ?

Le premier secrétaire du PS est sur le sentier de la guerre. Avec une arme de dissuasion massive…

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Cher M. Cambadélis,

Vous vous en prenez, plutôt durement, à Nicolas Sarkozy qui a dénoncé, lui aussi plutôt durement, la réforme du collège initiée par Najat Vallaud Belkacem. A la guerre comme à la guerre et c'est de bonne guerre. Dans votre arsenal vous disposez d'une arme secrète. Et pour la première fois, vous en avez fait un usage dévastateur. "Nicolas Sarkozy s'attaque à Najat Vallaud Belkacem parce qu'elle s'appelle Belkacem… et ça c'est "xénophobe."

Il en va de certaines armes comme des boomerangs. Vous savez ceux qui reviennent dans la tronche de celui qui les a lancés… En critiquant Sarkozy n'êtes-vous pas vous-même "xénophobe" ? En effet, pas plus que Mme Belkacem, l'ancien chef de l'état n'est ce qu'on pourrait appeler un français pur sucre. Dans son genre il est plutôt métèque balkanique et un peu juif sur les bords. Vous vous rendez compte, M. Cambadelis, sur quelle pente fatale vous vous engagez ?

Parmi ceux qui ont dénoncé la réforme du collège et des programmes, il y a Pierre Nora et Alain Finkielkraut. Eux aussi sont "xénophobes" ? Et quand je vous parlais de boomerang, voyez ce qu'il peut advenir avec ces deux-là ? Najat Vallaud Belkacem les a traités de "sous-intellectuels". Comme elle, Nora et Finkielkraut ne sont pas vraiment de "souche". Imaginez qu'en suivant votre implacable logique ils traitent la ministre de l'Education Nationale "d'antisémite"? Mais on va où là M. Cambadelis ?

LIRE AUSSI - Et maintenant la “xénophobie” anti-Belkacem… quand la gauche démontre qu’il ne lui reste plus d’autre logiciel idéologique que sa posture anti-fasciste

D'après l'Organisation Mondiale de la Santé qui a beaucoup enquêté en France, il est capable que vous soyez atteint de la "maladie de la gauche folle". Elle fait des ravages en France, rien qu'en France. Cette pathologie facilement transmissible est une forme de paranoïa bien de chez nous. Chez le sujet atteint, elle se caractérise par une multiplication récurrente de visions effroyables.

Le malade voit des hordes de fascistes partout. Et quand les fascistes disparaissent de son champ de vision, ils sont remplacés par des racistes encore plus nombreux. Et quand les racistes quittent la scène, apparaissent en quantité appréciable les "xénophobes". Il y aussi, chez les plus atteints, des cas où ces différents monstres se fondent (fascistes, racistes, xénophobes) pour ne plus faire qu'un. Des créatures de cauchemar issues d'une population de Frankenstein avec Dracula.

Vous voyez, M. Cambadélis, sur quelles étranges figures peut déboucher votre dénonciation des "xénophobes" ? Par ailleurs, comme vous avez dû le remarquer, je me garde bien de vous critiquer. Vous avez en effet un nom à consonance Grecque et je ne tiens pas à être rangé dans l'affreuse catégorie des "xénophobes". En même temps je vous suggère de prendre en considération le fait que je m'appelle Rayski. Comme vous, comme Mme Belkacem, je suis inattaquable. Na !

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