Anne Hidalgo s’attaque maintenant aux morts qu’elle veut biologiquement purs et climatocompatibles | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Anne Hidalgo durant son discours lors de son investiture officielle en tant que candidate du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de 2022, au Grand Palais à Lille, le 23 octobre 2021.
Anne Hidalgo durant son discours lors de son investiture officielle en tant que candidate du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de 2022, au Grand Palais à Lille, le 23 octobre 2021.
©THOMAS LO PRESTI / AFP

Un projet macabre 

Anne Hidalgo s’attaque maintenant aux morts qu’elle veut biologiquement purs et climatocompatibles

On peut en rire, mais c’est surtout écœurant.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

La maire de Paris pourrit déjà la vie des Parisiens. Ce n’est pas suffisant à ses yeux. Elle entend à présent pourrir le repos des morts. Sait-elle que des morts ça se respecte ? 

Les services funéraires de sa mairie ont élaboré une charte qui n’est pas sans rappeler « 1984 » de George Orwell. En voici les principaux points. Et ce sera expérimenté dans trois cimetières parisiens. 

Les cercueils devront être faits d’un bois issu de forêts françaises garanties écologiques. Quant aux défunts, ils seront préparés pour leur enterrement de façon très précise. Ils devront être habillés de vêtements dont la matière sera issue de fibres naturelles. Oui au coton et au lin. Non à l’acrylique et au nylon. 

Le projet d’Anne Hidalgo ne néglige aucun détail. Si les défunts ont un cathéter il faudra leur enlever car le métal n’est pas biodégradable. Et s’ils ont des dents en or ou en argent, on les arrachera ? 

Avec cette monstrueuse initiative, on peut tout imaginer. Les corbillards, nécessairement polluants car fonctionnant à l’essence, seront supprimés et remplacés par des charrettes à bras qui amèneront les morts aux cimetières. Ou alors on les fera brûler sur des bûchers installés place de l’Hôtel de Ville. Ou encore on interdira les pierres tombales pour les remplacer par de la bonne terre nourrie au compost. Ce qui permettra de faire pousser des pissenlits si bons pour la santé. 

Que la mairie de Paris soit devenue un asile d’aliénés ne prête pas à rire. Ce projet est immonde. Il tue les morts une deuxième fois et tue aussi ce qui nous reste de civilisation. Car la civilisation c’est le respect des morts. 

Depuis la nuit des temps, l’Homme s’est distingué des animaux en assurant des funérailles décentes à ses proches. Un jour viendra quand les morts se lèveront et chasseront Anne Hidalgo de la mairie de Paris. 

À Lire Aussi

« Une femme française » : Anne Hidalgo a osé

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !