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"Le bureau des jardins et des étangs": une histoire originale, belle et très bien écrite
©REUTERS/Tony Gentile

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"Le bureau des jardins et des étangs": une histoire originale, belle et très bien écrite

Dans son dernier roman, Didier Decoin réussit le petit miracle de nous faire entrer, presque personnellement, dans l'Empire du Japon au 12° siècle. Étonnant et captivant.

Christiane Oliva pour Culture-Tops

Christiane Oliva pour Culture-Tops

Christiane Oliva est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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LIVRE
Le Bureau des Jardins et des Etangs
De DIDIER DECOIN 
Ed. STOCK
 
L’AUTEUR
 
Didier Decoin est né en 1945 à Boulogne Billancourt. Ecrivain récompensé par le prix GONCOURT en 1977, pour "John L’Enfer", il a parallèlement mené une carrière de journaliste et de scénariste. Ceci lui a permis de sauvegarder son indépendance d’écrivain.
Il a écrit pour le cinéma mais aussi pour la télévision; il a reçu en 1999 le Sept d’Or du meilleur scénario pour "Le Comte de Monte Cristo".
Il est Secrétaire Général de l’Académie du Prix Goncourt et Président des Ecrivains de la Marine.
 
THEME
 
Une femme, que rien ne destinait à l’aventure, doit, suite au décès de son mari, pécheur de carpes, prendre la route et porter les précieux poissons pour remplir les étangs de l’empereur. La vie et l’honneur du village en dépendent. 
Nous sommes à l’époque Heian, dans l’empire du Japon, au XII  ème siècle.
Miyuki, c’est son nom, cheminera  plusieurs centaines de kilomètres, affrontant la fatigue, la douleur, la peur, les rencontres, les croyances, avec pour compagnie le souvenir de  l’homme qu’elle a aimé. 
Elle lui -elle nous- livre ses impressions, ses émotions. Rien ne peut l’arréter, elle veut être digne de son mari, réussir la tâche qui lui a été confiée.
 
POINTS FORTS
 
Une belle histoire, une belle écriture. Didier Decoin nous décrit avec précision une héroîne qui respecte les valeurs de son village, le pouvoir de la volonté et nous avançons pas à pas aux côtés de Miyuki, vivons ses aventures. 
Nous découvrons également ce qu’a pu être la vie à cette époque de l’empire du Japon: une impression de soumission, de pauvreté, de respect, de croyances mais aussi de fierté.
 
POINTS FAIBLES
 
Je n’en vois aucun.
 
EN DEUX MOTS
 
Dès les premières lignes, Didier DECOIN nous fait basculer dans la vie d’Amakusa Miyuki, et nous l’accompagnons sur la route vers les bassins de l’Empereur. Nous percevons le poids des carpes sur ses épaules, les difficultés du chemin; recevons,  comme un précieux secret, ses confidences, ses pensées. Avec énormément de délicatesse et de tact, Didier Decoin dévoile les sentiments d’une femme,  sa fragilité, sa sensualité, sa force.  Les paysages  sont évoqués avec la méticulosité d’une peinture, nous humons les odeurs de la terre et des étangs, nous en ressentons l’humidité.  Nous ne sommes plus lecteurs, nous sommes nous aussi dans l’Empire du Japon au XII siècle.
 
UN EXTRAIT
 
Ou plutôt deux:
- "Le langage qui était le sien était surtout fait de silence".
- "En plus d’une progression rendue difficile par la forêt détrempée et sa végétation brouillonne, serrée, à travers laquelle le jour peinait, Miyuki devait subir sur ses épaules l’écrasement de la palanche".
 
RECOMMANDATION : EXCELLENT

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