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"L’abandon des prétentions" : fin, grave, tendre et moqueur
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"L’abandon des prétentions" : fin, grave, tendre et moqueur

Claudie Saliou pour Culture-Tops

Claudie Saliou pour Culture-Tops

Claudie Saliou est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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LIVRE

L’abandon des prétentions

de Blandine Rinkel

Ed. Fayard

240 pages

19 euros

 

RECOMMANDATION

BON

THEME

Jeanine, 65 ans est née au cœur de la Bretagne rurale. Elle rêve d’évasion. L’apprentissage des langues : français, anglais, italien, espagnol, portugais, arabe et un rudiment de russe, va lui en donner les moyens. Voyager sur place, rencontrer des êtres différents, plus lointains...

Elle enseigne à Rezé, dans la banlieue de Nantes; se marie, a une fille et divorce. L’âge de la retraite arrive. 
Dans sa cuisine, elle reçoit autour d’un verre de cidre, de crêpes, ce que le monde de l’immigration, de l’intégration, de la solitude peut compter dans une fresque sociale contemporaine; se mettant parfois en danger. Fuir la solitude ?

Jeannine aime avant tout les gens.

Il lui vient de l’enfance un manque de confiance en soi qui ne lui a pas permis d’exploiter tous ses dons. Elle fuguait à cinq ans afin de pouvoir «  toucher l’horizon ». 

Sa fille raconte cette histoire pas tout à fait ordinaire. Un post-it écrit au bic - « qu’est-ce qu’une vie réussie? »-  en est peut-être l’origine.

POINTS FORTS

Un premier roman, très bien écrit. Un portrait de mère délicat, fin, grave, touchant, tendre et moqueur.

Le désir de l’auteure de vouloir redonner de l’éclat à cette mère assez incroyable qui a vécu dans une forme d’effacement,  et ayant « le culte » des mauvais élèves intelligents, des êtres fragilisés par la vie, des égarés …

POINTS FAIBLES

Un léger malaise à la lecture de ce qui est une forme d’éloge funèbre d’une fille pour sa mère, ante- mortem.

EN DEUX MOTS

Au travers des mots, chacun cherche à comprendre, à découvrir ses proches, simplement peut-être pour leur donner une preuve d’amour.

UN EXTRAIT

Qui en seront trois:

 - « Un dernier mot sur le mérite et la confiance. Chaque vie même anodine mérite d’être pensée, surtout la plus anodine en apparence vaut d’être écrite". 

- «  Je suis une pessimiste enjouée, je porte cette dualité en moi ».

- « Quand elle est triste quelque chose rit en elle. Quand elle est gaie, quelque chose en souterrain s’effondre. 

 L'AUTEUR

Née en 1991, Blandine Rinkel écrit pour divers médias : France Inter, Citizen K, Gonzaï, le matricule des anges. Elle collabore aussi au mouvement Catastrophe."L’abandon des prétentions" est son premier roman.

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