"ChicTypes" : la start-up qui lève 4 millions d’euros pour diversifier ses activités et conquérir l’Europe | Atlantico.fr
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Fondée par Antoine Régis et Etienne Morin, "ChicType" avait levé en septembre 2014, 1,4 millions d’euros auprès de Kernel Investissements, le fonds de Pierre Kosciusko-Morizet et Pierre Krings.
Fondée par Antoine Régis et Etienne Morin, "ChicType" avait levé en septembre 2014, 1,4 millions d’euros auprès de Kernel Investissements, le fonds de Pierre Kosciusko-Morizet et Pierre Krings.
©ChicTypes

Beau comme un camion

"ChicTypes" : la start-up qui lève 4 millions d’euros pour diversifier ses activités et conquérir l’Europe

Après deux ans et demi d'existence, la start-up annonce sa deuxième levée de fonds. Quatre millions d'euros qui permettront à l'entreprise fondée par Antoine Régis et Étienne Morin de diversifier ses activités et d'importer le concept dans de nouveaux pays européens. "ChicType" vise 50 millions d'euros de chiffre d'affaires dans les trois ans.

Julien Gagliardi

Julien Gagliardi

Julien Gagliardi est journaliste pour Atlantico. Il couvre l’actualité des entrepreneurs et des start-up.

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Antoine Régis

Antoine Régis

Diplômé d’HEC, Antoine Régis est le cofondateur de la start-up ChicTypes lancée en 2013. Auparavant, il a travaillé pour le groupe JCDecaux à New-York et pour Boston Consulting Group.

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  • Lancée en mars 2013, la start-up propose l’envoi d’articles de mode pour homme, sélectionnés par des stylistes en fonction de vos goûts et de vos habitudes.
  • A la réception de votre malle "ChicTypes", vous ne payez que les articles que vous souhaitez garder, les services de conseil, d’envoi et de retour étant gratuits.
  • Fondée par Antoine Régis et Etienne Morin, ChicType avait levé en septembre 2014, 1,4 millions d’euros auprès de Kernel Investissements, le fonds de Pierre Kosciusko-Morizet et Pierre Krings.
  • La start-up annonce ce mercredi 2 septembre, une nouvelle levée de fonds de 4 millions d’euros auprès des investisseurs d’origine, de Pascal Cagny (ex-Apple) et le fonds 360 Capital Partners.

Julien Gagliardi : Quelle est l'objectif de cette levée de fonds ?

Antoine Régis : Cette levée de fonds va nous permettre, tout d’abord, d’avoir de la visibilité. Cela fait deux ans que l’on pilotait ChicTypes "le nez dans le guidon" ! On va pouvoir prendre un peu de confort dans le développement de l’entreprise. Mais surtout notre ambition, c’est de prendre un maximum de place en France, de continuer à grossir pour rester le leader et le pionnier. D’autres acteurs ont commencé à prendre des positions fortes en Europe. Nous pensons qu’il faut d’abord être fort sur son propre marché avant d’aller à l’extérieur. On a démarré avec le Luxembourg et la Belgique, on ne veut pas s’arrêter là.

Quatre millions d’euros, c’est une somme assez importante pour une levée de fonds. Comment expliquez-vous que le projet séduise autant vos investisseurs ?

Nous avons un modèle et des indicateurs différents des acteurs traditionnels du e-commerce. Notre panier moyen est 4 à 5 fois plus élevé, si l'on se réfère aux chiffres de la Fevad (Fédération des acteurs de la vente à distance). Nous avons construit une position nouvelle dans la manière dont les hommes consomment la mode à force d’écouter leur attentes et leurs besoins. On propose aujourd’hui une solution qui convient à nos clients, rares sont les acteurs qui avaient réussi à percer ce marché. Je crois qu’en deux ans et demi nous avons montré que nous étions capable de nous exécuter, notre croissance rapide à nourri ce développement.

Cette levée de fonds va-t-elle modifier votre business model ?

Cela ne va pas faire bouger nos fondamentaux. Nous sommes, depuis le début, comme un distributeur. J’achète des produits et je fais de la marge en les revendant. Ce qui est vrai en revanche, c’est que l’on va continuer d’améliorer notre expérience client comme le site, l’application, les suggestions produits... C’est parce que nos équipes font bien leur travail que l’on est à chaque fois juste dans les attentes et que notre panier moyen est élevé. Plus nous seront précis dans notre offre, plus nous serons efficace, plus on sera capable d’augmenter notre rentabilité. La levée de fonds va justement nous permettre d’être plus pertinent sur la technologie.

N’y-a-t-il pas, malgré tout, un risque que votre business model offre peu de possibilités d’évolution ?

On ne considère pas que ChicTypes est sur un marché de niche, au contraire. Ce que l’on propose, c’est une solution qui convient à beaucoup d’hommes, on est simplement en train d’installer un nouveau modèle que l’on définit comme du "p-commerce", P comme personnel. Ce nouvel usage, ce nouveau canal de distribution, il a peu de facteurs limitant. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce qui existe en Allemagne où les deux grands acteurs font 20 millions d’euros de CA chacun et trouvent encore le moyen d’être en croissance. Notre ambition, c’est d’être à 50 millions d’euros dans les trois ou quatre ans.

Votre dites que votre ambition, c'est de "devenir le partenaire lifestyle incontournable des hommes". Cela signifie-t-il que vous pourriez faire, à l’avenir, plus que des livraisons de malles à domicile ?

En effet. La mission que l’on s’est donné au départ, c’est d’aider les hommes à se sentir bien. Par rapport à cette volonté de base on peut tout à fait explorer d’autres univers de l’homme comme la cosmétologie ou le service. Et ce n’est donc pas forcement envoyer des vêtements à l’intérieur d’une malle. Nous avons beaucoup d’idées auxquelles nous réfléchissons même si pour l’instant nous allons nous concentrer sur les challenges à venir, car il y a encore des améliorations à apporter. Mais oui, il y aura des nouveautés à venir dans tout ce qui touche la beauté et le bien-être au quotidien de l’homme.

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