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Emmanuel Macron séparatisme islamisme discours
©ludovic MARIN / AFP / POOL

Ainsi parla Macron

« Répétez après moi : séparatisme, séparatisme, séparatisme ». « Et chassez « islamisme » de votre vocabulaire »

Seul Jupiter peut adopter un mot qui ne veut rien dire à la place d’un mot qui veut tout dire.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Finalement le mot « islamisme » a été écarté par lui de la future loi sur le séparatisme. Nous ne doutons pas un seul instant que cette difficile décision ait été prise après une consultation des imams du Conseil Français du Culte Musulman. Va donc pour le séparatisme global et indifférencié. Un vocable qui ouvre la voie à de vastes et riches applications.

Sanctionnera-t-on le séparatisme basque ? Le séparatisme breton ? Le séparatisme catalan ? Le séparatisme du XVIe arrondissement qui se sépare méchamment de Saint-Denis ?  Reste un séparatisme que Macron n’a pas mentionné : celui qui consiste à séparer la tête du tronc.

Oublions maintenant le chef de l’Etat pour nous tourner voir Mohamed Kacimi. Il est écrivain et algérien. Et surtout un homme libre. Il dit tout haut ce que Macron s’interdit même de penser tout bas.

Pour lui, l’islamisme et l’islam c’est bonnet blanc et blanc bonnet. L’un est dans l’autre et réciproquement. Kacimi dresse un tableau lucide et cruel du monde arabo-musulman. Et il ne fait que dire la vérité.

Dans ce monde, écrit-il, il y a des pays où le blasphème est puni du châtiment suprême, où le refus de porter un voile vaut flagellation, où une jeune chrétienne est condamnée à mort pour avoir bu de l’eau dans un puits réservé aux musulmans.

Cette effroyable arriération trouve sa source, selon Kacimi, dans l’islam lui-même sans qu’il soit besoin de parler d’islamisme que Macron ne parvient même pas à mentionner. Au sein de ce monde, il y a des Etats assis sur des barils d’or noir, riches à milliards de leurs pétrodollars. Des rentiers qui ne produisent rien, ne créent rien, n’inventent rien « même pas une épingle à nourrice », dit Kacimi.

Tout, les avions, les ordinateurs, les portables, les voitures, les téléviseurs, est acheté à un Occident par ailleurs vomi. Cette paresse Kacimi l’impute à l’islam. Mais il y a des choses que les pétrodollars ne peuvent acheter : l’intelligence et la culture.

Il cite un exemple qui montre tout ce qui nous sépare d’eux. La petite Catalogne (à peine plus de sept millions d’habitants) publie plus de livres que le monde arabo-musulman (plus d’un milliard d’habitants) ! Il est vrai que là-bas un seul livre suffit…

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