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La saga du Rocher 
devient une série B
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Les Feux de l'amour

La saga du Rocher devient une série B

Le mariage d'Albert de Monaco avec Charlène Winstock prévu en juillet prochain ressemble davantage à un téléfilm de série B qu'à une superproduction, et génère à peu près autant d'excitation que le 9458ème épisode des Feux de l'amour, feuilleton diffusé depuis 39 ans par la première chaîne à l'heure de la sieste.

Laurence Lasserre

Laurence Lasserre

Laurence Lasserre est spécialiste de la communication publique et des medias.

 
 
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Reprenons. A l'origine était Grace Kelly. On l'aimait bien dans les films d'Hitchcock, puis dans sa robe de princesse sur la Cote d'Azur des années 50. Héroïne de papier glacé presque trop parfaite, elle offrait au monde sa blondeur platine et son chignon impeccable, le tout s'intégrant à merveille à la couverture de Point de Vue Images du Monde.

Puis vinrent Caro et Steph. Stars d'une époque qui a vu naître les paparazzis, elles défraient sagement la chronique. Étoile montante de la jet set, Caroline convole avec un beau brun noctambule. La presse féminine raffole de son style BCBG chic et la photographie sous toutes les coutures, telle une Barbie moderne aux différentes panoplies : Caroline en pantalon regarde un match de polo, Caroline en robe du soir triomphe au Bal de la Rose. Pendant ce temps là, Stéphanie se sculpte des épaules de rêve en faisant des longueurs dans la piscine olympique de Monaco, et apparaît telle une naïade en double page des magazines.

En saison 2 on voit Caroline, frappée d'un deuil prématuré, se réfugier dans les bras de Vincent Lindon à Saint Rémy de Provence, pendant que Stéphanie intègre le Top 50 et se consume d'amour pour son garde du corps. Ca marche toujours et les clientes des salons de coiffure se refilent Marie Claire et Paris Match entre la coupe et le brushing. Closer n'est pas encore né et les deux donzelles font encore recette.

La dernière saison est ratée. Caroline épouse un aristocrate prussien légèrement porté sur la bouteille. Stéphanie crée une marque de vêtements sportswear et disparaît dans la roulotte d'un directeur de cirque. L'audience est en chute libre et la série compte désormais moins de fans que les redifs de Derrick sur France 3.

Dans la famille Grimaldi, on nous sert à présent le fils, prince régnant du Rocher. Le pauvre a du mal a capter la lumière et cligne des yeux sous les projecteurs. On en sait peu sur sa fiancée, sinon qu'elle est blonde et qu'elle sait nager. Quoi que fassent ces deux là, on peine à s'intéresser à leur romance. Parce qu'Albert, déjà père de deux petits princes non classés dans l'ordre de succession, est moins séduisant que Brad Pitt ? Parce que Charlène, avec ses faux airs de Charlize Theron, est quand même beaucoup moins sexy que Pippa Middleton ?

C'est la fin d'une époque, et les héros fatigués de la Principauté ne boostent pas les ventes de Closer, Voici et Gala. La Principauté semble avoir perdu son lustre d'antan, et Albert, avec son palais, son casino, son circuit automobile et son club de foot perdu dans les tréfonds de la Ligue 1, règne sur un village où les sunlights se sont éteints.

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