Le trou noir de la voie lactée n'avale pas tout ce qui se trouve dans ses parages<!-- --> | Atlantico.fr
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Sagittarius A, qui se situe à 26 000 années-lumières de la Terre, aspire moins de 1% du gaz qui se trouve à sa portée.
Sagittarius A, qui se situe à 26 000 années-lumières de la Terre, aspire moins de 1% du gaz qui se trouve à sa portée.
©Reuters

Petite faim

Il ne parvient à aspirer que moins de 1% du gaz qui se trouve à sa portée.

Si vous imaginiez qu'un trou noir était une forme d'énergie qui aspire tout sur son passage, vous faisiez fausse route. Des astronomes de la Nasa viennent de découvrir que le trou noir au coeur de la voie lactée est du genre à être facilement rassasié. Selon leurs estimations, Sagittarius A, qui se situe à 26 000 années-lumières de la Terre, aspire moins de 1% du gaz qui se trouve à sa portée.

"Contrairement à ce que certaines personnes pensent, les trous noirs ne dévorent pas réellement tout ce qui se trouve près d'eux, explique Feng Yuan, de l'observatoire astronomique de Shanghai. Sagittarius A semble trouver sa nourriture difficile à avaler". Cette découverte permet de trouver une réponse à un mystère - pourquoi certains trous noirs semblent si faibles - qui a tenu les astronomes en haleine pendant longtemps.

Les trous noirs se forment lorsque des étoiles massives meurent. La gravité y est si forte que même la lumière ne peut échapper. La force gravitationnelle des trous noirs ne peut être mesurée que par les émissions de rayons X, qui indiquent à quel point la chaleur est générée. Selon Daniel Wang, de l'Université du Massachussetts, "il y a eu un débat au cours des 20 dernières années, voire plus, au sujet de ce qui se passe réellement à la matière qui se situe autour du trou noir. Le trou noir provoque-t-il l'accrétion de la matière ou la matière peut-elle être éjectée ? Cette découverte est la première preuve directe du processus d'accrétion".

Les conclusions de cette étude sont le résultat de l'une des plus longues campagnes d'observation du télescope spatial Chandra. Le vaisseau a recueilli l'année dernière l'équivalent de cinq semaines de données sur Sagittarius A. Pendant ce temps, les chercheurs ont capturé des images radiographiques détaillées de gaz surchauffé tourbillonnant autour du trou noir.

Lu sur cnet

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