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Chicago : les clowns dépriment à leur convention annuelle

"Quand les grandes entreprises qui embauchaient 12 clowns chaque année depuis 10 ans pour leurs fêtes de Noël doivent réduire leurs dépenses, devinez quoi ? Ils embauchent moins de clowns", a expliqué à l'AFP la présidente de la World Clown Association, dont les membres se sont réunis cette semaine à Chicago.

La crise n’a décidément épargné personnes. Même les clowns en subissent les conséquences. Cette semaine, 320 clowns venus du monde entier se sont retrouvés près de Chicago, aux Etats-Unis, à l’occasion de leur conférence annuelle. Et l’heure n’était pas à la fête pour ces professionnels du rire. "Quand les grandes entreprises qui embauchaient 12 clowns chaque année depuis 10 ans pour leurs fêtes de Noël doivent réduire leurs dépenses, devinez quoi? Ils embauchent moins de clowns", a expliqué à l'AFP Deanna Hartmier, la présidente de la World Clown Association, elle-même clown depuis 18 ans.

Cette association compte officiellement plus de 2 500 membres, mais elle a perdu 30% de ses effectifs depuis 2004. Ses membres vieillissent : la majorité a désormais plus de 40 ans. "Les jeunes préfèrent s'orienter vers le cirque et les acrobaties, plus à la mode, a déploré Arthur Pedlar, un clown de 81 ans, ajoutant : "Il y a une pénurie de clowns haut de gamme en Europe"."On ne peut pas apprendre à faire le clown. On peut enseigner des techniques, mais tant qu'ils n'arriveront pas à sentir le public et à interagir avec les gens, ils ne seront pas des clowns accomplis".

La convention annuelle est l'occasion pour les clowns de se former, d'apprendre de nouvelles techniques, car beaucoup sont clowns à temps partiel, voire bénévoles, et ont appris sur le tas, venus du monde du stand-up ou d'ailleurs. Les ateliers incluent la peinture sur visage, la fabrication de ballons, le jonglage, l'usage d'instruments, la création de sketches. Des éléments indispensables pour garantir la qualité des spectacles. La pire menace contre la profession, a assuré la présidente de l'association, est posée par ces clowns amateurs qui se contentent de mettre un nez rouge. "Ce sont les clowns sans formation qui ont des maquillages effrayants, qui ne savent pas mettre les gens à l'aise et qui font peur aux enfants". L'accomplissement ultime pour un clown est de donner des prestations à visée thérapeutique, par exemple pour les personnes handicapées. Un groupe s'est d'ailleurs rendu pendant la convention dans une résidence pour personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer. Pourrait-on soigner la maladie par le rire ? 

Lu sur 20 Minutes

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