Avec la démission de David Cameron, on découvre que son chat Larry "était un mensonge" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Avec la démission de David Cameron, on découvre que son chat Larry "était un mensonge"
©Pool

So British

Avec la démission de David Cameron, on découvre que son chat Larry "était un mensonge"

David Cameron démissionne, mais "son" chat reste à Downing Street.

David Cameron vient de démissionner de son poste de Premier ministre du Royaume-Uni. Il va donc quitter 10 Downing Street, la résidence officielle du premier ministre, avec sa famille. Mais de nombreux britanniques découvrent, choqués, qu'il n'emmènera pas avec lui Larry, "son" chat, qui va rester sur place. 

Un porte-parole de Downing Street explique que Larry, dont le titre officiel est "Chief Mouser to the Cabinet Office" ("Chasseur de souris en chef du Gouvernement"), est un membre de la fonction publique, et donc "qu'il n'appartient pas aux Camerons." En Grande-Bretagne, il y a une séparation très nette entre les fonctionnaires, censés être apolitiques et qui restent en place au fur et à mesure des changements ministériels, et les conseillers politiques des dirigeants. En tant que fonctionnaire, Larry reste donc en place.  

Mais d'après le National Post, la réponse est plus cynique : Cameron n'aime pas les chats, et n'a pris un chat que pour faire une opération de com' politique. "Larry était un mensonge, une entreprise de com et de marketing," explique James Kirkup, chroniqueur au Daily Telegraph. "Il a été inventé par des conseillers en com' qui pensaient qu'avoir un chat rendrait l'image de M. Cameron plus aimable et humaine, plus proche des gens. Mais Cameron lui-même n'aimait pas Larry et il n'aime pas les chats." 

En effet, précise l'article, Larry n'avait pas le droit de rentrer dans les appartements des Cameron et devait se contenter des bureaux du 10 Downing Street, y compris la salle de réunion du conseil des ministres. La rumeur de l'inimitié entre Cameron et Larry ne date pas d'hier : il a répondu une fois aux rumeurs dans la Chambre des communes, et a tweeté une photo de lui avec Larry sur les genoux. 

Un chat préposé aux ministères est une habitude so British. On se souvient que le chat du ministère des Affaires étrangères avait été accusé d'espionnage. Larry avait été installé sous le gouvernement Cameron--il n'y avait plus de chats à Downing Street depuis 1997--après la découverte d'un rat. Des rumeurs sur son efficacité de chasseur de souris, qui laisserait à désirer, circulent. Par contre, il est établi qu'il est jaloux de son territoire, et se battrait souvent avec Freya, le chat du ministère des Finances, qui vit au 11 Downing Street, à côté. 

Le premier chat-fonctionnaire de Downing Street dont les historiens aient connaissance était Rufus d'Angleterre, dans les années 1920. Winston Churchill aimait beaucoup les chats, mais n'était pas particulièrement fan du chat-fonctionnaire dont il a hérité, qu'il appelait "le chat de Munich", car il était arrivé sous la direction de Neville Chamberlain. Le chat de Munich a vite été chassé par Nelson, le chat personnel de Churchill, un gros matou gris connu pour son caractère. Le chat qui a eu la carrière la plus longue était Wilberforce, qui a servi pendant 18 ans sous quatre premiers ministres ; pendant ses voyages à l'étranger, Margaret Thatcher lui achetait parfois des boîtes de sardines. 

Larry était à son poste devant la porte de Downing Street lorsque Theresa May, le prochain premier ministre du Royaume-Uni, est arrivée pour le dernier conseil des ministres de l'ère Cameron. Gageons que le nouveau premier ministre et le Chasseur de souris en chef sauront travailler dans l'entente cordiale. 

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !