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Atlantic Tac

Quand la machine cristallise l’attention et quand le satellite marche à la baguette : c’est l’actualité des montres

Mais aussi les vrais vainqueurs horlogers du Vendée Globe, la providence des « cœurs brisés » et la Daytona de collection qu’on se met dans le crâne…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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BRISTON : Chaleureusement vôtre…

On ne fait pas plus sympathique que la jeune marque indépendante tricolore Briston, qui a réappris à de nombreux amateurs internationaux le sens de l’élégance horlogère à la française. Au cœur de l’hiver, on ne peut qu’apprécier les couleurs chaudes de la nouvelle collection Terracotta (vanille, caramel, chocolat et ce rose ambré rebaptisé nude faute de mot français). Des couleurs mates et poudrées qui renforcent encore l’attrait de ces boîtiers « tonneau » (carré cambré) que Briston a su imposer en acier ou en « écaille de tortue » (acétate) – avec des bracelets en nylon de type Nato, ils assurent l’identité de Briston depuis la création de la marque, en 2013. Bénédiction supplémentaire : avec leurs touches de traitement à l’or rose, les prix de ces charmantes Clubmaster Classic en mode Terracotta (40 mm) ont su rester accessibles, sous les 300 euros, ce qui permet de varier les plaisirs entre les couleurs et les bracelets. Sur une peau bronzée, on tient là une des plus magnifiques des futures « montres de l’été »…

MB&F : Le jour de clarté…

Ce n’est pas parce que vous avez les moyens (financiers) de vous offrir une telle montre [comptez dans les 380 000 euros pour vous en amuser] que vous aurez les moyens (culturels) de l’assumer à votre poignet : même si vous avez déjà tout essayé, cette HM9 Sapphire Vision est encore un des « ovnis » horlogers les plus étranges et les exigeants de la maison. HM pour Horological Machine : c’est effectivement une « machine » mécanique hors du commun, nichée dans un boîtier horloger tout aussi hors du commun [une sorte de vaisseau spatial globulaire à lecture frontale] qui ajoute à son originalité formelle le privilège d’un verre saphir incapable de rien masquer du mouvement, de ses finitions et de sa complexité mécanique. Grosse impression garantie au poignet : comme la manufacture MB&F (Maximilian Büsser et ses Friends) ne fera jamais qu’une vingtaine de ces montres dans différentes couleurs de décoration, vous avez relativement peu de chances d’en apercevoir une dans les années qui viennent – et c’est dommage, parce que le spectacle de cette « ligne claire » mérite le détour, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux et pour comprendre pourquoi il faut trois ou quatre centaines d’heures pour en produire une seule dans cet exigeant saphir…

FRANCK DUBARRY : Des heures satellitairement précieuses…

Dans sa quête onirique d’une nouvelle horlogerie qui constituerait le pont tendu entre l’esprit tendance de la mode et la tradition des mécaniques horlogères, le Français Franck Dubarry [qui avait su faire de TechnoMarine un best-seller horloger de référence mondiale] a imaginé une montre de plongée féminine qui ne manque pas de charme. Sa nouvelle Crazy Wheel Gemma est un hommage mécanique et chromatique aux intrépides « plongeuses », qu’elles affrontent les grandes profondeurs urbaines ou les gouffres subaquatiques pas trop insondables [la montre ne soit étanche qu’à 100 mètres]. Deux originalités dans cette Gemma : on ne voit pas si souvent des émeraudes (boîtier en bronze) ou des saphirs baguette bleus ou roses (boîtier en titane) sur une montre de plongée, surtout avec la mise en scène spectaculaire que constitue ce boîtier de 43 mm gravé de tatouages qui plairaient à un guerrier Maori, et, d’autre part, on ne connaissait pas encore de montres de plongée aussi techniquement singulière. Le concept Crazy Wheel affiche l’heure sur un disque ajouré en orbite satellitaire autour du cadran, alors que les minutes défilent grâce à une aiguille centrale : pour une lecture optimale de l’heure, ce disque se maintient en position horizontale tout au long de son parcours sur 360°. Le cadran change ainsi d’allure tout au long de la journée, le ballet des couleurs assorties aux pierres du cadran garantissant un grand spectacle à toute heure. L’ensemble est spectaculaire et gentiment rupturiste, mais sans excès.

SWATCH : La providence des « cœurs brisés »…

Puisque le temps passe pour tout guérir, même les peines de cœur, les Swatch de la Saint-Valentin 2021 entendent bien célébrer non seulement les amoureux, mais aussi les célibataires endurcis et les « cœurs brisés » : c’est pourquoi l’écrin de chaque montre est une… trousse de premiers secours, avec des pansements pour soulager et guérir les blessures du cœur ! Quatre propositions pour ce 14 février, jour traditionnel de la Saint-Valentin, avec tout ce qu’il faut de cœurs et de rouge pour que le cadeau soit clairement compris. On peut retenir la Hate 2 Love, qui n’est de loin pas la première Swatch dans ce style graphique, mais le « I love you » du cadran s’illumine cette fois dans la pénombre, histoire de démontrer que les feux de l’amour l’emporte toujours sur les brûlures de la haines de cet « I hate to » qui lie indéfectiblement les deux propositions, qu’on peut lire comme « Je déteste t’aimer » ou « J’adore te détester »…

 

BON À SAVOIR : En vrac, en bref et en toute liberté…

••• VENDÉE GLOBE 2020 : quatre-vingt jours après leur départ, les deux vainqueurs horlogers de cette course en solitaire sans escale autour du monde sont, dans l’ordre, les marques Ralph Tech et Ulysse Nardin. Le vainqueur de l’épreuve, Yannick Bestaven (ci-dessous, à gauche, avec Franck Huyghe, le créateur de la marque), portait avant le départ une montre Ralf Tech – jeune marque indépendante française déjà honorée par deux « vainqueurs » précédents du Vendée Globe – et il a, en plus, reçu à l’arrivée la montre réservée au gagnant : une Ulysse Nardin Diver. Le deuxième de l’épreuve a lui également une autre Ulysse Nardin Diver… ••• MORITURI TE SALUTANT : étonnante proposition horlogère que celle de l’artiste catalan Rubén Pàmies, spécialiste des « crânes horlogers » (des têtes de morts nappées de composants horlogers). Il a intégré dans son Driver Time une authentique Rolex Daytona de collection de 1969, une de ces « Paul Newman » que les collectionneurs s’arrachent aux enchères avec six chiffres à la clé. Cette montre parfaitement fonctionnelle est détachable et on peut la porter au poignet. Driver Time [nom qui s’explique aussi par la légende automobile liée à la Rolex Daytona] s’institue ainsi en triple support de méditation et de réflexion, à la fois sur le temps qui fuit, dans la tradition vanitaire des Memento Mori classiques, sur l’évanescence de nos fétiches contemporains et sur la dialectique qui s’établir entre le temps court mécaniquement décompté par un chronographe et le temps long des vies après la mort…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

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