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Les premiers malades britanniques de la variole du singe présentent des symptômes différents de ceux habituellement repérés dans les pays africains.
Les premiers malades britanniques de la variole du singe présentent des symptômes différents de ceux habituellement repérés dans les pays africains.
©Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Contaminations

Variole du singe : les premiers cas européens présentent des symptômes différents

Une étude publiée dans The Lancet Infectious Diseases a permis de caractériser les spécificités cliniques de l’épidémie actuelle de variole du singe.

Les premiers malades britanniques de la variole du singe, maladie qui s’étend dans le monde depuis le printemps, présentent des symptômes différents de ceux habituellement repérés dans les pays africains où cette affection était jusqu’alors circonscrite, selon une étude publiée ce samedi 2 juillet.

Alors qu’une poussée de fièvre était considérée comme quasiment systématique dans la variole du singe, à peine plus de la moitié des patients étudiés au Royaume-Uni en ont eu, selon cette étude publiée dans The Lancet Infectious Diseases.

Réalisée auprès d’une cinquantaine de malades, ce travail, encore limité, est l’un des premiers à caractériser les spécificités cliniques de l’épidémie actuelle de variole du singe.

Cette maladie était jusqu’à présent circonscrite à une dizaine de pays africains.

Depuis plusieurs mois, de nombreux cas, plus de 3 000 aux dernières nouvelles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont été enregistrés en Europe et sur le continent américain.

Le Royaume-Uni fait partie des premiers pays où des cas ont été signalés cette année, d’où l’intérêt de ce travail fondé sur des observations faites fin mai, lorsque seule une centaine de malades britanniques avaient été enregistrés.

L’échantillon correspond donc à plus de la moitié des patients connus dans le pays à l’époque.

Chez eux, la variole du singe s’est manifestée nettement différemment de ce qui était connu en Afrique. Les accès de fièvre sont moins fréquents, mais ils apparaissent aussi nettement moins longtemps et nécessitent beaucoup moins d’hospitalisations.

En France, 330 cas confirmés de variole du singe ont été recensés jeudi, dont 19 en Nouvelle-Aquitaine. Pour l’heure, aucun des malades n’est décédé.

Pour autant, ces symptômes différents ne veulent pas dire que l’épidémie actuelle est due à une nouvelle version du virus, comme le soulignent d’autres chercheurs. En Afrique, de nombreux cas, sans fièvre ou avec des lésions limitées, n’ont peut-être pas été détectés, biaisant les comparaisons.

Sud-Ouest

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