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Une visite sous tension pour Marine Le Pen au Mémorial de Caen
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Comité d'accueil

Des militants et des élus de gauche l'attendaient tandis que les responsables du musée disent s'être sentis "piégés" par l'eurodéputée.

Marine Le Pen est partie du Mémorial de Caen (Calvados), comme elle était venue : par la porte de derrière. En déplacement dans la Manche et dans le Calvados dans le cadre de la campagne européenne, la présidente du FN a été accueillie par une centaine de manifestants et une rangée de CRS et de gendarmes mobiles. En apprenant sa venue, une centaine de militants d'extrême gauche se sont rassemblés sous la bannière "no pasaran", voyant dans cette visite "une véritable provocation compte tenu des propos de son père (NDLR : Jean-Marie Le Pen) sur la Shoah et les chambres à gaz".

"Marine Le Pen a réussi son coup. On est tous piégés", a estimé un salarié du Mémorial sous couvert d'anonymat à l'AFP. "On a envie de lui expliquer que la Shoah n'est pas un détail de l'Histoire", a-t-il ajouté. Le site a dû fermer ses portes au public dès 15 heures. La présidente du parti d'extrême droite a pu visiter le musée à 16h30 accompagnée d'un historien du Mémorial. Stéphane Grimaldi, directeur du Mémorial, n'a lui pas souhaité accompagner la présidente du FN. Il a regretté qu'"elle n'a pas démenti les propos de son père sur la Shoah", tout en rappelant que le Mémorial est "par essence un lieu profondément européen, un lieu de défense des Droits de l'Homme".

Lu sur Le Figaro.fr

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