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Des militants de Reconquête ! lors du grand meeting d'Eric Zemmour à Lille le samedi 5 février 2022.
Des militants de Reconquête ! lors du grand meeting d'Eric Zemmour à Lille le samedi 5 février 2022.
©JULIEN DE ROSA / AFP

Boules puantes

Les équipes de campagne de Valérie Pécresse ont recensé les « sympathies nazies » dans l’entourage d’Eric Zemmour

Dans une note transmise aux militants LR, l’équipe de Valérie Pécresse détaille le passé trouble de nombreux soutiens et membres de la formation politique d’Eric Zemmour, Reconquête !.

Alors qu’Eric Zemmour organise un grand meeting ce samedi à Lille, une note détaillée a été adressée ce vendredi aux porte-parole et relais de la campagne du parti Les Républicains. La rédaction du Point a pu se procurer et consulter ce document intitulé : « Les sympathies nazies d'Eric Zemmour ».

Cette note a été transmise après l’entretien publié ce jeudi 3 février par Le Figaro de Marine Le Pen. La candidate du Rassemblement National s’est attaquée à Eric Zemmour :

« Je retrouve chez Eric Zemmour toute une série de chapelles qui, dans l’histoire du Front national, sont venues puis reparties remplies de personnages sulfureux. Il y a les catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis ». 

La candidate du Rassemblement national estime que « tout cela ne fait pas une posture présidentielle ».

Dans le document des Républicains, consulté par la rédaction du Point, l'équipe de campagne de Valérie Pécresse accuse Eric Zemmour d'être « le candidat de la fusion des extrêmes droites », dont le parti serait devenu « le point de ralliement de militants et de groupuscules les plus radicaux » :

« A moins de deux mois du premier tour, Eric Zemmour a reçu le soutien de la plupart des formations d'extrême droite radicale en marge ou exclues du Front national : du Parti de la France, parti néofasciste et comptant de nombreux skinheads dans ses rangs, aux anciens mégrétistes, en passant par des militants identitaires et d'anciens militants néopaïens ».

Ce document est destiné à nourrir les interventions médiatiques des soutiens de Valérie Pécresse dans les prochains jours.

Le texte contient également les portraits détaillés et les états de service de quinze personnalités ayant rejoint l'état-major d’Eric Zemmour ou lui ayant manifesté publiquement leur soutien.

Selon la rédaction du Point, parmi la liste de personnalités critiquées pour les idéologies extrême figurent dans ce document LR  le responsable des investitures aux législatives pour Eric Zemmour, Philippe Schleiter, ancien militant du FN et ex-dirigeant du mouvement de jeunesse du MNR de Bruno Mégret, mais surtout « neveu du négationniste Robert Faurisson, avec qui il n'a jamais rompu » ; Damien Rieu, ancien porte-parole de Génération identitaire et aujourd'hui chargé de la campagne numérique d'Eric Zemmour, organisateur de « patrouilles antiracailles » et partisan de la « remigration » ; Philippe Milliau, coordinateur de la campagne de Zemmour en Bretagne et ancien militant du Bloc identitaire, aujourd'hui président de la webtélé TV Libertés ; Franck Buleux, « référent Normandie de Reconquête ! », directeur des Cahiers d'histoire du nationalisme et lié à une maison d'édition révisionniste ; Tristan Mordrelle, qui aurait levé des fonds pour la campagne d’Eric Zemmour, fils d'un ancien collaborateur et ancien gérant d'une librairie révisionniste, qui édita « la première traduction française du Mythe du XXe siècle de l'idéologue nazi Alfred Rosenberg ».

Cette note présente également les parcours de soutiens affichés, dont Éric Zemmour n'a pourtant pas sollicité l'appui. Dans ce document sont notamment évoqués des anciens du MNR de Bruno Mégret, le président du Parti de la France Thomas Joly, le secrétaire général du Parti de la France Bruno Hirout, « admirateur du maréchal Pétain », et qui se serait pris en photo « devant un bidon de Zyklon B, le gaz de la Solution finale, au cours d'un barbecue avec des amis nationalistes » en 2014, selon des informations du Point.

Parmi cette liste de personnalités controversées figurent dans le document le leader des Zouaves, ce groupuscule à l’origine de l’agression des militants de SOS Racisme en marge du meeting de Villepinte, le dirigeant du Parti des Européens Thomas Ferrier, ou bien encore Hervé Ryssen, essayiste « condamné à de multiples reprises pour antisémitisme ».

Luc Tacher, organisateur d'un meeting d’Eric Zemmour en Bretagne, passionné d'histoire de la Seconde Guerre mondiale avait notamment organisé des reconstitutions historiques en tenue de Waffen SS, selon des informations du Point.

Selon les auteurs de cette note pour Les Républicains, « la présence de militants extrémistes dans les rangs de Reconquête ! se ressent sur les propositions du candidat Zemmour », via notamment « l'apologie de l'autodéfense, celle du maréchal Pétain et du régime de Vichy, l'emploi du terme de « grand remplacement » ou une vision rétrograde de la femme ».

Cette note des équipes de campagne des Républicains soulève également cette question :

«  Peut-on porter un projet républicain, quand on s'associe avec des gens qui ne le sont pas ? »

Le Point

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