Sarkozy veut des normes de sûreté internationales | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Sarkozy veut des normes 
de sûreté internationales
©

Catastrophe nucléaire au Japon

Sarkozy veut des normes de sûreté internationales

Le président français est le premier chef d'Etat à se rendre sur l'archipel depuis la catastrophe. Le démantèlement de la centrale de Fukushima est confirmé.

[Mis à jour le 31/03 à 11h00]

Nicolas Sarkozy est arrivé à Tokyo où il a exprimé la solidarité de la France aux autorités japonaises. Le chef de l'Etat, qui doit rencontrer le Premier ministre Naoto Kan, a indiqué qu'il souhaitait que les autorités nucléaires des pays du G20 se réunissent en mai à Paris afin de définir des normes de sûreté internationales pour les centrales. "Il est absolument anormal qu'elles n'existent pas", a t-il dit.

Le Premier ministre japonais a confirmé hier que la centrale de Fukushima sera entièrement démantelée une fois que tous les réacteurs auront été refroidis.

[Mis à jour le 30/03 à 17h05]

Les niveaux d'iode radioactif prélevés dans l'eau de mer à proximité de la centrale de Fukushima sont 3 355 fois plus élevés que la normale. 

Des experts cités par Bloomberg estiment que le démantèlement de la centrale de Fukushima prendra au moins trois décennies et coûtera un minimum de 12 milliards de dollars (environ 9 milliards d'euros).  

André-Claude Lacoste, président de l'Autorité de sûreté nucléaire, ne se montre pas très optimiste : "En fonction de l’étalement de la radioactivité, la gestion de ces territoires sera difficile durant des années, voire des décennies. La centrale, elle, est un site perdu."

La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon,  vient d'arriver en personne au Japon, en compagnie de plusieurs experts pour venir en aide aux équipes de Tepco.

[Mis à jour le 30 mars à 8h10]

Anne Lauvergeon et cinq ingénieurs français d'Areva sont attendus au Japon pour aider les techniciens de Tepco à endiguer les pollutions radioactives qui se répandent notamment dans la mer.

Le Japon envisagerait même de bâcher les réacteurs et d'évacuer l'eau contaminée dans un tanker pour limiter les dégâts.

Les autorités nippones vont également recevoir le concours des Etats-Unis. Barack Obama, qui s'est entretenu avec le Premier ministre japonais, s'est engagé à envoyer des robots spécialisés pour intervenir à l'intérieur de la centrale de Fukushima. Une aide américaine a également été promise, à court et à long terme, pour les populations sinistrés.

Nicolas Sarkozy sera, lui, jeudi le premier chef d'Etat étranger à se rendre au Japon depuis la catastrophe naturelle.

Le président de Tepco a été par ailleurs hospitalisé pour hypertension artérielle.

[Mis à jour le 29 mars à 10h30]

Nicolas Sarkozy se rendra au Japon  jeudi 31 mars. Il rencontrera le Premier ministre Naoto Kan, ainsi que des membres de la communauté française sur place.

[Mis à jour le 29 mars à 07h30]

Du plutonium a été retrouvé pour la première fois dans le sol autour de la centrale de Fukushima, à cinq endroits différents. Les autorités japonaises relativisent l'importance de cette contamination, mais reconnaissent que des eaux fortement radioactives se sont déversées dans l'océan. Les experts estiment que celles-ci se dilueront toutefois rapidement.

Greenpeace, pour sa part, a d'ores et déjà classé l'accident de Fukushima au niveau 7. Cela revient à en faire l'équivalent de Tchernobyl. L'association se base sur un rapport d'experts pour justifier sa décision.

Eric Besson, ministre de l'Industrie, a confirmé hier que Tepco, qui exploite la centrale de Fukushima, avait demandé à la France "de l'aider et de trouver un certain nombre de spécialistes en matière de traitement d'eau radioactive, d'eau contaminée". EDF, Areva et le CEA devraient y répondre favorablement.

[Mis à jour le 28 mars à 16h40]

L'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) estime que des "tâches de contamination" radioactive sont présentes "bien au-delà" de la zone de sécurité de 30 km autour de la centrale japonaise de Fukushima.  

L'accident nucléaire entraîne "une contamination qui va s'étendre sur des zones considérables", a déclaré au cours d'un point de presse André-Claude Lacoste, président de l'ASN, évoquant "ici ou là des contaminations bien au delà d'un rayon de 100 km". "Nous n'avons pas de chiffres globaux mais il est clair que la gestion des territoires contaminés va prendre des années sinon des décennies", a-t-il souligné.

L'ASN s'est par ailleurs dite prête à aider le Japon, si le pays le souhaitait. 

[Mis à jour le 28 mars à 06h15]

Un nouveau séisme de magnitude 6,5 sur l'échelle de Richter a été ressenti au nord du pays, et une alerte au tsunami a été déclenchée (même si les vagues ne devaient pas dépasser 50 centimètres). 

Dans la centrale, de l'eau fortement radioactive a été découverte dans plusieurs turbines, ce qui risque de ralentir encore davantage les interventions des techniciens.

On a également appris que le patron de Tepco est tombé malade quelques jours après le tremblement de terre. Il avait dû rester alité pendant près d'une semaine, ce qui explique son absence sur le terrain médiatique.

Enfin, invité du Grand Jury RTL/LCI/le Figaro ce dimanche, Henri de Castries, PDG d'AXA, a indiqué que la catastrophe naturelle japonaise coûtera environ 100 millions d'euros à son entreprise qui compte 8 000 employés et 5 millions de clients sur l'archipel.

[Mis à jour le 27 mars à 17h45]

La très forte hausse de la contamination radioactive dans la centrale de Fukushima annoncée ce matin serait en fait le fruit d'une erreur a déclaré un porte parole de TEPCO (Tokyo Electric Power) qui gère la centrale. Il s'agirait d'une mesure réalisée par un employé qui en constatant un niveau de radioactivité de près de 10 millions de fois plus élevé que le niveau normal de radioactivité de l'eau dans un réacteur s'est enfui ce matin sans faire de contre-mesure. L'ensemble des employés en intervention sur la centrale avait été évacué dans la foulée. 

Le porte parole de TEPCO qui a qualifié le chiffre communiqué ce matin de "pas crédible" n'en a toutefois pas donné d'autre sur le niveau de radioactivité.

[Mis à jour le 26 mars]

L'inquiétude grandit à Fukushima. Un niveau d'iode radioactif 1250 fois plus élevé que la normale a été repéré au large de la centrale nucléaire, ce qui renforce encore un peu plus la possibilité d'une faille dans le cœur d'un ou plusieurs réacteurs. L'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle estime toutefois que ces particules devraient être rapidement diluées dans l'océan.

L'Agence internationale de l'énergie atomique a annoncé que l'eau douce a remplacé l'eau de mer pour refroidir les réacteurs de la centrale. L'eau de mer pouvait accélérer des phénomènes de corrosion.

De l'eau très fortement radioactive a aussi été retrouvée à l'intérieur même de la centrale. Une opération est en cours pour évacuer cette eau responsable de la grave irradiation de trois employés de la centrale jeudi.

Reuters consacre un long portrait à ces héros anonymes de la centrale de Fukushima. De 50 au début de la crise, ils sont maintenant environ 700 à se relayer dans cette zone interdite.

Détail insolite, le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima fête ce samedi ses 40 ans.

Lu sur Le Point

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !