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Des policiers bouclent le quartier où vivait Giorgos Karaivaz.
©Yiannis PANAGOPOULOS / Eurokinissi / AFP

Drame

Grèce : un journaliste abattu devant son domicile

Un célèbre journaliste grec spécialisé dans les affaires criminelles, Giorgos Karaivaz, a été abattu près de son domicile à Athènes, ce vendredi 9 avril.

Ce samedi, le Premier ministre Kyriákos Mitsotakis a demandé la "résolution rapide" de l'enquête concernant ce meurtre. Il a convoqué son ministre de l'Intérieur Michalis Chrysochoidis pour une réunion sur le sujet, selon l'entourage du Premier ministre.  

Selon les médias grecs, deux hommes sur une moto se sont arrêtés à côté du journaliste vedette de la chaîne de télévision privée Star TV, et le passager a ouvert le feu sur le journaliste, alors qu'il rentrait du travail. Douze douilles de balles ont été retrouvées sur les lieux et la police a déclaré que Karaivaz avait été touché au moins six fois par des tirs d'un pistolet de 9 mm. L'arme était probablement munie d'un silencieux.

S'exprimant sur les lieux du meurtre, Maria Antoniadou, responsable du syndicat de journalistes ESIEA, a déclaré : "A quiconque qui pense que, de cette manière, il peut faire taire les journalistes : il y a 6 099 autres personnes qui vont enquêter et exiger de savoir ce qui s'est passé."

Le meurtre a été rapidement condamné par la Commission européenne et le Conseil européen de sauvegarde des droits de l'homme (CESDH). "Tuer un journaliste est un acte odieux et lâche", a tweeté vendredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. "L'Europe défend les libertés. Et la liberté de la presse est la plus sacrée de toutes. Les journalistes doivent pouvoir travailler en sécurités. Mes pensées vont à la famille de George Karaivaz, j'espère que les criminels seront bientôt présentés à la justice", a ajouté Ursula von der Leyen.

La chaîne Star TV a déclaré que le journaliste a pu être victime d'un acte de terrorisme domestique. S'il n'est pas rare que les bureaux des médias grecs soient la cible d'attaques à la bombe incendiaire et de vandalisme, les meurtres de journalistes sont relativement rares dans le pays. En juillet, le propriétaire du tabloïd Stefanos Chios a survécu après avoir été touché par balle au cou et à la poitrine par un homme cagoulé devant son domicile. L'affaire fait toujours l'objet d'une enquête.

Le Monde

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