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Didier Migaud sur Europe 1
Didier Migaud sur Europe 1
©Europe 1

Pessimisme ou réalisme

Cour des comptes : Didier Migaud ne croit pas à une croissance à 1% et encourage le gouvernement à plus de réformes

Pour le président de la Cour des comptes, l'année 2014 sera meilleure que 2013.

La relance passera par davantage de croissance. Tous les économistes l'affirment, le principe est entendu. Et si elle est de retour dans de nombreux pays européens, ce n'est pas encore le cas en France. Didier Migaud, le président de la Cour des comptes l'a redit ce jeudi matin sur Europe 1 et s'est montré plutôt pessimiste. Alors que le Haut conseil des finances publiques a indiqué que la France pourrait connaître 1% de croissance pour l'année, Migaud n'y croit pas. 

"Ce Conseil tient compte de la réalité : pour atteindre ce 1% avec le résultat du premier trimestre qui est une croissance zéro, il faut une forte reprise, des trimestres à 0,5%. Or, les indicateurs conjoncturels montrent que ça n’est pas à cette hauteur là. La Banque de France mise sur 0,2%, nous attendons les chiffres de l’Insee" a-t-il soutenu. Pour lui, les facteurs conjoncturels positifs ne sont pas au rendez-vous. Malgré tout, l’année 2014 sera meilleure qu’en 2013.

"La France a de considérables atouts. Elle a en revanche beaucoup de rigidité" assène-t-il. Que faire pour relancer davantage le pays ? "Nous estimons que des réformes sont nécessaires" assure Didier Migaud. Au passage, il en a aussi profité pour répondre à ceux qui accusent la Cour des comptes d'avoir des positions négatives et de jeter de l'huile sur le feu. "C’est au pouvoir politique d’assumer ensuite et d’engager le pays dans des réformes. (...) La France ne doit pas prendre l’habitude d’un chômage structurel trop haut, s’habitue à trop de dette ou de dépenses publiques, mais sans s’intéresser à l’efficacité de l’action publique ou de l’intérêt général" a-t-il lancé. Une dernière recommandation qui devrait faire réagir.

Lu sur europe1.fr

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