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Christian Estrosi arrive à Paris pour participer à une réunion au siège du parti Les Républicains, en 2017.
Christian Estrosi arrive à Paris pour participer à une réunion au siège du parti Les Républicains, en 2017.
©CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Démission

Christian Estrosi, le maire de Nice, annonce qu’il quitte Les Républicains

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé ce jeudi, dans un entretien au Figaro, qu'il quittait Les Républicains pour travailler à "reconstituer une grande formation politique moderne pour rassembler les gens de droite et du centre autour d'un vrai projet".

Le maire de Nice Christian Estrosi a indiqué qu'il quittait Le Républicains dans une interview au Figaro, publiée ce jeudi 6 mai. Cette nouvelle étape s’inscrit après le départ du maire de Toulon, Hubert Falco, et la polémique politique suite à l'annonce, par Jean Castex, du retrait de la liste LREM au profit de la liste de Renaud Muselier en PACA dans le cadre des élections régionales.

Christian Estrosi explique son choix, ce jeudi 6 mai, auprès de la rédaction du Figaro :

« Je m'en vais de LR. J'ai donc désormais le même statut que Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, sans forcément partager les mêmes analyses. Ils ont démissionné avant moi, on ne leur oppose pas de haine. Je demande le même respect (...) Je n'entends subir ni l'autorité d'un appareil politique, ni d'une autorité gouvernementale quelle qu'elle soit ».

Le maire de Nice a également indiqué qu'il était « temps de reconstituer une grande formation politique moderne pour rassembler les gens de droite et du centre autour d'un vrai projet ».

Après Hubert Falco, Christian Estrosi décide donc de claquer la porte des Républicains.

Christian Estrosi a tenu à défendre sa position dans le cadre de la campagne des régionales face au Rassemblement National :

« Il s'agit d'une élection locale et non d'une élection nationale. Renaud Muselier est notre candidat naturel. La conception de mon rôle c'est d'être comme toujours quelqu'un qui contribue au rassemblement et pas à la division. Seul le rassemblement des forces peut permettre la victoire de l'intérêt général face au RN. Je n'entends subir ni l'autorité d'un appareil politique, ni d'une autorité gouvernementale quelle qu'elle soit. Les seuls à qui j'ai des comptes à rendre, ce sont les électeurs de ma ville et de notre territoire ».

Christian Estrosi a déploré l’attitude des dirigeants des Républicains ces derniers jours à son égard et dans le cadre de la campagne des élections régionales en Paca :

« Jamais je n'avais jamais subi une telle violence dans mon parti. Vous rendez-vous compte des mots utilisés à mon égard et à l'égard d'Hubert Falco ? « Malfaisants ». Ce qui est malfaisant c'est de ne rêver que d'entre soi. Ce qui est malfaisant c'est de regarder quiconque hors de nos murs comme un ennemi ! Ce qui est malfaisant c'est de pactiser avec nos ennemis de l'extrême droite. Je constate, qu'à l'heure où la direction du parti nous faisait procès, un journal [Le Canard enchaîné, NDLR ; «une fable» que dément le député LR des Alpes-Maritimes, contacté par Le Figaro] apportait les preuves qu'Éric Ciotti a négocié à son avantage un accord secret avec le RN lors des dernières législatives. (…) Ce qui s'est passé durant ces quatre derniers jours est d'abord la démonstration de la dérive d'une faction qui semble avoir pris en otage la direction du parti. J'ai tout subi : mise en cause personnelle, insultes, mensonges. Les limites de l'acceptable ont été franchies. Je suis désolé de faire ce constat car il s'agit de ma famille politique. Je suis un gaulliste depuis toujours. Quoi qu'il advienne, cette filiation sera toujours la mienne. Je réaffirme donc, si c'est nécessaire, que je suis aux cotés de Renaud Muselier pour mener cette campagne et assurer le succès de notre région ».

Le Figaro

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