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Arnaud Montebourg.
Arnaud Montebourg.
©Reuters

Un avis tranché

Arnaud Montebourg juge que la politique de Hollande "est en matière économique la même" que celle de Sarkozy

L'ancien ministre de l'Economie et du Redressement productif se confie sur la politique menée par le gouvernement et au niveau européen dans une interview à paraître dans les Echos.

La politique de François Hollande "est en matière économique la même" que celle de Nicolas Sarkozy. Arnaud Montebourg livre un constat âpre et très critique sur l'action gouvernementale menée en France, dans une interview en ligne sur le site des Echos. Dans les colonnes du quotidien,  l'ancien ministre de l'Economie et du Redressement productif dans le gouvernement Valls assure que la politique menée "étouffe l'économie et porte la responsabilité de l'augmentation du chômage".

Pour lui, "le programme d’austérité fiscale commencé par la droite et poursuivi par la gauche est au cœur du grand désaccord national". Un constat qui expliquerait la déroute de la gauche lors des élections départementales. "Le sentiment d’impuissance économique des dirigeants politiques fait aujourd’hui la force du FN", poursuit celui qui a quitté le gouvernement en août dernier. Poursuivant, Arnaud Montebourg explique qu'on "est loin des promesses de 2012". "La défaite est surtout la conséquence des grands choix qui ont été faits depuis 2012 - débats auxquels j’ai âprement participé", assure le socialiste.

Interrogé sur la politique de François Hollande, il assure que celle-ci repose sur "le dogmatisme bruxellois qui mène à l'entêtement". Le quinquennat qui devait être celui de la décroissance du chômage est celui de l’hémorragie du chômage. Le quinquennat qui devait être celui de la protection des classes moyennes est celui de la mise à contribution des classes moyennes pour payer la crise", accuse Arnaud Montebourg, qui précise ne plus avoir vu ni parlé à François Hollande depuis son départ du gouvernement.

"On peut dire que j'ai été évincé", assure le Bourguignon, expliquant avoir aussi été volontaire pour partir. Il lance aussi une pique à son successeur même s'il se refuse de commenter les textes d'Emmanuel Macron. "Si j’étais resté en place, je n’aurais pas cédé face aux corporatismes des professions réglementées, et je n’aurais pas renoncé à certaines protections des salariés, qui ont fait perdre au gouvernement sa majorité sur ce texte", dénonce-t-il.

Sur la vie politique en général, Arnaud Montebourg estime qu'elle était devenue pour elle une "accumulation de contraintes". Même s'il se félicite d'avoir réalisé de nombreuses choses en 17 ans d'engagement politique, il explique "avoir perdu son (mon) temps". Concluant sur son avenir: "En l’état, je me tiens éloigné de ce système néfaste et dangereux."

Lu sur Les Echos

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