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Marine Le Pen et Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2017.
Marine Le Pen et Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2017.
©Eric Feferberg

Tambour battant

Quand Macron entonne no pasaran…

Et ça sonne faux !

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Quand on postule (ou repostule) à la fonction présidentielle, on demande habituellement aux électeurs de se prononcer sur son bilan et son programme. Les Français sont ainsi appelés à voter pour quelque chose ou un homme.

Rien de tel avec Macron. Il veut simplement être élu contre une femme, contre Marine Le Pen. Il s'agit de lui barrer la route. Et de l'empêcher d'établir un régime supposé fasciste en France. Ainsi le chef de l'Etat a déclaré qu'elle "montrait le vrai visage de l'extrême droite". No pasaran donc... Et il a dénoncé ses "dérives autoritaires". Mais dans l'exemple qu'il donne de ses "dérives autoritaires", il s'emmêle un peu les pinceaux.

Il lui reproche d'avoir refusé d'être interviewée par les journalistes de Quotidien, dont le militantisme anti-RN ne fait pas l'ombre d'un doute. Venant d'un homme qui a refusé tous les débats du premier tour avec les autres candidats, ça ne manque pas de saveur...

En revanche, il n'a pas tort quand il reproche à la patronne du Rassemblement National de préconiser une "révolution référendaire". C'est à dire un référendum d'initiative citoyenne. En l'état des choses, c'est impossible et anti-constitutionnel.

En outre, ce serait ouvrir la porte à toutes les démagogies. Mais un président qui a le privilège d'initier un référendum peut aussi être tenté par la démagogie. Macron parle beaucoup et souvent trop vite.

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