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Les meublés de tourisme ont le vent en poupe.
Les meublés de tourisme ont le vent en poupe.
©Pixabay

Juilletistes

Premier bilan de l’été 2022 : qui a fait quoi en juillet ?

Retour des vacanciers étrangers, reprise des départs en dehors de l'Hexagone... le début de la saison 2022 semble renouer avec les tendances pré-Covid.

Virginie  Gendrot

Virginie Gendrot

Consultante pour Protourisme, rattachée à l'agence de Vannes-Grand Ouest.

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Quelles sont les grandes tendances touristiques de juillet 2022 ? 

Virginie Gendrot : Toutes ces tendances sont à consolider, mais ce qui est assez intéressant à observer, c’est que le mois de juillet a démarré très fort avant d’être plus contrasté. La première semaine a été vraiment bonne là où les deux dernières ont été plutôt décevantes pour certaines régions. Les clientèles dotées d’un bon pouvoir d’achat sont assez largement reparties à l’étranger (près d’un quart des vacanciers et 35% des CSP+), contrairement à l’année dernière où elles étaient relativement restées en France. La destination privilégiée à l'étranger est l’Espagne, les îles, la Grèce et plus largement le bassin méditerranéen. Le Magrheb a également connu une forte fréquentation en juillet, et notamment la Tunisie car elle reste une destination étrangère très abordable. On note également le succès du long courrier avec en tête d'affiche les Etats Unis et le Canada. les voyagistesont enregistré 20% de CA en plus par rapport à l'année dernière. Cette reprise des départs à l'étanger s’est ressentie sur la clientèle de juillet en France et notamment sur la façade atlantique. De la même manière, les possesseurs de résidences secondaires dans les stations balnéaires sont eux aussi repartis à l’étranger et ont loué leur maison. Ils ont donc moins dépensé sur place, mais ont été remplacés par des vacanciers. Et heureusement, le retour des vacanciers étrangers a compensé un peu cette tendance.  

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Quelles ont été les destinations privilégiées ? 

On semble retourner à une situation pré-Covid, comparable à 2018-2019. Dans les grandes tendances, on peut aussi noter une reprise de tourisme urbain, porté par la clientèle étrangère. C'est très clair à Paris, Lyon, Bordeaux, etc. Les destinations qui ont le plus souffert sont les zones rurales qui dépendaient du tourisme de proximité et avaient prospéré avec le Covid. On a aussi constaté, pour les clientèles françaises qui restaient en France, un changement dans les choix de destination en raison de la baisse du pouvoir d'achat. Certains vacanciers sont en effet partis moins loin. Le prix de l’essence a eu un impact sur ces décisions. Les Bretons par exemple sont ainsi allés plus que d’habitude sur la côte Atlantique plutôt que dans le sud. Néanmoins le littoral méditerranéen est resté particulièrement attractif. La Normandie a également été très visitée, le climat et le côté “nature” faisant leur effet. A l’inverse, la Dordogne a vécu un début de saison compliqué. Les incendies dans le bassin d’Arcachon - qui ont réduit en flammes plusieurs campings – ont eu un impact sur la fréquentation touristique de juillet, non seulement dans les campings concernés (les 5 campings qui ont été évacués représentent 1/4 des nuitées de l'hôtellerie de plein air et près de 40% du CA du bassin !), mais également dans tous les commerces et restaurants.

Les vacanciers ont-ils privilégié un type d’établissement de résidence ? Et d’activité ? 

Globalement les hôtels et campings n’affichent pas complet, même s’il y a une disparité selon les zones (campagne, façade atlantique...). L'hôtellerie indépendante en province a souffert de la concurrence des meublés de tourisme qui font de très bons chiffres : les Gîtes de France, Airbnb, location saisonnière, etc. C'est une tendance de fond qui s’est accentuée avec le Covid, les gens préféraient des logements individuels en 2020 et 2021 pour ne pas se mélanger et ne pas partager d’espaces collectifs. 2022 marque bien un retour massif de la clientèle en camping mais surtout la performance des meublés de tourisme. Dans le détail, les gros porteurs hôteliers et de camping, qui ont leur propre centrale de réservation, ont cartonné cet été-là où les indépendants ont plus souffert.

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Les vacanciers ont exercé beaucoup d'activités de plein air (baignade, nautisme, randonnée....) ainsi que des activités culturelles. De nombreux châteaux ont très bien marché, mais pas les grottes de Lascaux par exemple. Le surf fonctionne très bien, mais moins le kayak. Donc il est difficile de trouver une tendance claire qui se dégage. Et encore une fois cela va dépendre des régions.

Le mois de juillet laisse-t-il présager août ?  

Si le mois de juillet a été contrasté par certains égards, le mois d’août s’annonce excellent. Les intentions et les réservations sont très bonnes. Le monde d'après covid ressemble beaucoup au monde d'avant covid : un bon mois de juillet mais contrasté selon les régions et un très bon mois d'août. Ce qui nous intéresse, c’est de savoir si la dernière quinzaine d’août sera aussi bonne qu’elle l’a été les deux dernières années.

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