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Petits conseils pour utiliser au mieux la nouvelle plateforme de saisie des vœux d’études supérieure
©Reuters Pictures

Passe ton bac d'abooooord

Petits conseils pour utiliser au mieux la nouvelle plateforme de saisie des vœux d’études supérieure

Si Parcoursup, la nouvelle plateforme post-bac, a été lancée mi-janvier, c'est seulement à partir de ce lundi que les lycéens de terminale vont pouvoir s'y inscrire et lister leurs voeux. Petit état des lieux pour s'y retrouver.

Modwene Tourné

Modwene Tourné

Modwene Tourné est professeure dans un lycée général technologique à Cannes. Elle a été conseillère en insertion sociale et professionnelle en mission locale, professeurs pour les concours paramédicaux et sociaux.

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Atlantico : Aujourd'hui, quelles sont les réalités de l'orientation vers les études supérieures et que va changer le lancement de Parcoursup par rapport à APB?

Modwène Tourné : Avant, il était question de classifier les vœux des élèves, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Maintenant ils doivent formuler 10 vœux maximum chacun accompagné par une lettre de motivation.

Au premier et au deuxième trimestre, ils auront voix au chapitre au-delà de la simple notation. Dès le premier trimestre, les lycéens vont formuler une dizaine de vœux sur papier que l'on va déjà examiner et les enseignants émettent des avis sur ceux-ci. Ces vœux du premier trimestre sont temporaires et deviendront définitifs au deuxième trimestre, avec cette fois une inscription sur la plateforme Parcoursup accompagnés de l'avis des enseignants. Normalement les enseignants du supérieur tiendront compte de ces avis.

Il y a toujours une heure d'accompagnement personnalisé par semaine pendant laquelle on travaille sur l'orientation avec les élèves (création de fiches métier, documentation…). Un changement tout de même : il y a maintenant deux "professeurs principaux" pour chaque classe de terminale qui travaillent tous les deux sur l'orientation des élèves. Le problème est que le deuxième professeur principal a du mal à dégager du temps pour le faire, car on lui demande d'assumer cette fonction sur le temps de travail de sa matière.

Enfin, il y a maintenant trois semaines dédiées à l'orientation. Pendant ces trois semaines, les professeurs principaux s'occupent de trouver des professionnels pour les faire venir en classe, rencontrer les élèves, pour parler des réalités de leur métier. Ces rencontres sont généralement un franc succès et c'est ce qui intéresse le plus nos étudiants.

Evidemment tout cela ne vient pas remplacer le travail du conseiller d'orientation avec qui les élèves ont un rendez-vous obligatoire dans l'année.

Quels seraient les conseils à donner aussi bien aux professeurs qu'aux étudiants pour qui cette question de l'orientation est souvent angoissante ?

D'abord, il faut arrêter d'obliger les élèves à dire quel métier ils veulent faire en définitive. On le fait dès la seconde et c'est évidemment stressant pour ces élèves qui, à part de très rares cas, n'en ont aucune idée. En seconde ou en terminale il n'est pas difficile de comprendre que l'on peut avoir du mal à se projeter.

Il faut les pousser à se demander ce qu'ils aiment faire dans la vie et quels sont ses points forts. Il faut partir sur quelque chose de large pour ensuite affiner avec son professeur.

Ensuite il faut voir un maximum de professionnels en dehors de l'école. Il faut aller à la rencontre de ceux qui exercent un métier qui peut nous intéresser pour prendre conscience des réalités de ce dernier.

Enfin, il faut arrêter de penser qu'il faut à tout prix faire des études pour faire des études. Il y a des filières parallèles que l'on ne connait pas assez et dans lesquelles les enfants seraient beaucoup plus heureux. Mais là, c'est un travail à faire en amont, dès le collège, et à faire aussi bien sur les élèves que sur les parents.

A mes collègues  je leur conseille de se renseigner au maximum sur le débouché des filières dans lesquelles leurs étudiants vont et de se renseigner sur les métiers que veulent faire leurs élèves.

Mais surtout, je leur conseille d'arrêter de se baser uniquement sur les notes des élèves pour les orienter. Un élève qui sera brillant en mathématiques en terminale ne s'épanouira pas forcément en faculté de mathématiques par exemple. Il faut plus prendre en compte la personnalité des élèves que l'on finit par connaître pour les orienter au mieux.

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