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Napoléon était un suprémaciste blanc : et ce n’est pas n’importe qui qui le dit…
Napoléon était un suprémaciste blanc : et ce n’est pas n’importe qui qui le dit…
©Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

Chasse aux sorcières

Napoléon était un suprémaciste blanc : et ce n’est pas n’importe qui qui le dit…

C’est le verdict sans appel d’une très objective Commission d’enquête.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Pour certains, Napoléon n'avait que des défauts. En réalité, il fut le plus grand homme de sa période. Nous lui devons entre autres le Code civil qui aujourd'hui structure encore la France. Nous lui devons l'aboutissement de l'émancipation des Juifs.

Des militants de la Brigade anti-négrophobie soutenus par ceux du comité Justice pour Adama et éclairés par la lumineuse pensée du camarade Edwy Plenel, sont à l’œuvre pour que la vérité éclate sur cet horrible personnage.

Ici et là on essaie de déboulonner ses statues et son nom est tagué. C’est que Napoléon a, à la demande de cette esclavagiste de Joséphine mais pas seulement *, rétabli l’esclavage aux Antilles. Ces activistes sont cultivés. Ils connaissent tous les vers de Victor Hugo « Waterloo, morne plaine ». Ils les ont simplement un peu changés en « Waterloo joyeuse plaie » …

Mais ces combattants ne sont pas de taille à lutter contre l’Etat français raciste et esclavagiste. Comme pendant la première guerre mondiale et la deuxième, les Américains ont volé à leur secours. Bienvenue à nos sauveurs !

Dans les années 50, il y eut aux Etats-Unis une Commission d’enquête sur les activités anti-américaines présidée par le tristement célèbre sénateur McCarty. Lui a succédé une Commission d’enquête sur les activités anti-noires. Elle se réunit régulièrement dans les locaux du New-York Times.

Un lanceur d’alerte l’a prévenue que la France s’apprêtait à commémorer le bicentenaire de la disparition de l’empereur. L’affaire n’a pas traîné et le verdict est tombé, implacable ; « la France ferait mieux de se pencher sur son passé esclavagiste, plutôt que de célébrer une icône de la suprématie blanche.

Les décisions de la Commission d’enquête du New-York Times sont toujours suivies d’effets. Il faudra donc nous incliner. Napoléon subira donc le sort de Pépé le Putois (un violeur !). Dans la fosse commune en dehors de ce pauvre animal, Napoléon rejoindra les cadavres d’Autant en emporte le vent, de la Belle au Bois dormant (violée par le prince charmant), des Aristochats (racistes). Nous ne doutons pas que le New-York Times en fera de même pour le Petit Chaperon rouge qui constitue une insupportable apologie de la maltraitance animale. Les Trois petits cochons, islamophobes, suivront.

Nous avons à cœur de compléter le portrait de Napoléon dressé par le grand (?) journal américain. L’empereur était cisgenre ce qui au mieux peut être considéré comme une invalidité. Son racisme évident est aggravé et illustré par le fait qu’il ne couchait qu’avec des Blanches : Joséphine de Beauharnais, Marie Louise, Maria Walewska. Alors qu’il y avait tant de jolies filles noires en Haïti, en Martinique et en Guadeloupe…

* : Les Anglais qui avaient des esclaves dans la même région nous l'ont également demandé. Par crainte de la contagion.  

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