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Elisabeth Moreno lors d'une rencontre avec des entrepreneurs et des managers à Paris, le 8 mars 2021.
Elisabeth Moreno lors d'une rencontre avec des entrepreneurs et des managers à Paris, le 8 mars 2021.
©Ludovic MARIN / AFP / POOL

Il aurait mieux fait de rester à Sainte-Hélène

« Napoléon était misogyne » (Elisabeth Moreno). Mais bizarrement elle n’en a pas informé Macron

Elle est originaire du Cap-Vert. Donc les îles (Elbe, Sainte-Hélène) elle connaît.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Elisabeth Moreno est secrétaire d’Etat chargée de la citoyenneté, de l’égalité des chances et d’un tas d’autres choses. Mais sa grande spécialité c’est de dénoncer les féminicides. Et de misogynie à féminicide, il n y a pas loin.

Il y a quelques temps, elle se produisait sur RTL. On a abordé la commémoration du bicentenaire du décès de l’Empereur. Et là son cœur sensible de femme n’a fait qu’un tour. « Napoléon était le plus grand misogyne que j’ai jamais vu », a-t-elle déclaré.

On ignore de quels éléments Elisabeth Moreno disposait pour formuler cette terrible accusation. Joséphine de Beauharnais, Marie-Louise, Maria Walewska et les innombrables maîtresses de l’Empereur ne sont plus là pour témoigner. L’une d’entre elles, Mlle Gisèle, une actrice est restée célèbre à cause du petit mot que lui faisait toujours parvenir Napoléon avant de venir la voir.

Il lui écrivait : «  déshabillez-vous, Mademoiselle, j’arrive ». L’empereur était, on le sait, un homme pressé. On peut en déduire qu’il était très rapide dans ses étreintes. Ce qui est, à n’en pas douter, une forme détestable de misogynie. Est-ce à cela qu’Elisabeth Moreno faisait allusion ?

Reste qu’elle a caché cette vilenie impériale à Macron qui ne l’a pas mentionnée dans le très beau discours qu’il a prononcé pour commémorer la mémoire napoléonienne. Très beau ? Oui par bien des aspects. Moins dans d’autres.

Le président de la République n’a pas pu s’empêcher – cédant aux pressions indigénistes – de critiquer Napoléon lui reprochant d’avoir rétabli l’esclavage. C’est dans l’air du temps. Et il ne fait pas bon de respirer cet air-là.

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Macron a également déploré que l’Empereur n’ait pas été « économe en vies humaines ». A l’époque des guerres napoléoniennes, la vie des soldats, quelle que soit la bannière sous laquelle ils combattaient, ne valait pas grand-chose.

On n’a pas entendu dire que Wellington, Blücher, le Tsar de Russie ou l’amiral Nelson aient été « économes de la vie de leurs soldats ».

Nous avons failli oublier un peu Elisabeth Moreno. Revenons à elle pour lui dire, référence napoléonienne oblige, le mot de Cambronne.

PS : Une amie me souffle que les écologistes non plus n’aiment pas Napoléon car il ne pratiquait pas le tri sélectif. Ça vaut peut-être un autre article…

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