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Mais pourquoi la Commission européenne boycotte-t-elle une partie de la franc-maçonnerie française dans ses consultations sur l'avenir de l'Europe ?
©Reuters

Guerre de religion

Mais pourquoi la Commission européenne boycotte-t-elle une partie de la franc-maçonnerie française dans ses consultations sur l'avenir de l'Europe ?

Depuis le traité de Lisbonne, la Commission consulte les francs-maçons comme les responsables religieux. Mais le choix des obédiences montre un goût prononcé pour la maçonnerie athée et une étrange absence des "déistes".

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www.lecourrierdesstrateges.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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L'article 17 du Traité de Lisbonne prévoit un dialogue régulier avec les églises, les religions et les organisations philosophiques et non confessionnelles. C'est pourquoi le vice-président de la Commission Frans Timmermans (néerlandais) reçoit régulièrement des clercs et des représentants de mouvements maçonnique.

Hier, cet ancien des services secrets néerlandais recevait des francs-maçons pour évoquer avec eux l'avenir de l'Europe. Et, surprise! il avait éliminé de sa liste tous les francs-maçons français qui acceptent l'existence d'un grand architecte de l'univers. Seules étaient présentes les obédiences françaises athées, sauf Marie-Thérèse BESSON, présidente de l'institut maçonnique européen, grande maîtresse de la Grande loge féminine de France. 

On s'étonnera de cet ostracisme sans raison apparente... ou connue. 

Le contexte de cette rencontre

Selon la Commission, la réunion de haut niveau avec des représentants d'organisations philosophiques et non confessionnelles qui s'est tenue aujourd'hui est la huitième d'une série de réunions qui a été lancée par la Commission en 2009, lorsque le dialogue avec les églises, les religions et les organisations philosophiques et non confessionnelles a été inscrit dans le traité de Lisbonne (article 17 du TFUE). Le dialogue relève de la compétence du premier vice-président Timmermans.
La Commission tiendra sa réunion annuelle avec les responsables religieux le 7 novembre 2017 et abordera le sujet de l'avenir de l'Europe.
Le 1er mars 2017, la Commission européenne a adopté un livre blanc sur l'avenir de l'Europe (IP/17/385). Ce livre blanc a pour but d'encourager le débat sur la manière de faire en sorte que l'UE protège l'ensemble de ses citoyens, les défende et renforce leur autonomie. Il énonce les principaux défis et opportunités pour l'Europe au cours de la décennie à venir: l'incidence des nouvelles technologies, la mondialisation, les questions de sécurité et la montée du nationalisme. Il souligne la nécessité de profiter des évolutions récentes et de saisir les occasions qui se présentent. Le livre blanc énonce cinq scénarios possibles quant à la manière dont l'Union pourrait évoluer d'ici à 2025 en fonction de la réponse apportée par les États membres.
Le livre blanc marque le coup d'envoi d'un processus dans lequel les 27 États de l'UE décideront de l'avenir de leur Union. Pour encourager ce débat, la Commission, en collaboration avec le Parlement européen et les États membres intéressés, organisera une série de «débats sur l'avenir de l'Europe» dans les villes et les régions de toute l'Europe. La Commission a aussi contribué au débat avec une série de documents de réflexion sur cinq questions essentielles pour l'UE d'ici à 2025. Quatre documents de réflexion ont déjà été adoptés: sur le développement de la dimension sociale de l'Europe (26 avril), la maîtrise de la mondialisation (10 mai), l'approfondissement de l'Union économique et monétaire (31 mai) et l'avenir de la défense de l'Europe (7 juin). Un document de réflexion sur l'avenir des finances de l'UE est prévu pour adoption le 28 juin.
Le discours sur l'état de l'Union que prononcera le président Juncker en septembre 2017 reprendra et développera ces idées et de premières conclusions pourraient être tirées à l'occasion du Conseil européen de décembre 2017. Cela permettra de décider d'une ligne d'action à mettre en œuvre dans les temps pour les élections européennes de 2019.

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