Le miel bien moins bon pour la santé que l’on imaginait | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Consommation
Le miel n'est pas moins bon que le sucre, mais il n'est pas non plus meilleur.
Le miel n'est pas moins bon que le sucre, mais il n'est pas non plus meilleur.
©Reuters

Acide

Le miel bien moins bon pour la santé que l’on imaginait

Méfiez-vous : même si ses qualités sont pour certaines reconnues, le miel n'est pas si bon que ça pour la santé. Son acidité peut notamment avoir des conséquences non négligeables sur votre organisme.

Béatrice  de Reynal

Béatrice de Reynal

Béatrice de Reynal est nutritionniste Très gourmande, elle ne jette l'opprobre sur aucun aliment et tente de faire partager ses idées de nutrition inspirante. Elle est par ailleurs l'auteur du blog "MiamMiam".

Voir la bio »

Atlantico : Il est communément admis que le miel est meilleur en termes nutritionnels que le sucre. Pourquoi le miel bénéficie-t-il d'une image plus positive que le sucre ? Est-ce réellement le cas ?

Béatrice de Reynal : C'est une idée reçue : le miel est 1000 fois meilleur nutritionnellement que le sucre... mais ce n'est pas physiologiquement exact. En effet, le miel est composé d'un mélange des 2 molécules qui composent le saccharose ou sucre de table : le glucose et le fructose. C'est donc un sucre "encore plus rapide" que le sucre de table. 

Même s’il contient du pollen des fleurs dont provient le nectar, des hormones des abeilles, et d’une prédilection par le jabot de l’abeille… nous ne sommes pas des larves d’abeille et ces protéines là ne nous sont pas utilement actives. Mais certes, il est délicieux !

Sa "rapidité" d’absorption peut-elle être dangereuse ? Quel conflit peut-il entraîner avec l'insuline par exemple ?

Sa rapidité n’est en rien dangereuse : il permet - tout comme le sucre de table, de rendre mangeable des aliments trop acides ou trop fades pour être consommés : certains fruits acides (abricot, groseille…) les tisanes ou infusions, les décoctions de plantes certes bénéfiques mais parfois, terriblement amères.

Les sujets diabétiques le comptabiliseront au même titre que le sucre. Consommé au sein d’un repas, il ne présente aucun danger.

Le miel étant à 55% composé de fructose, quelle différence y a-t-il avec le sucre dans la façon dont notre corps l'assimile ?

Le miel n'est pas moins bon que le sucre, il n'est pas non plus meilleur. Et l'un comme l'autre ne sont pas mauvais pour la santé. En effet, le glucose est le carburant préféré et indispensable du cerveau et du tissu nerveux. Il est essentiel pour le maintient de la glycémie à son niveau d'équilibre. C'est aussi le carburant préféré de nombre de cellules et de tissus car il est utilisé rapidement, sans effort, et produira de l'énergie, bien sûr, mais aussi, de l'eau et du gaz carbonique qui sera éliminé par les poumons. C'est donc une énergie "propre" qui ne laisse pas de toxine ni déchet dans l'organisme.  Le miel étant une production du jabot de l'abeille, il contient des substances bactériostatiques qui permettent un effet sur la plaque dentaire et sur l'estomac. Il serait donc légèrement moins cariogène que le sucre et relativement plus protecteur contre les aigreurs d'estomac... Sauf que le miel est un produit très acide dont on ne perçoit pas l'acidité à cause de l'effet masquant du sucre. Donc le miel peut aussi induire des aigreurs sur des sujets très sensibles. 

Certains miels ont en outre des qualités reconnues: le miel de tilleul est bon pour le sommeil, le miel de châtaigner pour les maladies cardiovasculaires, celui de bruyère pour les problèmes rénaux... Certains sont-ils meilleurs que d'autre pour la santé ? Quels sont ceux à éviter ? Dans quelle mesure faut-il en consommer pour qu'ils ne soient pas trop néfaste pour la sante ?

Les miels mono-fleur développent distinctement les flaveurs de la plante… et deviennent alors réputés bons pour ceci ou cela. C’est surtout le parfum et la poésie du miel qui va lui conférer ses propriétés qui relèvent plus du placebo que de la véritable efficacité. Délicieux placebo.

Néanmoins, n’oublions pas que le miel contient des substances bactériostatiques : c’et-à-dire douées de la faculté d’empêcher le développement de bactéries. C’est l’effet de sanitation du miel !

La nature est bien faite ! Aussi a-t-il été utilisé dans des cataplasmes pour soigner des plaies. 

Aujourd’hui, il est des produits plus spécialisés dans ces fonctions : consommons le miel comme il se doit : avec plaisir et modération

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !