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Emmanuel Macron et Olivier Véran lors d'une visite d'un centre hospitalier durant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.
Emmanuel Macron et Olivier Véran lors d'une visite d'un centre hospitalier durant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.
©Ludovic MARIN / POOL / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

La mort à crédit. La France de la peur contre les entrepreneurs

Alors que l'activité économique redémarrait depuis de nombreux mois en France, l'incertitude et l'inquiétude augmentent pour la période hivernale et pour l'économie française face à la menace du variant Omicron.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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Ce matin, mon fils a reçu un mail sympathique. Effrayant et navrant, serait plus proche de la réalité.

En résumé, le festival qui marquait le redémarrage possible de son activité, stoppée inutilement depuis 2 ans, lui indiquait que le Préfet, l’annule purement et simplement. L’espoir qu’il avait nourrit, les achats qu’il avait commencé à anticiper, le plaisir de se remettre au travail, dans son « foodtruck », le plaisir de pouvoir assumer à nouveau sa vie d’entrepreneur, de s’en sortir enfin, au lieu de vivre de petits boulots, sans plus aucune aide du « gouvernement » depuis octobre, s’écroulait par cette lecture devenue désormais banale. L’activité est devenue l’exception. La liberté également. La vie tout court est devenu une exception.

La lecture de cette prose infamante, dictée par la peur, une terreur inexplicable mais tenace, la lâcheté comme forme de gouvernance, sans rien d’autre pour la soutenir et l’étayer que la précaution. Cette précaution qui dessine le déclin de l’Europe, qui l’aura bien cherché, plus occupée par la rédaction de document sur la woke-culture et le « dé-genrage », que l’identité et la conquête économique. Les nuls ont toujours des combats de retard.

Alors, j’ai regardé les chiffres, ces chiffres que certains et médias et le gouvernement agitent, brassent, pour en faire un cocktail de peur depuis 2 ans, passant de la mort aux contaminations quand le faible nombre de morts ne suffit plus à effrayer les « peureuses » que sont devenus les Européens, Français et Italiens, Allemands en tête (de très loin). Au shaker pas à la petite cuillère, qui est réservée à la façon dont se feront ramasser, nombre de nos entrepreneurs, prochainement.

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Que disent les chiffres, et certains virologues, qui étonnamment sont peu présents dans les médias dominants ? Que le virus est très contaminant, mais que comme tous les virus dans « l’histoire des virus », ils deviennent de moins en moins dangereux au fur et à mesure du temps. Lors de la fausse 4ème vague, nombre d’entre nous constataient dans tous les pays une totale décorrelation entre le nombre de contaminés et celui des décès. Malgré cela, tout le monde céda à la panique, il fallait confiner, enfermer, interdire, castrer, ostraciser.. Pour rien ! Il n’y a PAS eu de 4ème vague. Jamais dépassé les 2500 hospitalisés, et les morts n’ont quasiment pas augmenté.

Tenez-vous bien, mon fils sera interdit d’activité pour quoi ? Pour rien !

Suède aucun mort ces derniers jours, dans ce pays que Véran dénonçait comme le grand Satan, tout au long de l’année 2020, puis arrêta de le faire quand les courbes marquèrent le succès de la politique Suédoise par rapport à celle de la France. Espagne et Portugal quasiment zéro. Royaume Uni à peine une légère augmentation. Italie 80 morts. Début de semaine en France, on parlait d’une moyenne de 48 morts sur 8 jours, et certains jours à 100 personnes toujours principalement âgées et comorbides. La population n’est pas menacée d’extinction, elle a été largement contaminée, ou malade, même si majoritairement asymptomatique, et peu susceptible, vu notre taux de vaccination, de quelconque conséquences. Aux USA, pas d’alerte majeure, 600 morts en moyenne, soit l’équivalent d’une petite centaine en France. Rien donc. Et d’ailleurs à part les radicaux de gauche à NYC ou San Francisco, la plupart des Etats sont ouverts.

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En clair, on met mon fils, vos fils et filles, entrepreneurs, en danger de mort économique, pour rien. Les contaminés sont plus jeunes, ce qui est une bonne nouvelle, car ils tombent moins malades que les autres et ne réalisent pas, pour la plupart, qu’ils l’ont attrapé.

Nous sommes toujours dans un pays en État d’urgence, un État d’exception intolérable pour un pays qui se targue d’être démocratique. Les nazis ne sont pas à nos portes, et nous ne parlons ni du sida, ni de Ébola. Juste d’un virus qui mute, mais tue peu. Peut-être serait-il temps que les « interdits de travail » viennent rappeler aux « bunkerisés » Parisiens de l’Élysée ou d’ailleurs, qu’ils ont besoin de vivre et que la mort de quelques-uns ne doit pas entraîner la mort économique de tous les autres. Ce matin, le PDG d’un des plus grands labos pharma mondiaux, me rappelait que lors de l’arrivée du Sida, on mourrait quasiment dans 100% des cas. Et on n’a pas bloqué les frontières et économies du monde entier pour autant. Que s’est-il passé depuis ? La couardise serait-elle devenue la principale qualité des politiques ?

Les patrons des discothèques seraient ils enfermés, au bord du suicide, dans leurs discothèques ? Pourquoi ne sont-ils pas dans les rues pour manifester leur désaccord ? Comment peuvent-ils accepter qu’on fasse croire que 1200 discothèques en France pourraient provoquer un cataclysme sanitaire ? De qui se moque-t-on ? Idem pour les festivals, il y en a peu en hiver. Les marchés de Noël seront ouverts, les festivals fermés. Quelle hérésie ! Toujours en Absurdistan. Le pire c’est qu’une majorité de Français approuvent ces mesures. Pourquoi ? Ils ont peur. Ils pensent qu’ils vont mourir. Goebbels aurait adoré cette période. La répétition de messages de désinformation marche toujours en 2021.

Mon fils ? Il lui restera bientôt le RSA. Et encore. Pourquoi ? Je ne sais pas, et je ne sais même pas comment le réconforter. C’est ainsi que l’on finit par détester le pays qui vous a donné naissance, et adorer celui qui vous a accueilli et vous laisse vivre en liberté, ici en Floride. Le père, l’entrepreneur, le citoyen, ces 3 personnes qui sont en moi, retiennent la nausée qui s’emparent d’eux et rêvent d’un nouveau Président, pour oublier la lignée de ceux qui ont présidé à nos 40 dernières années.

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