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©MOHD RASFAN / AFP

Dans le bain

Burkini vaincra ? La Défenseure des droits s’enrôle dans les rangs de celles qui portent cet accoutrement.

Elle choisit toujours soigneusement ses causes.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Défenseur des droits c’est une institution à première vue utile et républicaine. Cet organisme a pour mission de veiller à ce que soient respectés les droits du citoyen. Rien de plus, rien de moins. Mais il n’a pas à dire le droit. Ce n’est pas de son ressort.

Or, il a largement outrepassé ses prérogatives en sommant une base de loisirs de l’Ile-de-France de lever l’interdiction de s’y baigner en burkini. Le plus croquignolet dans cette affaire est que la Défenseure des droits a agi sur plainte du CCIF, l’officine islamiste dissoute par les autorités. On savait qu’elle était « muslim friendly » mais on ignorait à quel point sa passion était brûlante.

L’interdiction du burkini obéit à deux choses. Des raisons d’hygiène évidentes. Et aussi, ce que nul ne peut ignorer, le fait qu’il est l’une des armes offensives de l’islam salafiste. La Défenseure des droits n’est sans doute pas aveugle. Mais, défiant la morale commune, elle préfère se porter au secours des pauvres musulmanes « discriminées » selon elle. Le burkini est une tenue parfaitement laide. Pas parce qu’elle cache le corps des femmes (on ne sait pas en effet ce qu’il y a en-dessous…).

Mais parce que sa vue offense l’idée que nous nous faisons de la dignité humaine, de la dignité de la femme. Si la Défenseure des droits avait dans son errance juridique gain de cause, on peut craindre des troubles graves sur les bases de loisirs. Des enfants en très bas âge seraient pris de peur : « un monstre, un monstre ! ».

Et la nuit feraient des cauchemars empêchant leurs parents de dormir. D’autres plus âgés et moins fragiles s’écrieraient en voyant des dames en burkini : «  oh un Télétubbie, en vrai, en grand. Je le veux. Papa, maman, achetez-le moi ! ». On imagine les tourments des parents tentant d’expliquer à leurs bambins que ça ne s’achète pas. Rien que pour ça le burkini doit rester interdit.

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