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1 000 ans pour trouver une autre planète pour sauver l’humanité : Stephen Hawking en pleine crise de lucidité ou de dépression à la Malthus ?
©Nasa Ames

Y'a pas le feu !

1 000 ans pour trouver une autre planète pour sauver l’humanité : Stephen Hawking en pleine crise de lucidité ou de dépression à la Malthus ?

Selon Stephen Hawking, l'humanité ne réussira pas à vivre encore mille ans sur la Terre. L'homme, pour lui, n'arriverait pas à éviter une catastrophe majeure. Une prévision pleine de pessimisme à nuancer.

Laurent Alexandre

Laurent Alexandre

Chirurgien de formation, également diplômé de Science Po, d'Hec et de l'Ena, Laurent Alexandre a fondé dans les années 1990 le site d’information Doctissimo. Il le revend en 2008 et développe DNA Vision, entreprise spécialisée dans le séquençage ADN. Auteur de La mort de la mort paru en 2011, Laurent Alexandre est un expert des bouleversements que va connaître l'humanité grâce aux progrès de la biotechnologie. 

Vous pouvez suivre Laurent Alexandre sur son compe Twitter : @dr_l_alexandre

 
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Atlantico : Stephen Hawking a annoncé qu'il considérait que l'humanité aura disparu de la Terre d'ici 1 000 ans. Son argument est que nous n'avons pas les moyens d'éviter une catastrophe majeure dans les années à venir. Que pensez-vous de cette affirmation ?

Laurent Alexandre : Les peurs apocalyptiques ont toujours existé. Stephen Hawking se situe dans cette longue lignée. Les contemporains du Christ étaient convaincus de la proche fin des temps. En l’an 1000, la fin du monde semblait imminente. L’économiste anglais Malthus affirmait en 1800 qu’au-delà de 5 ou 7 millions d’habitants, les Anglais allaient mourir de faim. Il y a aujourd’hui 65 millions de Britanniques, dont 30 % sont obèses. A la fin du XIXème siècle, The Times prévoyait que Londres serait bientôt recouverte de 100 mètres de crottin de cheval à cause de l’augmentation du trafic… Les personnes âgées sont souvent pessimistes et Hawking est très malade, ce qui peut expliquer sa vision noire du futur. Il est vrai que son avenir médical personnel n’est vraiment pas très heureux.

Des défis de taille semblent pourtant se profiler déjà dans les prochaines années : défis écologiques avec les risques de forts dérèglements, défis économiques avec la montée des inégalités, défis démographiques avec l'augmentation massive de la population mondiale, défis politiques, etc. Sommes-nous de taille à les relever ?

Nous avons toujours relevé les défis environnementaux.  Récemment, le trou dans la couche d’ozone faisait craindre l’explosion des cancers de la peau à cause de la diminution de la protection que l’atmosphère nous offrait contre les rayonnements UV. En vingt-cinq ans, un effort international a permis sa reconstitution… La fin du monde a été évitée, faisant mentir les gourous friands de scenarios apocalyptiques. Il en sera de même pour le réchauffement climatique. En matière démographique, la famine a beaucoup régressé, l’augmentation du pouvoir d’achat des pays les moins avancés est spectaculaire. Globalement le monde va plutôt mieux.

Quelles sont, à votre avis, les entreprises essentielles dans lesquelles l'humanité doit s'embarquer si elle veut éviter une catastrophe ? Peut-on penser notamment à l'aventure aérospatiale ? 

Coloniser l’espace est un objectif de l’Humanité mais ce n’est pas pour quitter une Terre polluée et invivable, mais plutôt pour conquérir de nouveaux espaces comme notre espèce l’a toujours fait.

Indépendamment de la colonisation du cosmos, prendre soin de la Terre s’impose. On connaît les recettes. Produire de l’énergie sans carbone, développer la voiture électrique, promouvoir les énergies renouvelables et leur stockage. Et de nouvelles menaces existent : l’intelligence artificielle pourrait devenir hostile… ce qui est une autre crainte de Hawking. Depuis toujours, l’homme a relevé des défis de toute nature et cela va continuer.

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