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Le ciel de la capitale chinoise n’a sans doute jamais été aussi gris.
Le ciel de la capitale chinoise n’a sans doute jamais été aussi gris.
©Reuters

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Pollution atmosphérique : les pouvoirs publics réagissent

Les niveaux records de pollution enregistrés dans le ciel de Pékin et Shangai, les deux villes les plus peuplées de Chine, combinés à la colère des médias et de l'opinion, ont amené les pouvoirs publics à prendre des dispositions. En France aussi, les autorités veulent assainir l'atmosphère.

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La municipalité de Pékin acculée

Le ciel de la capitale chinoise n’a sans doute jamais été aussi gris. L’« airpocalypse » - c’est le nom donné par les médias au gigantesque afflux de particules fines observé depuis le début de l’année dans l’atmosphère pékinoise - fait bien sûr couler beaucoup d’encre. Il resserre aussi considérablement l’étau autour de la municipalité, qui ne peut rester sans réagir.

Face à l’indignation grandissante de ses concitoyens et à la forte hausse du nombre de patients hospitalisés pour des problèmes respiratoires, celle-ci a dévoilé une série de mesures censées réduire durablement la pollution atmosphérique, mais qui paraissent d’ores et déjà insuffisantes de l’avis de nombreux observateurs et spécialistes. La fermeture d’usines polluantes, la réduction des rejets de charbon et l’interdiction de certaines catégories de véhicules constituent cependant un pas dans la bonne direction.

Plusieurs dizaines de milliers de véhicules seront par ailleurs retirés de la circulation dès cette année et il est question d’une proscription de la circulation automobile en cas de pic de pollution. Soulignons également l’entrée en vigueur aujourd’hui même d’une nouvelle norme d’émissions baptisée « Pékin 5 », censée réduire de 40 % les rejets d’oxyde d’azote (NOx), ainsi que le remplacement par un dispositif « propre » du système de chauffage au charbon dans quelque quarante-cinq mille logements.
En tout, la mairie s’est engagée à investir 350 de yuans (environ 43 milliards d’euros) d’ici 2015 pour faire baisser la pollution atmosphérique. Une somme déjà très élevée, mais dont il est à craindre qu’elle ne suffise pas pour obtenir des résultats probants.

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Impuissance

Bien qu’animées de très bonnes intentions, les autorités pékinoises ne peuvent pas faire de miracles, en tout cas dans l’immédiat. Les dispositions qu’elles se sont résolues à prendre ne commenceront à porter leurs fruits que dans quelques semaines au mieux.
En attendant, la pollution atmosphérique ne diminue pas, au contraire, et le meilleur conseil à prodiguer aux habitants de la mégapole, qui compte environ vingt millions d’habitants, est bel et bien de… sortir le moins possible de chez eux. Diffusée avant-hier, la consigne s’applique en particulier aux enfants et aux personnes âgées, plus vulnérables, et a été relayée par les radios du matin.

Elle symbolise l’impuissance des pouvoirs publics, tandis qu’un nombre croissant d'habitants se déplacent le visage recouvert d'un masque filtrant, certains le conservant même à leur travail ou à leur domicile. Le modèle de développement chinois doit être reconsidéré, estiment les médias et une large frange de l’opinion avec eux, et accorder davantage de place à la protection de l’environnement et des habitants.

Il serait navrant que le gouvernement de la future première puissance économique mondiale, envers et contre tout bon sens, n’accède pas à leur requête.

Sus aux feux de cheminée

La mesure peut sembler surprenante de prime abord, mais c’est méconnaître la forte contribution des feux de cheminée à la pollution atmosphérique. Ceux-ci émettraient quatre mille cent tonnes de particules fines chaque année dans l’atmosphère francilienne si l’on en croit un rapport d’Airparif, dont les travaux ont manifestement suscité un écho favorable auprès de la préfecture d’Île-de-France.

Elle a en effet déposé un arrêté destiné à interdire l’usage des cheminées à foyer ouvert en Île-de-France à l’horizon 2015. Une partie des cent vingt-cinq mille foyers ouverts de la région situés dans les zones urbaines pourraient de fait être définitivement condamnés, sauf à les transformer en inserts et autres poêles à bois - ce qui, toujours selon Airparif, conduirait à une diminution des rejets de particules fines comprise entre 50 et 61 %.

« A l’échelle d’une année, rien qu’en Île-de-France, les cheminées à foyer ouvert sont responsables de 28 % des émissions de particules et ce taux monte à 50 % en plein hiver (…) Dans les vallées de Savoie, 50 % des rejets de particules fines sont liés toute l’année à ceux des cheminées et aux feux de débroussaillement », souligne pour sa part le député UMP et président du Conseil national de l’air Martial Saddier.

Des pourcentages qui se passent de commentaires…

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