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L'Obs consacre sa Une à la mobilisation contre la réforme des retraites. Marianne enquête sur le scandale lié à l'approvisionnement des pharmacies
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Revue de presse des hebdos

Marianne dénonce le scandale des pharmacies vides, L’Obs la réforme des retraites, L’Express l’impact des réseaux sociaux sur les ados et VA les mensonges gouvernementaux; Le Maire agace l’Elysée, Borne & Ciotti roucoulent

Et aussi : Qui veut tuer le palmarès des hôpitaux ?

Retraites, la réforme de trop à la une de l’Obs. « Pourquoi l’Iran cible la France » à la une du Point. « Scandale Pourquoi vos pharmacies sont vides » à la une de Marianne. « Réseaux sociaux et addiction » « Une jeunesse fracassée » à la une de l’Express.  « Médicaments, Semi-conducteurs, Bruits alimentaires, Main d’oeuvre » « Faire face aux pénuries » à la une de Challenges. Et Valeurs dénonce « Le gouvernement fake news ».

Marleix vu par Sarkozy

Le Point constate que la vie d’Olivier Marleix président du groupe LR à l’Assemblée n’est pas simple. En effet il n’est « Pas facile de cornaquer le groupe des 62 députés LR, qui compte autant de tempéraments que d’élus, pas toujours tendres avec leur patron. (…) « Le problème de Marleix, c’est qu’il est tout gris ! » raille d’ailleurs Nicolas Sarkozy en privé. »

Hollande tacle Olivier Faure

Le Point cite une remarque cruelle de François Hollande à propos d’Olivier Faure, sur France Inter : « Il y a cinq ans, le PS c’était 80 000 adhérents, aujourd’hui c’est la moitié. Sur les 40 000 restants, la moitié sont allés voter. Sur ces 20 000, à peine la moitié ont voté pour Olivier Faure. Vous parlez d’une performance ! »

Elisabeth Borne en 2027 ?

Selon l’Obs, Daniel Cohn-Bendit tresse des lauriers à Elisabeth Borne, à qui il prédit un avenir présidentiel : « Je fais un pari : celle qui sera candidate contre Marine Le Pen en 2027, c’est Borne !, dit l’ancien député européen écologiste. C’est la seule qui pourra faire le pont entre le centre droit et une partie de la gauche, elle a cette culture politique. Edouard Philippe est plus à droite. »

Clash : Edouard Philippe contre ministre du Logement

L’Obs souligne que le gouvernement interdit la location des 140 000 logements mal isolés (« passoires thermiques ») il faut faire des travaux d’isolation. Une décision qui a fait bondir Edouard Philippe qui l’a fait savoir dans Le Point. Selon lui c’est « une folie » « Cette interdiction a beau être le fruit des meilleures intentions du monde, elle va réduire le nombre de logements mis à la disposition des gens ».

Interrogé par l’Obs, le ministre du Logement, Olivier Klein, répond qu’il est « évidemment hors de question de mettre qui que ce soit à la rue » et que ces nouvelles règles s’appliquent seulement au moment du renouvellement du bail. Qu’Edouard Philippe se rassure, « personne n’est fou » à la table du conseil des ministres, conclut Olivier Klein.

La rentrée de Bruno Le Maire

Selon l’Express, le 23 décembre dernier, le cabinet de la Première ministre annonce qu’Elisabeth Borne fera sa rentrée médiatique dans une matinale le 3 janvier. Les ministres sont donc invités à ne pas parler aux médias avant le lendemain, 4 janvier.

Mais le 2 janvier, les autres ministres, découvrent le visage souriant de Bruno Le Maire, sur le plateau de Quotidien, l’émission du soir présentée par Yann Barthès. Son entourage explique que ce rendez-vous avait été pris de longue date. "Que voulez-vous, Bruno a acquis un statut à part", philosophe un ministre, quand un second concède qu'"il y en a qui peuvent prendre plus de libertés que d’autres, c’est comme ça". 

Le divorce Berger-Macron

Le Point s’interroge : « Comment comprendre que le syndicaliste, d’ordinaire si posé, n’ait pas hésité une seconde à prendre la tête, aux côtés de la CGT de Philippe Martinez, du combat contre la réforme des retraites annoncée le 10 janvier par Élisabeth Borne ? Celui qui a parfois été pris pour un jaune, un traître à la cause ouvrière prêt à pactiser avec le patronat, a promis, cette fois, de faire sauter l’échelle de Richter des grèves et des manifs. Les acteurs de cette histoire – politiques, syndicalistes, conseillers – font tous le même récit : même des tonnes de câlins n’y auraient rien changé. Le cœur du problème, c’est la relation exécrable qu’entretiennent Emmanuel Macron et Laurent Berger. Entre eux, il n’y a plus rien à espérer. ».

« Au cours de ses quatre années passées à l'Élysée comme secrétaire général adjoint, puis comme ministre de l'Économie, Macron a scruté la relation entre François Hollande et Laurent Berger. Il a constaté que le président socialiste ne décide de rien sans recueillir la bénédiction de la CFDT. Le pouvoir du syndicaliste est tel qu'il peut, sur un coup de fil au locataire du Château, gagner un arbitrage contre n'importe quel ministre et même le premier d'entre eux… De ce stage d'observation, Macron président tire une leçon : avec moi, plus jamais ça ! Les syndicats, la CFDT comme les autres, resteront désormais à leur place… en deuxième ligne, derrière le politique. ».

C’est sans doute ce qui explique  sans doute « une série de rendez-vous manqués, d'incompréhensions mutuelles et d’humiliations depuis que Macron est à l’Elysée. » 

Retraites « La réforme de trop »

L’Obs s’interroge : « Jusqu’où la contestation, menée par la réformiste CFDT, va‐t‐ elle aller ? Et qui va plier le premier, les manifestants ou le gouvernement ? »

Selon Gaspard Gantzer, ex-conseiller de François Hollande : « Il n’est pas impossible que le gouvernement finisse par renoncer à décaler l’âge légal, pour ne conserver que l’accélération de la réforme Touraine, l’allongement de la durée de cotisation. »

« Sur quoi le gouvernement pourrait-il encore lâcher, à part la réforme elle-même ? » écrit l’Obs. « La Première ministre n’a plus de marge de manoeuvre » estime François Hommeril, le dirigeant de la CFE-CGC.

L’Obs pense que « le gouvernement mise sur une certaine apathie des Français ». et « Pour Gaspard Gantzer : « Le Medef est attentiste, mais s’il sent que le pays risque la paralysie, c’est lui qui peut dire à Macron d’arrêter les frais ».

Par ailleurs, l’Obs parle d’un « axe inédit Borne-Ciotti ». « Entre entente cordiale et intérêts convergents, la Première ministre et le président des Républicains ont formé un étonnant duo pour parvenir à un accord sur la mère des réformes ». 

« C’est facile de négocier avec Eric Ciotti » rapporte Aurore Bergé, la patronne des députés macronistes « Non seulement il est très sympa, mais en plus il ne ment pas. Il a ses positions, mais quand il tope, il respecte la parole donnée. »

« Le gouvernement vante une réforme “juste”… sauf qu’elle n’a pas les mêmes conséquences sur tous. Les salariés qui ont commencé à travailler à 19 ou 20 ans sont les plus pénalisés. Quand d’autres sont épargnés… »

« L’espérance de vie d’un cadre, qui aura bénéficié de conditions de travail confortables, qui aura – statistiquement — surveillé régulièrement sa santé, qui aura eu les moyens de manger équilibré, n’est pas celle d’un ouvrier ou d’un employé : selon l’Insee, un homme cadre vivra six ans et trois mois de plus qu’un ouvrier. Côté femmes, l’écart est plus réduit, mais de trois ans tout de même. »

Selon le directeur général de Terra Nova, cité par l’Obs, « la réforme est socialement discutable pour un gain qui ne sera pas durable. Il regrette que les entreprises et retraités aisés ne soient pas mis eux aussi à contribution, et préconise d’agir sur plusieurs leviers, plutôt que sur le seul âge de départ. »

Les fake news du gouvernement

Valeurs critique le gouvernement et les ministres à travers quelques exemples qui donnent une impression de déjà vu dont celui d’Olivier Véran. L’hebdo critique « l’obligation vaccinale déguisée, le fiasco des masques » etc… 

Valeurs cite Olivier Véran plus qu’imprudent qui déclarait « l’usage du masque en population générale n’est pas recommandé et n’est pas utile ». Au micro de France Inter en mars 2020 la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye assure, de son côté, à propos des masques « Il n’y a aucun risque de pénurie, puisque la France bénéficie d’un stock d’Etat réalisé tout au long des précédentes mandatures ».

Un monde de pénurie

Challenges propose un dossier spécial « pénuries » : « Des difficultés de recrutement inédites, doublées d’une carence historique de matières premières, le phénomène s’annonce durable et oblige services publics et entreprises à trouver des solutions innovantes. L’hebdo évoque cinq pistes : revaloriser, réguler, relocaliser, remplacer, innover.

En attendant 220.000 emplois sont non pourvus dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie. Et Thierry Marx, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, explique pourquoi en indiquant qu’il y a deux sujets essentiels, la mobilité et le logement : « Comment un salarié en début de carrière peut-il se loger à Paris, dans les grandes villes et même en banlieue quand les bailleurs lui réclament deux garants ? Comment va-t-il rentrer chez lui à la fin de son service à minuit quand il n’y a pas de transports en commun ? ».

Et dans certains secteurs, il a plus de départs que d’embauches : « En 2022, nous avons embauché 2 200 infirmières mais 2 800 sont parties » déclare Nicolas Revel, le nouveau patron de l’ AP-HP.

Pénurie de médicaments

Marianne se penche sur les pénuries de médicaments et constate : « En une décennie, les pénuries de pilules, sachets et autres gélules ont explosé malgré les alertes répétées, mettant en danger la prise en charge de nombre de Français. Responsables : des pouvoirs publics passifs devant des géants de l’industrie pharmaceutique. »

« Des traitements de base, essentiels. Mais introuvables. En pleines épidémies hivernales, pourtant prévisibles, les pharmaciens ne peuvent parfois rien donner aux parents démunis à la recherche de Doliprane ou d’amoxicilline pour leurs enfants. Pour le premier, ce n’est pas la matière première, le paracétamol, qui manque. Mais, faute d’anticipation, les usines chargées de le conditionner n’arrivent pas à suivre la hausse des prescriptions. La seconde a beau être l’antibiotique pédiatrique le plus prescrit, il est vieux, donc peu cher... Et peu rentable pour les industries. La production mondiale a baissé, alors que la demande a augmenté. »

« Ce qui se passe en ce moment, nous l’avions prévu », fustige Jean-Pierre Decool, sénateur divers droite du Nord et rapporteur d’une mission d’information sur la pénurie de médicaments et de vaccins en France dès 2018. »

« Car, depuis dix ans, les pénuries de médicaments explosent. D’une centaine au début des années 2010, les signalements pour risque de rupture devraient s’établir à près de 3 000 en 2022, malgré les alertes à répétition. »

« Et la pénurie ne touche pas seulement une simple douleur, des médicaments contre le cancer sont aussi concernés : « Les pénuries touchent désormais toutes les catégories de médicaments. » (…) En oncologie, d’après la Ligue contre le cancer, 68 % des cancérologues estiment que ces pénuries ont eu un impact sur la survie à cinq ans de leurs patients. »

Et la situation ne concerne pas seulement la France : « 80 % des sites de production de principes actifs utilisés pour les médicaments disponibles en Europe sont situés hors de l’Union européenne » selon l’agence européenne du médicament (EMA). 

Qui veut tuer le palmarès des hôpitaux ? 

Le Point publiait le palmarès des hôpitaux chaque année depuis 2001. Mais « l’accès aux données hospitalières qui permettent sa réalisation vient d’être interdit. Le ministère de la Santé a joué un rôle majeur dans cette censure. De nombreux professionnels la dénoncent. »

« Pourquoi ce qui était possible depuis plus de vingt ans – publier un palmarès des hôpitaux à partir de leurs données d’activité – ne l’est-il plus ? » s’interroge Le Point. 

C’est le Cesrees (Comité éthique et scientifique pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé) qui a mis son véto.

Le Cesrees a beau se déclarer indépendant, il est entièrement à la main du ministère. Or, le 2 juin, il donnait un avis défavorable à la demande du Point, avis aussitôt entériné par la Cnil, qui n’était en rien obligée de le suivre. Une censure préalable que le ministre de la Santé, François Braun, taiseux depuis le début de cette affaire, a finalement commentée, à la suite de nos multiples demandes, par l’intermédiaire de la DGOS (direction générale de l’offre de soins), sans apporter d’éléments nouveaux. « Dans son avis du 2 juin, le Cesrees a jugé que la méthodologie utilisée pour établir le palmarès peut conduire à diffuser une information erronée sur les performances réelles des établissements de santé, pouvant ainsi induire en erreur les patients, et par conséquent être contraire à l’intérêt public. » Dit autrement, Le Point publie des fake news depuis vingt ans 

« Le professeur de médecine Didier Sicard, qui a dirigé le Comité consultatif national d’éthique de 1999 à 2008, est l’auteur d’un rapport sur la fin de vie remis en 2012. Il a également présidé, à partir de 2009, le Comité d’experts de l’Institut des données de santé, une structure publique qui avait pour objectif d’en faciliter l’accès au plus grand nombre. Il estime que Le Point a fait l’objet d’une « censure ».

Les réseaux sociaux « toxiques »

L’Express  dénonce l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes mineurs : « La plongée dans cette génération fracassée des 10-16 ans, aux prises avec le déluge toxique des réseaux sociaux, révèle un vice structurel et un double renoncement. Le premier est la corruption du modèle économique des plateformes dont la performance dépend de l’audience, donc de l’engagement (temps passé et interactions), donc de la propension d’un service à être addictif. De ce fait, la Big Tech n’a aucun intérêt à déployer des solutions radicales pour limiter la dépendance à ses produits ou pour faire respecter l’âge minimum d’accès. C’est d’autant plus inadmissible que les technologies existent pour éviter que les moins de 13 ans – un âge déjà absurdement bas – ne soient victimes d’une addiction parfois mortelle. Dans la pratique, les grands opérateurs n’agissent que lorsque leur réputation est malmenée. » 

L’Express ne fait pas dans la nuance. Exemple avec ce titre d’un des articles du dossier : « TikTok, YouTube... Comment les réseaux sociaux détruisent la santé mentale des jeunes ». L’hebdo parle d’une « addiction qui tue de plus en plus : la dépendance au smartphone détruit le psychisme des adolescents de la même façon qu’une drogue. »

De plus, l’algorithme de TikTok proposerait aux adolescents des contenus relatifs à l’automutilation, aux troubles alimentaires ou au suicide après qu'ils aient exprimé leur intérêt pour ces sujets, selon une nouvelle étude britannique.

Etranger

Iran : l’incontournable Ali Khamenei

Le Point souligne l’importance d’Ali Khamenei, le leader iranien. ’C’est à lui que s’est attaqué Charlie Hebdo. En tant que guide suprême de la Révolution islamique, ce clerc n’est autre que le représentant du douzième imam chiite « occulté » sur terre, autrement dit le messager de Dieu ici-bas. À ce titre, le rahbar (guide) ne rend de comptes à personne et n’accorde jamais aucun entretien. Désigné à vie à la tête de l’État iranien, à 84 ans, le plus ancien dirigeant du Moyen-Orient paraît indétrônable. Il règne d’une main de fer depuis trente-quatre ans. 

Commandant en chef des armées, il est à la tête des gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, et de ses miliciens bassidjis. Il a la haute main sur les services de renseignement et nomme le chef du pouvoir judiciaire ainsi que le directeur de la télévision d’État. 

Mais depuis le 16 septembre et la mort tragique de Mahsa Amini pour un voile mal porté, un tabou est tombé en Iran : le nom de Khamenei est conspué par des milliers de manifestants à travers le pays. Son portrait est brûlé en pleine rue. À l’intérieur même des salles de classe, des écolières dévoilées n’hésitent plus à lui adresser leur majeur en signe de défiance.

Pourquoi l’Ukraine a besoin de chars modernes

L’Express explique : « Si Kiev obtient un nombre important de Leopard 2, un char de combat allemand qui équipe 13 nations européennes, dont la Pologne et la Finlande, qui envisagent d’en envoyer, elle disposera d’un outil redoutable pour des contre-offensives ».

Les chars allemands "ont été conçus pour dominer les principaux chars soviétiques, ils voient mieux, tirent plus loin et plus vite qu’eux, fait valoir Marc Chassillan, consultant spécialisé. De quoi, en coordination avec les feux d’artillerie, percer les lignes de l’ennemi." Les Ukrainiens espèrent un feu vert de Berlin d’ici le 20 janvier, jour de la prochaine réunion de coordination de ses alliés, sur la base américaine de Ramstein. Il y a urgence : il faut des mois pour se former à de tels équipements. L’issue des batailles du printemps et de l’été se joue maintenant ».

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