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Marine Le Pen est à la une du nouveau numéro de L'Obs, Le Point s'intéresse à l'écologie et L'Express se penche sur la surveillance au sein de la société.
Marine Le Pen est à la une du nouveau numéro de L'Obs, Le Point s'intéresse à l'écologie et L'Express se penche sur la surveillance au sein de la société.
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Revue des hebdos

La dynamique électorale Le Pen affole l’Obs, l’Express et Attali (mais pas Guillaume Peltier); William Nordhaus, le prix Nobel qui dénonce les escrogistes, les Verts allemands ringardisent leurs homologues français

Et aussi : Régionales, le PS envisage un front républicain.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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"Comment Marine Le Pen se rapproche du pouvoir", la patronne du Rassemblement National est à la Une de l'Obs.  "Comment être (vraiment) écolo" Le Point donne la parole à un prix Nobel anti "escrologistes", qui se veut réaliste, et compare les Verts allemands, aux écolos français "ringardisés", par les écologistes d'Outre-Rhin. "Tous surveillés, et alors ?" L'Express se pose des questions face à l'omniprésence des caméras, et des smartphones, sans oublier l'arrivée de la reconnaissance faciale. Valeurs Actuelles  dénonce globalement "le délire transgenre".

La "force tranquille" de Marine Le Pen

L'Obs publie un éditorial inquiet : " A un an du scrutin, la fille du leader historique de l’extrême droite occupe le terrain électoral, engrange les ralliements et s’enracine comme l’invariant de l’offre politique française. La présidente du Rassemblement national n’a jamais paru si près de s’emparer du pouvoir."

"Quarante ans après la victoire de la gauche en 1981, et alors que, dispersée, elle est au plus bas dans toutes les intentions de vote, l’ancien slogan de François Mitterrand, « La force tranquille », pourrait malheureusement et ironiquement être détourné au profit, non d’un candidat républicain, mais bien de Marine Le Pen."

Dans un dossier de 14 pages (dont 6 sur Thierry Mariani) l'Obs dénonce "l'extrême banalisation" de Marine Le Pen qui "n’a jamais paru si près de conquérir le pouvoir. C’est l’aboutissement de deux décennies de normalisation. Mais le fonds de commerce démagogique de la présidente du Rassemblement national – insécurité et immigration – n’a pas changé. Sa doctrine économique reste confuse. Et ses ralliés venus de la droite, comme Thierry Mariani, favori des régionales en Paca, sont d’abord des opportunistes aux réseaux troubles."

L’inquiétude gagne les esprits selon l'Obs, même celui de Jacques Attali :. « Si j’ai à faire un pronostic aujourd’hui, je pense que Marine Le Pen va être élue au mois de mai prochain. Elle ressemble beaucoup, toutes proportions gardées sur la qualité du personnage, à François Mitterrand », a carrément confié Jacques Attali, l’ex-conseiller de l’homme du 10 mai 1981, sur France 5. Et de lister les (improbables) similitudes avec la candidate d’extrême droite : une « troisième candidature » à l’Elysée – « on a toujours pensé qu’il ne serait jamais élu » – et un programme réputé « impossible » à appliquer. 

La droite face à l'extrême droite

"Le RN a changé de stature" estime l'Express (2 pages) : "le rapport de force droite-extrême droite s'est inversé. Les élections régionales remettent sur le devant de la scène la tumultueuse question du rapport de force entre LR et le RN.". L'hebdo rappelle (1 pages) que le Rassemblement national nourrit de grands espoirs en Bourgogne-Franche-Comté dans cette région à la fois rurale et industrielle. Il profite de la division de ses adversaires."

Guillaume Peltier : Marine Le Pen n'est pas l'ennemi de la République

"En 2022, pas une voit ne doit se porter sur Macron" dit Guillaume Peltier, vice-président des Républicains, à Valeurs Actuelles (4 pages). Il explique qu'il est hors de question qu'il appelle à voter Macron face à Le Pen.

Valeurs souligne que Peltier a commencé sa carrière au Front National de la Jeunesse , il répond que ses convictions n'ont pas changé et ajoute : " Marine Le Pen n'est pas l'ennemi de la République. L'ennemi de la République, c'est l'islam politique."

Une écologie compatible avec progrès et croissance

"Contre les fariboles des « escrologistes », le Prix Nobel William Nordhaus, spécialiste de l’économie de l’environnement, déploie une vision de l’écologie compatible avec le progrès et la croissance." interrogé (5 pages sur les 12 du dossier) par Le Point, cet économiste a reçu le prix Nobel « pour avoir intégré le changement climatique dans l’analyse macroéconomique de long terme ».

Nordhaus estime que "D’un côté, il faut fixer des limites à la pollution et protéger l’air et l’eau ; mais, d’un autre côté, si nous nous fixions un objectif de « zéro pollution », nous ne pourrions même pas nous permettre une économie préhistorique. De même, « zéro émission de gaz à effet de serre » impliquerait de n’employer aucun combustible fossile, car 80 % de l’économie américaine et mondiale – la France doit avoir un score un peu inférieur – dépend de ce type d’énergie. Si nous passions brusquement à zéro combustible fossile et zéro émission de gaz à effet de serre, le choc économique serait nettement supérieur à celui de la pandémie. "

Les Verts allemands ringardisent les écolos français

Le Point souligne par ailleurs, (1 page) que La France, favorable au nucléaire et l’Allemagne, opposée à l'énergie nucléaire s’opposent sur la voie à suivre. Avant de s'intéresser (2 pages) aux Verts allemands  qui "ringardisent" leurs équivalents français : " les Verts allemands ont un temps d’avance sur leurs amis français : eux touchent aujourd’hui du doigt le pouvoir quand les maires écolos multiplient les polémiques et que des membres d’EELV se perdent dans les débats antiracistes, anti-5G, anti-Linky et parfois antivaccins. Avant d’en arriver là, les Grünen ont nettoyé les écuries d’Augias. Exit le sectarisme partisan, exit les nébuleuses antinucléaire, marxistes, pacifistes et révolutionnaires : les « Realos », ces verts pragmatiques, ont pris les rênes du mouvement.

Régionales : le PS envisage un front républicain

"Le scénario du sacrifice refait surface. La gauche est obligée d'envisager le retrait de listes aux régionales en cas de triomphe du Rassemblement national au premier tour." analyse l'Express : "Six ans de plus sans élus de gauche au conseil de Provence-Alpes-Côte d'Azur ? Le PS contraint d'abandonner la région Bourgogne-Franche-Comté ? Les fantômes des désistements socialistes de 2015 refont surface."

Selon l'Express "En petit comité, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, reconnaît que si les mêmes configurations se présentent il n'hésitera pas à demander aux listes de déclarer forfait pour éviter que les régions ne tombent dans l'escarcelle du RN"

Gabriel Attal s'exprime dans Valeurs Actuelles

Interview du porte-parole du gouvernement dans Valeurs Actuelles (4 pages). Gabriel Attal réaffirme son opposition à la candidate LREM qui s'est affichée voilée dans l'Hérault. Il accuse Les Républicains d'être devenus "une force d'appoint pour Marine Le Pen." Il attaque aussi Xavier Bertrand : " Quel que soit le résultat de l'élection régionale, il lâchera ses électeurs. S'il gagne, il part conquérir l'Elysée. S'il perd, il quitte la vie politique."

Quand on lui dit que 21% des Français interrogés disent que Macron leur inspire du "dégoût". Il répond qu'il a été élu dans "un pays fracturé". Et Attal n'est donc pas surpris qu'il y ait "de la rancœur et de la colère."

LREM : quel avenir pour Stanislas Guerini

A moins d’un mois des régionales, et comme à chaque fois que se profile un scrutin qui s’annonce délicat pour la majorité, les spéculations vont bon train autour du devenir de Stanislas  qui a été élu en décembre 2018, pour trois ans, au poste de délégué général de La République en Marche (LREM). Selon l'Obs : "En interne, une partie de l’aile gauche du mouvement, en premier lieu le député Sacha Houlié, l’exhorte à passer la main à l’occasion du renouvellement du bureau exécutif prévu le 21 juillet prochain. De son côté, la garde rapprochée du premier des « marcheurs » assure que Stanislas Guerini ira, sauf surprise, jusqu’au terme de son mandat, lequel s’achève en décembre 2021."

Censure loi langues régionales : Bayrou furax

Bayrou n'est pas content après la censure de la loi Molac sur les langues régionales par le Conseil constitutionnel : "Je ne laisserai pas faire" déclare-t-il à l'Express. Et il ajoute : " Rayer d'un trait de plume les décennies d'efforts réalisés pour transmettre ces langues qui appartiennent au patrimoine linguistique français, est inconséquent, sans précédent et dangereux." et il ajoute : " si l'on croit que les dizaines de milliers de parents et d'enseignants qui se battent pour ces écoles depuis 50 ans vont se laisser faire, on se trompe.

TF1-M6 : Martin Bouygues, modeste et prudent

Le Point propose (4 pages) un portrait de Martin Bouygues, 69 ans, qui "vient de signer le coup de l’année, voire du siècle naissant, dans le secteur des médias français. Le 17 mai, le groupe allemand Bertelsmann, propriétaire de M6 et de RTL Group, a choisi d’entrer en négociations exclusives avec le groupe Bouygues dans le but de fusionner les activités de TF1 et de M6, les deux premières chaînes privées françaises. Une manière de faire table rase du PAF actuel et de façonner un colosse audiovisuel puissant et incontournable…"

« On ne crie pas victoire, on ne fanfaronne pas. Oh là là ! Pas du tout… Et puis Martin, c’est un modeste. Chez Bouygues, on n’est pas bling-bling », assure-t-on en interne. Martin est surtout un homme d’affaires rusé et prudent. Il sait pertinemment qu’il est trop tôt pour célébrer quoi que ce soit et qu’une sortie médiatique tapageuse exciterait ses rivaux éconduits, ainsi que les producteurs et les annonceurs, qui ont déjà la bave aux lèvres. Trop tôt, car rien n’est vraiment joué : ce mariage doit être autorisé par l’Autorité de la concurrence. "

Même sujet dans l'Obs (4 pages) qui se penche lui aussi sur Bouygues le "bétonneur de la télé" dont l'objectif serait de "transmettre à son fils Edward un groupe plus solide que jamais." Un proche explique : "Nous avons 11,5 milliards de cash en caisse, l'opération M6 ne coûtera que 641 millions".

TF1-M6 : Nicolas de Tavernost, l'indestructible

"Maintes fois donné partant, le dirigeant historique de M6 devrait se retrouver à la tête du futur ensemble, issu de la fusion avec TF1. Un ultime rebondissement inattendu." constate l'Express à propos de  Nicolas de Tavernost.

L'homme est un patron performant : "Cet Oncle Picsou du PAF a su gérer au cordeau ses chaînes (M6, W9...) et ses radios (RTL, Fun) qui affichent une profitabilité cinq fois plus importante que la 1".

"Cet homme au physique longiligne, aux traits burinés avec ses faux airs de Clint Eastwood, a déjà eu la peau de deux prétendants à sa succession : Robin Leproux, en 2014, puis Christopher Baldelli, en 2019. Cette fois pourtant, le Tout-Paris ne donnait pas cher de sa peau." souligne l'hebdo.

Mais l'homme est aussi résistant que pas facile :  "Nicolas peut être terrifiant. Mais il est aussi très charismatique. C'est quelqu'un qui n'a pas besoin de crier pour vous glacer le sang", raconte une connaissance de trente ans." 

La CGT face au Black Bloc

Après les incidents du 1er Mai qui a vu des militants CGT agressés, à Paris, par des éléments du Black Bloc, certains cégétistes assurent vouloir "s'équiper plus sérieusement" lors des prochains défilés, selon l'Obs (4 pages).

Tous surveillés : sécurité et vie privée

Dossier de 8 pages dans l'Express : "Voilà quelques mois, une étude menée par l'université de Harvard auprès de plus de 370 000 personnes a révélé que 80 % de la population mondiale était prête à troquer une part de liberté contre des mesures de protection sanitaire. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il n'y a pas d'exception française en la matière : s'agissant de la lutte contre l'insécurité, par exemple, les sondages montrent que 75 % de nos concitoyens sont favorables à la généralisation des caméras de surveillance." constate l'hebdo.

Un chroniqueur de l'Express critique "la posture moraliste consistant à pointer par principe le caractère dangereux de ces outils" qui nous dessert selon lui. Axelle Lemaire, ancienne secrétaire d'État sous la présidence Hollande répond qu'elle ne voit pas "de posture moraliste autour de ces enjeux. Les caméras de vidéosurveillance sont déjà une réalité en France , on vit avec elles sur la voie publique, dans les commerces, au travail, à la maison... On estime qu'il en existe 1,6 million dans notre pays, et ce chiffre est sans doute sous-estimé, signe de leur acceptation de plus en plus grande par les élus et la population, même si on peut parfois douter de leur utilité réelle."

L'Express évoque aussi le Royaume-Uni (1 pages) "l'autre pays de la reconnaissance faciale" avec 18 000 visages identifiés par minute. Et souligne que Londres affiche une densité d'équipements comparable à celle des grandes villes chinoises avec  plus de 73 caméras pour 1.000 habitants.

Sceptiques, ils ont finalement accepté la vaccination

Les Français semblent de plus en plus prêts à se faire vacciner face au Covid-19. L'Express publie des témoignages de personnes qui ont changé d'avis. " Pourquoi ? Parce que "Pour certains sceptiques, il suffit parfois d'un simple contact local, d'un accès différent à l'information, d'un témoignage de proche ou d'un conseil du médecin de famille pour changer la donne", analyse Tristan Mendès France, maître de conférences associé à l'Université de Paris, spécialiste des cultures numériques et du complotisme. Pour le chercheur, la plupart des "hésitants" n'appartiennent d'ailleurs pas à la mouvance, très radicale, des antivax "purs et durs".

Coronavirus : l'État manque de réactivité selon le patron des patrons

"Le seul acteur qui pouvait effectivement sauver l'économie en 15 jours c'était l'État car c'est lui par le truchement des banques centrales qui crée la monnaie. Mais ce sont les banques commerciales privées qui ont octroyé ces crédits en quelques jours. A titre de comparaison, nous attendons encore le versement pour les mois de mars ou avril du fonds de solidarité. Une des leçons de la pandémie, c'est l'efficacité de l'initiative privée." déclare Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) à l'Express (2 pages).

Les cryptomonnaies ne sont pas toutes énergivores

Dans une série de tweets  Elon Musk, le fantasque milliardaire américain a osé soulever la question de la consommation énergétique du bitcoin ce qui a brutalement fait chuter son cours. rappelle l'Express.

Mais l'hebdo remarque qu'il ne faut pas généraliser en fustigeant tous les systèmes  de monnaies virtuelles : " la plupart sont beaucoup moins consommateurs d'énergie, pour une raison simple : ils utilisent un autre système de consensus, celui de la "preuve d'enjeu".

L'Express explique : " Outre la différence de taille des réseaux, les blockchains recourant à "la preuve d'enjeu" consomment entre 1 000 et 10 millions de fois moins d'énergie que le bitcoin, selon les chiffres de l'université de Cambridge. C'est le cas de certaines des plus connues comme la 5e plus grosse crypto de la planète, Cardano, de Stellar (16e) ou de Tezos (38e). Cette dernière, créée par le Français Arthur Breitman et spécialisée, entre autres, dans les applications décentralisées, en fait même un argument. "Ce n'est pas parce que les banques dépensent beaucoup d'énergie qu'il faut accepter que les blockchains dépensent beaucoup d'énergie", souligne-t-il. 

Les séquelles du coronavirus 

Près plus d'un an d'épidémie, les chercheurs commencent à mieux comprendre les effets du Covid-19 sur notre corps. L'Express (4 pages) se penche sur chacun de nos organes clés - cerveau, poumon, cœur, nez, yeux, oreilles - pour expliquer quelles séquelles il peut engendrer à moyen et long terme.

Le changement de sexe instrumentalisé par des lobbies ?

Valeurs Actuelles (12 pages) dénonce le "délire transgenre" et explique, comment, à ses yeux, "les lobbies instrumentalisent le changement de sexe" via "pression médiatique", et "récupération politique" en s'appuyant sur "des racines idéologiques".

Colère anti-française au Sénégal 

L'Obs (4 pages) s'intéresse aux raisons de la colère anti-française au Sénégal, où des magasins Auchan, entre autres, ont été pillés. L'origine serait l'exaspération de la jeunesse face aux inégalités sociales croissantes.

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