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Jean-François Copé, le retour ! ; Alain Juppé se bat pour une identité française "heureuse" ; Christiane Taubira et Emmanuel Macron : dans l'opposition?
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Revue de presse des hebdos

Jean-François Copé, le retour ! ; Alain Juppé se bat pour une identité française "heureuse" ; Christiane Taubira et Emmanuel Macron : dans l'opposition?

Cette semaine, c’est au tour de Jean-François Copé de rentrer à nouveau dans la danse politique. Pour cela, il sort son livre, "Le Sursaut français", et il a choisi « Valeurs actuelles » pour revenir en Une des médias. Le magazine lui offre ainsi sa couverture : « Copé brise le silence ». Après le scandale et le brouhaha de l’affaire Bygmalion, dans cet entretien exclusif, il livre ses confidences sur le « retour de l’enfer ». Une « chance de retour » pour Copé ? Dans « Challenges » il en est aussi rapidement question cette semaine : « Copé, qui prépare son retour, est remonté contre l’ex-président (Sarkozy) qui se défausse sur lui dans l’affaire Bygmalion. Pour le duo Charon-Hortefeux, sa meilleure chance de retour est pourtant… Sarkozy : Copé s’est déjà vu promettre un poste gouvernemental après la victoire de 2017 » y lit-on.

Sandra Freeman

Sandra Freeman

Sandra Freeman est journaliste et productrice.

 

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« L’identité de la France » ? « Heureuse » pour Alain Juppé, « malheureuse » pour Alain Finkielkraut

Pour l’heure, le chouchou de l’opinion, à droite, est encore Alain Juppé.

« Le favori de la présidentielle et le philosophe star ont deux visions de l’identité de la France » et pour les exprimer, « Le Point » les a réunis. Ils ont quatre ans d’écart, « deux styles différents, classiques, sérieux, en rien poussiéreux » introduit le magazine qui les décrit comme « deux hommes libres, Juppé du fait de ses bons sondages et de son expérience, et Finkielkraut par nature ».

Ainsi « librement » chacun apporte sa vision… sur leur posture d’abord :

Alain Juppé : « vous êtes, Alain Finkielkraut, dans le radicalisme de l’inexpérience. Je suis dans le volontarisme du politique »

Alain Finkielkraut : « je crains qu’Alain Juppé ne cède à la tentation de l’angélisme. Avec son dernier livre, il met pied à terre et prends les problèmes à bras le corps. Je m’en réjouis ».

Sur l’identité…

… « Malheureuse », (et en plus, mal défendue) pour Alain Finkielkraut : « Des Français sont cloués au pilori médiatique parce qu’ils réclament le droit à la continuité historique. C’est cela l’identité malheureuse.  J’ajoute que c’est un malheur supplémentaire que de voir la défense de ce droit préemptée par un parti démagogique, hargneux et irresponsable ». …

… « Heureuse » pour Alain Juppé : « Lorsque je parle d’identité heureuse, ce n’est pas un constat (…) Mon expérience me met donc à l’abri de l’angélisme ou d’une vision Bisounours de la situation ». Il poursuit plus loin : « on peut retrouver le goût de vivre ensemble, le respect mutuel, la modération, je veux en convaincre les français. Je ne veux pas gagner l’élection présidentielle par défaut, je veux provoquer un élan et une adhésion autour d’un art de vivre nouveau. C’es ce que j’appelle l’identité heureuse ».

Sur la diversité :

Vue par Alain Juppé : « Ma vision de la société française repose sur l’acceptation d’une certaine diversité. La France est diverse, elle l’a toujours été et elle l’est aujourd’hui ».

Vue par Alain Finkielkraut : « Je ne plaide évidemment pas pour le rejet de l’autre, mais encore faut-il s’entendre sur la définition que l’on donne de l’hospitalité ».

Et en ce qui concerne « la peur » ?

Point de vue du politique Juppé : « je n’ai pas peur. Je n’ai pas le droit d’avoir peur ». Mais aussi « cette peur française je ne la nie pas, je l’intègre dans ma réflexion. Je veux juste la surmonter. On va y parvenir et pour cela, l’éducation est un élément central ».

Ressenti du philosophe Finkielkraut : « oui j’ai peur (…) Il y a un ennemi, l’islamisme radical. Il ne va pas nous laisser tranquilles. Nous avons peur car nous savons que nous sommes au début de quelque chose ».

Lydia Guirous : « Je suis tout ce qu'ils détestent »

A lire « l’Obs », Alain Juppé (« grand favori des sondages de la primaire ») en convainc plus d’un et est d’ailleurs, semble –t-il, le nouveau favori de Lydia Guirous, « la porte parole des républicains a été virée par l'ancien président » : « Comme à droite, par les temps qui court, la vengeance est un plat qui se mange brûlant, Lydia s'applique à réciter les nouveaux mérites d’Alain Juppé : « Il incarne la méritocratie républicaine, son entourage est plus structuré plus raisonnable que celui de Sarkozy ».

Lydia Guirous, « forte tête et incontrôlable » raconte, par ailleurs, « une année de calvaire au sein du parti ».

On recadre son histoire : « Elle avait écrit son premier livre : « Allah est grand, la république aussi ». Dans ce pamphlet contre la montée des communautarisme, elle raconte son histoire, celle d'une famille kabyle qui a fui les islamistes et la guerre civile en Algérie pour se réfugier à Roubaix » où elle se retrouve entre « voiles et barbus à profusion ».  

« Trois ans de militantisme », « un entretien dans le bureau et Nicolas Sarkozy l’enrôle aussi sec » et elle ressort « avec le titre de secrétaire national de l'UMP aux valeurs de la république et à la laïcité », avant d'hériter début juin de celui « de porte-parole de la nouvelle formation Les Républicains ». Un an plus tard : « un bref communiqué » « la déchargent de ses responsabilités », sans « explication », sans « la moindre réponse. Vexant ».

Mais ça ne la fait pas taire. Elle sort son deuxième livre et, ici dans « L’Obs », se retourne contre Sarkozy : « Ce qui est la choque, c'est que Sarkozy veut faire « Du Buisson sans Buisson » du nom de son ancien conseiller ultra droitier, et elle « préfère faire l'école buissonnière » ».

« J'ai été bombardée porte-parole d'un parti qui n'avait pas de ligne » se défend-elle étonnée que sur la crise grecque comme sur celle des migrants, pas un dirigeant de premier plan et surtout pas Nicolas Sarkozy, ne prennent soin de la briffer ». Mais c'est aussi sans doute « parce que la jeune femme « aime trop la lumière ». Désormais : la voilà sommée de céder la place au retour des pros » comme le chef de fil de la droite forte, Guillaume Peltier, ou Valérie Debord.

Hollande : Déchéance de nationalité, chômage, Afrique : « le Grand n'importe quoi » !

« L’Express » rage en couverture face au « Grand n'importe quoi ».  C’est le titre qui accompagne l’image de François Hollande cette semaine. « Le Président a décrété l'état d'urgence. Mais c'est la zizanie qui est au rendez-vous (…) la gauche ne sait plus où elle habite ».

Le magazine fait ressortir la foultitude de paradoxes :

Hollande dit « La France peut basculer » dans la nuit du 13 au 14 novembre dans le huis clos des conseils des ministres. « L'express » s’interroge : « Si la France peut basculer, est-ce donc le moment pour son chef sinon de vaciller, au moins d'osciller ?"

Hollande dit aussi « La France est en guerre ». « L’express » s’étonne alors que la garde des sceaux, puisse « dire publiquement son opposition à la mesure phare de la révision constitutionnelle » ou que le ministre de l'économie puisse « mettre François Hollande au défi d'adopter une nouvelle vague de mesures de libéralisations ».

Christiane Taubira, Emmanuel Macron : dans l’opposition ?

Pour bien comprendre ce « grand n’importe quoi », le magazine l’ordonne (malgré tout) en trois parties dans le journal.

« Grand n’importe quoi 1. » La déchéance  de nationalité : « la confusion »

« Au désordre ça ajoute un sentiment d'improvisation » écrit le journal qui cite un député PS de la commission des lois « frappé par la préparation juridique impressionnante : il n'y a pas un bonjour juriste, ou un bon constitutionnaliste à l'Élysée ou à Matignon ».

Dessous de l'opération « il faut sauver le soldat Taubira »

Face à la cacophonie et à l’opposition Taubira, « L’Obs » raconte la manœuvre Taubira – Cazeneuve, « La volcanique et le taiseux ».

Ils se sont vus mercredi 6 janvier. « La rencontre ne figure sur aucun point de passage, presque à l’improviste, le ministre de l'intérieur vient rencontrer Christiane Taubira pour un entretien privé et surtout pour travailler, comme deux écoliers, à la tribune commune qui sera publiée le lendemain dans le monde. « Non le gouvernement ne procède pas à une mise à l'écart de la justice » écrivent les deux collègues d’une même plume. » « L’Obs » ici raconte que « l'idée a germé À Beauvau » : « Il a appelé, elle a accepté » car, apprend-on, « ils entretiennent des relations très affectueuses, ce qui facilite beaucoup les choses »

L'opération « il faut sauver le soldat Taubira » ne s’arrête pas là remarque l’Hebdomadaire : « En pleine tempête à gauche sur la déchéance de nationalité, Cazeneuve vole une nouvelle fois à sa rescousse et déclare « Sous la Ve République, il n'est pas interdit à des ministres d'avoir un cerveau, des convictions et de les exprimer ». Lui-même aurait essayé de convaincre le chef de l'état d'abandonner la mesure controversée. « Mais il a choisi de se taire ».

« Grand n’importe quoi 2. » L’emploi : « de qui se moque-t-il ? »

« Et tout à coup le chômage redevient essentiel ».  Le magazine remarque qu’Hollande « multiplie les promesses en puisant dans des vieilles recettes qui, au mieux, améliorent les statistiques ». Il balance des mots et des chiffres : »En octobre il annonçait 150 000 formations pour les chômeurs. Il parle désormais de 500 000 » mais les réalités sont là : « En mai 2012, lorsque socialiste est élu, il y a 2,923 millions de chômeurs sans aucune activité. Ils étaient 3,574 millions à la fin de novembre dernier ».

« Désormais le roi est nu » commente le magazine.

Quid du ministre de l’économie ? « Macron doute ! » ; il a « des certitudes sur qu'il faut faire » - accélérer les réformes de fond – « mais il s’interroge sur sa manière d’y parvenir : En clair, sur son avenir politique ».

Il aurait demandé à un ami « ai-je intérêt à rester ministre avec les régionales après les régionales? »

Ce qu’il a : « Il a une grande liberté… De parole ». Et aussi « Une popularité insolente, mais des ennemis partout ».

Ce que ça produit : « Macron parle (presque) comme un membre de l'opposition. Il souligne l’échec français en matière de lutte contre le chômage : la France est l'un des quatre pays européens sur 28 qui n'a pas réussi à réduire le nombre de sans-emploi ces 12 derniers mois. Il insiste sur une croissance atone, la faiblesse de l'investissement, et fustige la désertion  des élites, leur irresponsabilité économique et leur cynisme »

Emploi « Challenges » propose « 10 mesures-chocs qui n’ont jamais été essayées »

Le magazine économique s’est adressé aux personnalités du monde économique pour que chacune propose une mesure nouvelle, « sa » solution pour relancer l’emploi en France. « Challenges » les détaille et les explique mais les voici succinctement :

1.    « Favoriser comme en Allemagne l'apprentissage avec un système simple et souple », selon Elizabeth Ducottet, la coprésidente du Meti - mouvement des entreprises de taille intermédiaire.

2.    « Rendre obligatoire une formation pour les jeunes « décrocheurs » » qui connaissent un taux de chômage de 50 % après être sortie du système éducatif sans aucun diplôme, pour Mathilde Lemoine, qui est la chef économiste du groupe Edmond de Rothschild.

3.    « Instaurer un contrat unique » qui « permettrait de proposer tout de suite un CDI, mais avec des modalités de séparation très simple », selon Stéphane Richard le PDG d'Orange.

4.    « Réduire ou rendre dégressive la durée d'indemnisation du chômage » puisque, selon Stanislas de Bentzmann, le président de CroissancePlus, « on note une forte hausse de retour à l'emploi dans les semaines précédant la fin de la dette. Les chômeurs accélèrent leurs recherches, font plus d'efforts et deviennent moins exigeant »

5.    « Créer une taxe sur les licenciements » et « appliquer le principe de « pollueur-payé » au licenciement ». C'est l'idée de Bertrand Martineau, spécialiste du marché du travail et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Élysée.

6.    « Lever les freins à la mobilité pour changer de job ». « Pour favoriser la mobilité et fluidifier le marché du travail, il faut attacher des droits aux personnes » avance Véronique Desacq, secrétaire adjointe de la CFDT.

7.    « Alléger le droit du licenciement pour limiter les freins à l'embauche » selon Stefano Scarpetta, à la tête de la direction emploi à l'OFCE.

8.    « Régionaliser le temps de travail, les politiques de l'emploi, du logement » car « croire qu'un seul code du travail, un seul SMIC et, pour parler de mobilité un seul droit de logement soit adapté à toutes les situations est une vision très décalée de la réalité » critique Étienne Wasmer économiste à Sciences-po.

9.    « Créer un SMIC en fonction de l'âge, des régions et des prix » selon l'ex conseiller de Martine Aubry au ministère de l'emploi, Gilbert Cette « qui appelle à un big-bang du SMIC ».

10. « Mettre le big data au service des chômeurs ». Paul Duan fondateur en 2014 de l'O.N.G. « Bayes impact » soutenue par la fondation Bill Clinton, développe à San Francisco une nouvelle plate-forme numérique qu'il a proposé à Pôle emploi et au ministère du travail.


« Grand n’importe quoi 3. » L’Afrique : « le traquenard ».

Le journaliste de « L’express », Vincent Hugeux, ironise sur « le masque du changement » et les « illusions perdues » du Président Hollande : « une forme de virginité propice à la rénovation du lien entre l'ex métropole et l’espace subsaharien. Peu de passé, guère de passif, et la Corrèze avant le Zambèze… Virginité relative ».

Car, au delà de ses premières ambitions, de fait, « l'impératif sécuritaire le conduit à céder les clés du camion au stratège militaire.… « En clair, le logiciel vire au kaki. »

On peut bien sûr invoquer l'éternel martingale du pragmatisme : pas d'omelette sécuritaire sans casser quelques yeux démocratiques. Mais les lois de la realpolitik ne sauraient tout justifier.

Gary Kasparov : Hitler, Staline, et le « dictateur Poutine »…

A l’occasion de la sortie en France de son livre « Winter is coming », « L’Express » est parti à la rencontre de Garry Kasparov. « Exilé aux États-Unis depuis trois ans, le titan des échecs dirige de son bureau de la sixième avenue, une fondation qui promeut le jeu des rois dans les écoles, de Madagascar à la Croatie ».

Mais ici la stratégie quitte l’échiquier pour « régler son compte au prince du Kremlin, Vladimir Poutine, cible de son nouveau livre.

Il compare le « dictateur Poutine » à Hitler – « Pas leurs méfaits, mais l'essor de leur pouvoir ». Et d’ailleurs, sur l’essor de Poutine, les occidentaux – pas sérieux - sont responsables selon Kasparov : « Les occidentaux ont raté l'occasion de soutenir des changements démocratiques au début des années 1990. La fin de l’URSS aurait dû (…) s'accompagner de plans d'avenir concertés en Occident. On a seulement fait la fête, célébré … ».

Il fustige le système mafieux aujourd’hui en Russie : « Sous Eltsine, la connexion était un problème. Sous Poutine, elle est devenue un système, fondé essentiellement sur la loyauté absolue envers le dirigeant, ce qui l’apparente à la mafia : au niveau de l'État central, elle assure l'accès aux fonds publics, mais la règle vaut aussi pour les villes et leur maires ».

Et à ses yeux, avant la chute du mur, on avait au moins quelque chose de plus qu’aujourd’hui : l’espoir ! « Ma mère qui vit à Moscou me disait récemment qu’ « à la pire époque de Staline, on promettait de gentils lendemains qui chantent. Un futur idyllique justifiant les sacrifices du présent. Le message de Poutine, lui, n’est que noirceur Orwellienne, complot, danger, ennemis mortels ».

Et sur le plan international aujourd’hui, face à la menace de l’Etat Islamique, « Poutine bon citoyen du monde en facilitant l'accord sur le nucléaire iranien, et en arrangeant la destruction des stocks de gaz syrien ? » interroge « L’Express ». Point du tout aux yeux de Gary Kasparov qui lit l’Histoire autrement : « Il sert exclusivement ses intérêts (…) Poutine n'est entré en scène en Syrie qu'à partir du moment où Obama a affirmé que le tyran syrien devait partir. Depuis, il n’a de cesse de devancer le président américain dans la région, pour mieux ridiculiser son indécision ».


Jamais mort 1 : David Bowie, l’éternel : « What did David Bowie do at your age ? »

Il y a des disparitions moins noires que d’autres. « Charlie Hebdo » propose une « Une » rose. Un caveau « rigolo », qui reprend la forme de l’emblématique et célèbre combinaison en vinyle rayé, dessinée par Kansai Yamamoto pour David Bowie en 1973. La dessinatrice Coco le reproduit donc avec ce titre potache : « L’inventeur de la réglisse au rouleau nous a quittés. ».

On retrouve David Bowie plus sobre, en noir et blanc, en couverture de « L’ Obs » ou « des Irockuptibles ».

« L’Obs » qui lui consacre un dossier spécial et propose un « Requiem pour un retour sur le passage de la comète Bowie ». Face à cette « Rockstar absolue » le magazine a interrogé de nombreuses personnalités qui témoignent. D’un mot : « Il a traversé les époques, les a influencées et parfois même créées, musicalement, intellectuellement et humainement. Il m'a inspiré par sa créativité, son extravagance, son sens des modes, les réinventant, son allure, son élégance » Jean-Paul Gaultier.

« Les Inrockuptibles » font a priori plus sobre encore : « Bowie : 1947-2016 ». Le magazine rend hommage à l’artiste, retrace son parcours et évoque son dernier album « Blackstar ». Ce qu’il en ressort, c’est la densité des multiples vies de Bowie. On y apprend d’ailleurs que « il y a quelques semaines est apparu un site, ludique et déprimant à la fois, intitulé « what did David Bowie do at your age ? » Renseignant son âge, et en répétant plusieurs fois l'opération avec des âges différents, on peut ainsi étalonner Novi linéaire sur celle d'un homme qui envie que 1000, Toute flamboyante ou presque, et qui, parvenu à l'automne de cette existe tendance arborescentes, arrive encore à nous surprendre. Depuis vendredi dernier, le 8 janvier, Davide Bowie a 69 ans et un album de plus dans son impressionnante discographie. » L’article se conclut ainsi : « Lorsqu'on aura 69 ans et que l'on cherchera dans les tréfonds d'Internet ce que Bowie faisait à notre âge, on sera encore ébahi par son éternelle jeunesse ». Jeune éternellement… on comprend que sa disparition ait des airs de friandise, en Une de « Charlie ».

Jamais mort 2 : Hara-Kiri : le magazine ressuscite ?

Et dans le genre « éternel », quel surprise de tomber nez à nez ce mercredi avec « Hara Kiri » en kiosque ! Ce journal paru reprend le titre de l’ancêtre de « Charlie Hebdo », magazine conçu par le  professeur Choron et François Cavanna,

Il reprend le format de « Charlie Hebdo » aujourd’hui,

Il ironise sur « l’hommage de la nation à Charlie » avec Johnny bras dessus-bras dessous avec Charb, Cabu, Wolinski et Tignous qui dans « Charlie Hebdo » le traitait de « voleur comme un Français, con comme un belge et chant comme un suisse ».

Il charrie le FN, se moque de Thomas Fabius qui « découvre la roulette Anus », sur la Turquie, DSK, Chirac qui « bouge encore », les miss Francen nanard Tapie qui « n’a plus de fric mais qui a des idées », l’Etat d’urgence, l’amérique selon Trump « Yes We trump » etc.

 

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