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L'opérateur TEPCO était conscient des risques qu'encourait la centrale de Fukushima-Daiichi...
L'opérateur TEPCO était conscient des risques qu'encourait la centrale de Fukushima-Daiichi...
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Fukushima : de révélations en rebellions, une histoire qui n'en finit pas de s'écrire

Le monde commémorera dans quelques jours le premier anniversaire d'une triple catastrophe aux répercussions multiples et dont on n'a pas fini d'entendre parler.

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Le 11 mars dernier, un tremblement de terre de magnitude 9,0 sur l'échelle de Richter provoqua un tsunami qui ravagea une partie de la côte nord-est du Japon. Quelques heures plus tard, les caméras se tournaient vers la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. On sait aujourd'hui que les pouvoirs publics japonais et TEPCO (Tokyo Electric Power COmpany), la société en charge de l'exploitation de cette unité en perdition, ont un temps totalement perdu le contrôle de la situation. Au point que l'ancien gouvernement de Naoto Kan envisage le pire...

L'évacuation de Tokyo a été envisagée

L'ex-Premier ministre, qui a rendu son tablier fin août après avoir atteint des records d'impopularité, a fait parler de lui peu après sa démission en révélant que l'opérateur TEPCO, conscient des risques qu'encourait la centrale de Fukushima-Daiichi mais nullement préparé à une telle apocalypse, avait carrément projeté d'évacuer l'ensemble de ses employés et donc de l'abandonner à son triste sort. L'intervention expresse de son gouvernement s'est en l'occurrence avérée décisive.

Les autorités nippones viennent toutefois d'être pointées du doigt dans un rapport de quatre cents pages rédigé par la commission d'enquête indépendante Rebuild Japan Initiative Foundation (RJIF), présidée par l'ancien journaliste Yoichi Funabashi. Selon ses membres – des professeurs d'université, des avocats et des journalistes -, elles auraient ainsi mis un point d'honneur à distiller des informations rassurantes à leurs concitoyens malgré une conjoncture de plus en plus défavorable. Cette enquête minutieuse a en outre révélé que, deux semaines après l'accident de Fukushima, le président de la Japan Atomic Energy Commission Shunsuke Kondo a remis à M. Kan un projet secret d'évacuation (dont l'agence Reuters est parvenue à se procurer une copie) de la préfecture de Tokyo et des trois préfectures voisines constitutives du « Grand Tokyo ».

Au plus haut niveau de l'État, et dans la plus stricte confidentialité, le déplacement de quelque trente-cinq millions de personnes a donc été étudié. Le pays du soleil levant a échappé de peu à un capharnaüm historique.

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Les fermiers se rebiffent

Leur cas n'est pas sans rappeler celui de ces habitants voisins de la centrale de Tchernobyl (Ukraine) qui ont choisi de passer outre les directives des autorités et de revenir chez eux. Aux abords de Fukushima, un périmètre d'évacuation a été défini par les autorités. À l'intérieur, plus de vie... ou presque. Des fermiers de la ville de Namie, située à une quarantaine de kilomètres de l'unité accidentée, refusent en effet d'exécuter l'ordre gouvernemental d'euthanasier leur troupeau entier par injection létale.

Parmi eux, Yukio Yamamoto, filmé par nos confrères du Guardian, qui affirme avoir « commencé à revenir à la ferme une fois tous les deux jours » peu après le drameet a au bout du compte obtenu un permis qui lui permet de pénétrer dans la zone d'évacuation. Il effectue six heures de trajet pour nourrir ses trente-six vaches, qui semblent bien seules dans cette contrée devenue déserte par la force invisible et destructrice de l'atome. Comme neuf de ses condisciples, M. Yamamoto est un rebelle qui prend des risques considérables au mépris de sa propre santé pour que ses bêtes survivent. Une leçon de bravoure.

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Des millions de tonnes de déchets affluent vers les États-Unis

Le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars dernier ont, entre autres dramatiques conséquences, entraîné la propagation dans l'océan Pacifique de plusieurs millions de tonnes de rebuts – entre cinq et vingt selon les estimations. Charriés par le vent et les courants, bateaux de pêche, bouées, charpentes, filets de pêche, morceaux de bois, réfrigérateurs et autres voitures convergent depuis plusieurs semaines vers l'archipel d'Hawaï, petit coin de paradis dont l'activité économique dépend largement du tourisme et qui sera selon toute vraisemblance « investi » par cette masse de déchets à compter de l'année prochaine. 

À ce rythme, plus soutenu que celui sur lequel les experts ont d'abord tablé, la côte ouest de l'Oncle Sam pourrait elle aussi être touchée d'ici 2014. Les pouvoirs publics américains auraient donc tout intérêt à prendre dès à présent les dispositions qui s'imposent.

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