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Le lac Issyk borde le Kazakhstan et le Turkménistan.
Le lac Issyk borde le Kazakhstan et le Turkménistan.
©DR

Grand large

Entre steppes et architecture, l'exceptionnel patrimoine de l'Asie centrale

L'Asie centrale a été visitée par les plus grandes civilisations, laissant un patrimoine exceptionnel à l'Ouzbékistan. Mais c'est aussi une région aux paysages époustouflants.

Quentin Desurmont

Quentin Desurmont

Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens. Quentin contribue aussi à l’émergence du tourisme de luxe en Europe, il est membre de Traveller Made.

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Merveilleux Ouzbékistan

Pour en savoir plus sur l’Asie Centrale, rendez-vous sur le site de Peplum.com.

En plein cœur de l’Eurasie, l’Asie Centrale fait partie des plus anciennes régions du monde. Cernée par les grandes civilisations européennes, méditerranéennes et asiatiques, elle est depuis des milliers d’années l’un des plus grands carrefours de la planète. Cultures, traditions et religions ont transité par ces territoires, enrichissant ses villes et léguant un héritage et un patrimoine exceptionnels. Enclavés dans la région, l’Ouzbékistan et ses cités millénaires regorgent des plus grandes richesses de l’Asie Centrale. Tour d’horizon.


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Faire le tour de l’histoire et de la culture de l’Ouzbékistan est un long périple. A Tachkent, capitale fondée il y a 2 000 ans au croisement des routes commerciales entre Asie, Europe et Méditerranée, deux madrasas (anciennes universités coraniques) du XVIe siècle témoignent de l’importance de la ville. Majestueuses et magnifiquement décorées, elles ont été construites sous l’impulsion de souverains issus de lignées de conquérants tels Gengis Khan ou Alexandre le Grand. De nombreux grands guerriers et empereurs sont d’ailleurs tombés sous le charme du pays. Et de leur intérêt sont nées les trois cités légendaires de Khiva, Boukhara et Samarcande.

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La forteresse de Khiva, au nord-ouest du pays, a gagné sa réputation du khanat (royaume mongol dirigé par un khan) qu’elle a gouverné du XVIe au XXe siècle. Connue comme « perle de l’Orient », son nom serait issu d’une expression ouzbèke signifiant « Quel plaisir ! ». Dans cette ville, qui a fêté ses 2 500 ans en 1997, palais, mosquées, minarets, mausolées et madrasas en nombre ornent les rues aux couleurs du désert. L’architecture ouzbèke y est tellement présente qu’historiens, archéologues et architectes ont posé leurs outils et enchaînent recherches et restaurations. De l’autre côté du désert de Kizil Kum, Boukhara honore elle aussi l’architecture du pays. La ville entière est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Et pour cause : 360 mosquées et minarets se cachent jusque dans les plus petites ruelles. Mais la ville de presque 3 000 ans, considérée comme la plus ancienne cité d’Asie Centrale, est peut-être moins célèbre pour ses remarquables monuments que pour son prestigieux marché de tapis.

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Enfin, les plus grandes richesses de l’Ouzbékistan se trouvent dans l’exceptionnelle Samarcande. En 2 500 ans, elle a été arpentée par les marchands de l’Antiquité, conquise par Alexandre le Grand, ruinée par Gengis Khan et traversée par la route de la soie. Plusieurs fois elle fut capitale, notamment sous Tamerlan, du XVe au XVIe siècle. De ses nombreuses conquêtes en Eurasie, ce grand conquérant a enrichi sa ville, apporté des savoirs étrangers et construits des bâtiments parmi les plus importants du monde musulman. Aujourd’hui, un observatoire astronomique, un mausolée et une nécropole côtoient de nombreuses mosquées et madrasas. Samarcande est elle aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, de même que le centre historique de Chakrisabz, au sud de la ville, où les majestueuses bâtisses et les quartiers séculaires témoignent de son apogée. Plus insolite, mais pas moins fascinant, le site archéologique et musée d’Afrasiab héberge les plus vieux jeux d’échecs connus au monde !

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L'Ouzbékistan, son extraordinaire patrimoine et ses surprises haut-de-gamme. L’équation parfaite pour un voyage dans le luxe de l’ancien temps d’un pays encore méconnu.

Les plus grands trésors des steppes

Pour en savoir plus sur l’Asie Centrale, rendez-vous sur le site de Peplum.com.

D’une superficie totale de quatre millions de km², l’équivalent de l’Union Européenne, l’Asie Centrale est une véritable collection de merveilles naturelles. Bien que très enclavé dans les terres eurasiennes, l’ensemble de ces cinq pays en -Stan (Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan) recèle d’une extraordinaire multitude de paysages.

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Très étendue d’est en ouest (5 000 km) et du nord au sud (2 300 km), l’Asie Centrale varie surtout en fonction de l’altitude. La région s’explore en trois dimensions ! Début du périple : en dessous de zéro, sur les rives de la mer Caspienne. À une altitude de – 28 mètres, l'immense lac Issyk borde, entre autres, le Kazakhstan et le Turkménistan. Légèrement plus haut, la mer d’Aral (52 m), également intérieure, est célèbre pour son exceptionnel assèchement. Après le détournement des deux fleuves qui l’alimentaient, la superficie du lac a été divisée par deux entre 1960 et 2000. Une baisse des eaux qui a généré d’exceptionnels paysages de désert.

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A l’étage supérieur, les terres d’Asie Centrale comptent de nombreux déserts aux couleurs singulières. Vides, mais époustouflants, comme celui de Kyzyl-Koum, en Ouzbékistan (460 m). Par endroits, la nature s’est même amusée à créer de véritables chefs d’œuvres, comme ces deux canyons kazakhs. Celui de Tangaly (884 m) renferme une incroyable collection de sculptures rupestres, dont certaines auraient plus de 3 000 ans. Et celui de Charyn (1005 m), avec ses murs de 300 mètres et ses larges artères creusées dans la roche, a acquis le surnom de « vallée des châteaux ». Non loin, une montagne très particulière culmine à 1 240 m d’altitude. Singing Barhan est une dune de sable de 1,5 km de long et 120 m de haut. Elle tient son nom du chant  produit par le glissement du sable sur ses parois, semblable à la sirène d’un bateau en pleine mer.

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Plus près des sommets du Kirghizistan, les gorges de Chon Kemin (1 300 m) vivent au rythme de la rivière du même nom. Faune, flore, paysages renversants et courants endiablés composent un séjour pondéré de treks et sorties en rafting. Remonter un peu la rivière mène rapidement en basse montagne, le palier des lacs. Le kirghize Yssyk Koul (1 606 m) est le deuxième plus grand lac de montagne du monde. Pendant la période soviétique, il est devenu destination balnéaire des cosmonautes et des sportifs. Et aujourd’hui encore, la rive nord héberge les stations de farniente, alors que le côté sud offre d’incroyables paysages sauvages et pittoresques. Au Kazakhstan, le lac Yssyk (1 900 m) étonne par sa couleur bleutée, ses murs de montagnes et ses forêts luxuriantes. C’est aussi un site archéologique où ont été découvertes des tombes datées du IVe siècle av. J.-C. Un cran au dessus, le grand lac Almaty (2511 m) baigne dans un environnement désertique, pur et vivifiant. Lui, sa faune et sa flore sont également entourés de crêtes, dont les trois plus hautes atteignent les 4 000 m.

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Nous voici enfin en haute montagne, spécialité du Tadjikistan, dont 93 % du territoire est soumis aux reliefs. Et pas des moindres : la moitié du pays se situe au-dessus de 3 000 m et son plus haut pic flirte avec les 7 500 m ! Les montagnes, séparées par des centaines de canyons, de gorges et de vallées, abritent de nombreux glaciers, dont Fedtchenko, 700 km², le plus grand au monde en dehors des régions polaires.

Des plages aux glaciers en passant par les plaines et les canyons, l’Asie Centrale, enclavée et méconnue, reste l’un des plus beaux trésors de la nature.

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