Rien n'est joué pour 2012 | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
L'électorat ouvrier : enjeu pour 2012...
L'électorat ouvrier : enjeu pour 2012...
©

« Politico Scanner »

Rien n'est joué pour 2012

L'électorat ouvrier qui avait largement plébiscité Nicolas Sarkozy en 2007 semble désormais se tourner vers Marine Le Pen selon un récent sondage. Un renversement qui préfigure une recomposition des électorats en 2012 selon les différentes catégories d'âge ou socioprofessionnelles. A un an de l'élection présidentielle, rien n'est joué.

Guillaume Peltier

Guillaume Peltier

Guillaume Peltier est député de Loir-et-Cher et vice-président délégué des Républicains. Il a été professeur d'histoire-géographie, chef d'entreprise et porte-parole de Nicolas Sarkozy.

Voir la bio »

L’Ifop vient de publier, en partenariat avec Paris-Match et Europe 1, un sondage à fort retentissement plaçant Marine Le Pen (36 %) devant DSK (17 %) et Nicolas Sarkozy (15 %) en cumuls des intentions de vote de la classe ouvrière entre février et mars. Loin de 2007 où Nicolas Sarkozy avait en effet réussi à récupérer le vote populaire, majoritairement acquis à Jean-Marie Le Pen entre 1995 et 2002. Le président de la République était arrivé en tête du vote ouvrier au 1er tour de 2007 avec 26 %, contre 25 % pour Ségolène Royal et 16 % pour Jean-Marie Le Pen.

En perspective des douze derniers mois (cf. tableau ci-après), il est intéressant de noter les difficultés des candidats d' Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à confirmer leur percée des européennes et régionales, la remontée d’Olivier Besancenot qui s’était fait doubler par Jean-Luc Mélenchon en novembre dernier, les difficultés de Ségolène Royal (entre 17 % et 20 %) à l’inverse de François Hollande (21 % à 24 %), la baisse progressive de Dominique de Villepin (de 7 % en avril 2010 à 4 % aujourd’hui), le retournement subi par Nicolas Sarkozy à compter de février dernier (entre 26 % et 30 % auparavant ; entre 18 % et 24 % depuis) et la percée de Marine Le Pen (11 % à 13 % il y a un an ; 18 % à 23 % aujourd’hui).

Cliquez ici pour voir le tableau de la popularité des candidats sur les douze derniers mois

Plus largement, derrière les chiffres de l’intention de vote générale, se cachent les détails par catégorie d’âge ou socioprofessionnelle qu’il est déterminant d’analyser, à partir des derniers sondages Sofres, Harris Interactive et Ifop de mars et avril 2011, afin de mieux appréhender les zones de force et de faiblesse des principaux candidats.

A un an de l’élection présidentielle, rien n’est joué. Mais chacun des candidats analysera, avec précision, ses bastions électoraux qu’il faut conforter et consolider (les plus de 65 ans pour Nicolas Sarkozy par exemple) et les zones de conquête électorale qu’il faudra séduire et convaincre dans la durée (les femmes par exemple pour Marine Le Pen, même si elle obtient auprès de cette catégorie des scores bien supérieurs à ceux qu’obtenait Jean-Marie Le Pen).

Guillaume Peltier pour la Lettre de l'opinion

Jérôme Fourquet pour l'IFOP


En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !