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Le Point a enquête sur la réalité en Russie. Challenges publie un classement des plus grandes fortunes de France.
Le Point a enquête sur la réalité en Russie. Challenges publie un classement des plus grandes fortunes de France.
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Revue de presse des hebdos

Le Point passe les failles de la gestion du Covid au laser, la Cour des comptes celle des comptes publics, Marianne celle de l’hôpital; Le RN cherche à se prémunir des failles de ses nouveaux députés

Et aussi : Investissements étrangers suspects.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Le Point a été « En Russie interdite » et « A Saint-Petersbourg avec les derniers opposants ». L’Express s’interroge : « Emmanuel Maron ; Président pour quoi faire ? ». L’Obs publie un numéro spécial tourisme en France. Marianne annonce que « Cet été, l’hôpital va craquer ! » et affiche les visage de personnalités politiques que Marianne considère comme « coupables » : de Martine Aubry à Olivier Véran. Challenges consacre sa Une aux « Fortunes de France » avec le classement des 500 Français les plus riches. « Homme d’influence et de paix » Paris Match a choisi une photo du cardinal Sarah, un prélat africain, basé au Vatican.

La Une de Paris Match fait polémique

Paris Match consacre sa couverture au cardinal Robert Sarah (bien vu des milieux conservateurs au sein de l’Eglise catholique, et considéré par certains comme opposé au pape François bien qu’il dise l’admirer) au grand dam de la rédaction. Les rédacteurs en chef auraient manifesté leur désapprobation auprès de la direction, direction du pôle média du groupe et auprès d’Arnaud Lagardère. Ceci alors que la Société des journalistes accuse Vincent Bolloré d’avoir imposé cette Une qui ne se justifierait pas : ce serait « une erreur d’éditoriale et commerciale ». direction du pôle média du groupe et auprès d’Arnaud Lagardère. L’article de six pages signé par Philippe Labro présente un homme « humble, discret » un cardinal de 77 ans qui vient de Guinée, un pays musulman à 90%. C’est aussi un auteur de livres « traduits dans le monde entier qui atteindraient des « tirages record ». Ce serait, enfin, le cardinal le plus respecté d’Afrique.

Les Français les plus riches

Challenges publie son classement des 500 Français les plus riches. Dans les cinq premiers, on trouve Bernard Arnault (LVMH) et sa famille en tête, devant la famille Hermès, suivie par Françoise Bettencourt (L’Oréal) Alain et Gérard Wertheimer (Chanel), François Pinault et sa famille (Kering).

Ferrand refuse la proposition de Macron

Selon Le Point, Emmanuel Macron a proposé à Richard Ferrand de rejoindre son équipe à l’Élysée, au lendemain de la défaite de celui-ci dans le Finistère lors des législatives. Mais l’ex-président de l’Assemblée nationale a décliné. Sonné, il estime que les électeurs ont décidé de l’écarter du pouvoir et qu’il doit s’y conformer.

La macronie ne fait plus recette

L’Express résume le nouveau gouvernement : « Une poignée de "société civile", à commencer par le ministre de la Santé François Braun ; quelques revenants, telles Marlène Schiappa et Sarah El Haïry ; et plusieurs députés de la majorité récompensés pour leurs bons et loyaux services... La macronie est un club devant lequel on ne fait plus la queue. "Comme s'il fallait forcément des 'effets waouh'. Eh, on n'est pas aux Folies Bergère !", aime rétorquer l'ex-président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand à ceux qui jugent les nouvelles têtes pas assez reluisantes. »

« Macron va-t-il sacrifier le meilleur de sa politique - la volonté de combattre les rentes - pour en conserver le pire - une absence de cohérence d'ensemble confinant à la séduction compulsive, et dont le gouvernement, de Pap Ndiaye à Bruno Le Maire, est la triste illustration ? A moins qu'on ne prête trop au macronisme, et qu'il n'ait été dès l'origine qu'un ensemble mou et mouvant d'idées rassemblées pour la circonstance par un énarque doué pour les notes de synthèse. »

Les députés RN sous étroite surveillance 

Selon l’Express, « Les 89 nouveaux élus du Rassemblement national doivent donner une image professionnelle au parti d'extrême droite. Ils sont contrôlés de près par la direction ».

« Le contrôle s'exerce aussi de façon stricte sur l'embauche des collaborateurs, un choix du parlementaire d'ordinaire souverain. Mais la direction du mouvement a l'habitude de veiller au grain sur les profils des petites mains. Une coutume singulière, mais ancienne : elle permet à la fille de Jean-Marie Le Pen de placer ses hommes tout en conservant le contrôle sur les nouveaux entrants au parti. »

Investissements étrangers suspects

L’Obs« évoque une soixantaine personnalités étrangères, chefs d’Etat, ministres ou hommes d’affaires controversés ont investi des centaines de millions d’euros en France pour acheter des maisons ou des appartements de luxe. Sous le regard plus que passif des notaires et des autorités. “L’Obs”, associé à un collectif de journalistes indépendants, dévoile l’ampleur du phénomène, sur lequel planent de forts soupçons de blanchiment d’argent sale. »

L’Obs donne l’exemple de Sevil Aliyeva, fille de l’ancien président d’Azerbaïdjan Heydar Aliyev qui dirigea le pays de 1993 à 2003, soeur de l’actuel président du pays. Selon l’hebdo Sevil Aliyeva, elle a investi 52 millions d’euros dans des biens immobiliers en France qui se dit compositeur de musique (elle a sorti 2 CD il y a une dizaine d’années, qui ne sont plus en vente). Sur certains document ,elle se dit « sans profession. »

« Des investissements immobiliers posant question, comme ceux de Sevil Aliyeva, ne sont pas rares en France. Bien au contraire. « L’Obs », associé à un collectif de journalistes indépendants, est parvenu à identifier 196 opérations immobilières sur lesquelles il est permis de s’interroger, réalisées par 62 personnalités étrangères : des proches de dirigeants politiques dont le revenu connu n’est pas suffisant pour couvrir la dépense, des individus impliqués dans des affaires de corruption, d’autres visés par des sanctions économiques pour violation des droits humains… Parmi eux, le fils aîné et l’épouse du président camerounais Paul Biya, l’actuel ministre de la Défense de l’Indonésie Prabowo Subianto, ou encore l’homme d’affaires émirati Khadem alQubaisi, aujourd’hui en prison pour sa participation à l’un des plus grands détournements de fonds de l’Histoire… De Saint-Tropez au 16e arrondissement de Paris, de Saint-Jean-Cap-Ferrat à Montfort-l’Amaury, ces 62 personnes ont dépensé, entre 1985 et 2020, plus de 744 millions d’euros pour acheter des biens immobiliers en France. Des transactions sur lesquelles se pose légitimement la question d’un potentiel blanchiment. 

Les finances publiques et la Cour des comptes

Dans Le Point, Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes « dévoile son audit des finances publiques, publié à chaque début de mandat. Et met en garde Macron contre la tentation de laisser filer les dépenses » 

Moscovici évoque « une césure assez nette entre deux périodes : le début du précédent quinquennat, de 2017 à 2019, puis les années 2020 et 2021, marquées par la crise du Covid. Le premier mandat d’Emmanuel Macron a commencé par un redressement des finances publiques grâce à des économies sur les dépenses et, en même temps, par une baisse des prélèvements obligatoires. Ce redressement a été stoppé brutalement par la crise des Gilets jaunes. Alors que la baisse des prélèvements s’est accentuée, le gouvernement a renoncé à la diminution des dépenses. »

Le rapport lui-même est encore plus sévère si l’on en croit Le Point. « Bilan : la France « est sortie de la crise du Covid avec un déficit structurel et une dette publique parmi les plus dégradés de la zone euro ». " Sa dette publique a bondi à 112,5 % du PIB en 2021, soit une augmentation de 15,1 points, supérieure à la moyenne de celles de ses partenaires de la zone euro."

La crise de l’hôpital

Marianne dénonce les coupables de la crise de l’hôpital qui couve depuis 20 ans, En commençant par Martine Aubry avec les 35 heures en 2002. Puis accuse la réforme de 2004 faite par Jean-François Mattéi qui lance la tarification à l’activité (T2A) sans oublier « la chape de plomb budgétaire » avec Alain Juppé, puis Agnès  Buzyn  qui a planifié des des restrictions record : moins 1,7 milliard en 2018, puis moins un milliard en 2019. Olivier Véran est présenté comme complice du désastre car il a été rapporteur des LFSS (Lois de financement de la sécurité sociale qui ont planifié des économies budgétaires successives.

Des « Carrés musulmans »  dans les cimetières français

L’Express souligne qu’à « Villejuif, dans le Val-de-Marne, l'un des deux cimetières communaux dispose d'un "carré musulman", un espace réservé où sont inhumés les défunts de cette confession. En France, le Conseil Français du culte musulman (CFCM) évalue leur nombre à 600, dans les 40 000 cimetières présents sur tout le territoire. Mais depuis une dizaine d'années, les demandes liées à la création ou l'extension de ces carrés augmentent ».

« D'un point de vue juridique, un certain flou demeure sur le sujet. Le Conseil d'Etat, saisi le 16 juin dernier par le tribunal administratif de Paris, devra prochainement trancher sur la légalité de ces espaces. A priori, la loi du 14 novembre 1881 supprime l'obligation d'affecter une partie du cimetière à chaque culte, et interdit "tout regroupement par confession sous la forme d'une séparation matérielle du reste du cimetière". Concrètement, les différents carrés confessionnels existant de fait ne peuvent ni être signalés par des panneaux, ni être séparés par des murs, clôtures ou arbustes. En 1905, la loi de séparation de l'Église et de l'Etat affirme ce principe de neutralité dans les parties communes : seules les tombes peuvent faire apparaître des signes religieux. Avec l'arrivée croissante de populations musulmanes, la position de l'Etat va cependant évoluer sur la création de carrés. En 1975, une première circulaire du ministère de l'Intérieur recommande ainsi aux maires de "réserver aux Français de confession islamique, si la demande leur en est présentée et à chaque fois que le nombre d'inhumations le justifiera, des carrés spéciaux dans les cimetières existants". En 1991 puis en 2008, deux autres circulaires iront dans le même sens. Privés de ces espaces, la majorité des musulmans - 80 % selon le CFCM - décident d'être enterrés dans leur pays d’origine. »

Que faire des déchets nucléaires ?

L’Express a été à la Hague, dans le Cotentin : là où « l'industriel Orano opère l'un des plus grands centres de recyclage de combustibles usés au monde. Un lieu sous haute surveillance. »

« Parler de contrôle est un euphémisme : l'an dernier, l'ASN a dépêché ses inspecteurs à 65 reprises sur le site. "Les visites surviennent parfois de manière inopinée, par exemple la nuit où le week-end. Au minimum, nous accueillons deux ou trois inspecteurs pour une journée, mais sur certaines thématiques nous recevons 15 personnes »

« Pour Bernard Laponche, ancien ingénieur nucléaire au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et antinucléaire convaincu, le site de la Hague serait devenu l'un des plus dangereux au monde en raison notamment de sa vétusté. Faux !, répond Orano. "Nos rejets dans l'environnement font l'objet de rapports réguliers. Leur impact est minime et en dessous des normes." Le phénomène de vieillissement, en revanche, est bel et bien réel, obligeant l'industriel à refaire de nombreuses soudures. »

Les déchets sont d’abord refroidis en piscine. Problème : face à l’augmentation du volume de déchets on va manquer de place, La construction d'une nouvelle piscine aux abords de l'usine de retraitement devait permettre d'éviter l’engorgement mais elle n'arrivera au mieux qu'en 2034.

« La question du calendrier se pose également de manière aiguë pour Cigéo, l'autre grand chantier de la gestion des déchets. A 600 kilomètres de la Hague, sur la commune de Bure, entre les départements de la Meuse et de la Haute-Marne, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) continue les travaux préparatoires en vue de la création de ce centre industriel d'enfouissement des déchets radioactifs français. Tombeau éternel des déchets de l'atome pour les uns, "poubelle radioactive" pour les autres, il ne laisse personne indifférent dans le coin. 

Le TGV est trop cher

L’Obs se penche sur le prix du TGV : « Il y a de bonnes nouvelles pour la SNCF ! Cet été, les confinements sont oubliés et ses TGV seront pleins. L’entreprise tournera à plein régime pour satisfaire la demande : 500000 places ont même été ajoutées in extremis. Mais comme chaque année, le débat est revenu sur la place publique lorsque les Français se sont connectés sur les sites de réservation : pourquoi le prix des billets est-il si élevé ? Même le principal concerné est d’accord : « Mais oui, le TGV est trop cher ! » a reconnu Jean-Pierre Farandou, le président du groupe SNCF lorsqu’il a succédé à Guillaume Pepy il y a deux ans et demi. « J’en ai fait un combat personnel », a-t-il répété aux députés en décembre dernier, quand il a dressé le bilan de ses deux ans de pouvoir. « J’ai mis une inflexion sur le prix des TGV dès que je suis arrivé, parce que les modes de vie ont évolué. On ne prévoit plus nos déplacements à l’avance, et trois jours avant le départ, il ne reste que les billets les plus chers. Notre réponse a été la carte Avantage, qui plafonne les prix à 39, 59 ou 79 euros selon la distance, en plus des Ouigo bon marché qui constituent désormais un quart de notre offre. » La philosophie du président est simple : « Le train doit être populaire », pour vendre de gros volumes de billets et prendre des parts de marché aussi bien aux voitures (85 % des déplacements en France), qu’aux camions (85 % du fret de marchandises). C’est la condition nécessaire pour que la SNCF aide à la transition écologique. Son objectif est de faire « fois deux » d’ici à dix ans : deux fois plus de fret et deux fois plus de voyageurs. Noble ambition. Mais pour y arriver, il faudrait obtenir un soutien massif de l’Etat et baisser les prix. »

L'embarras des gynécos face aux accusations de viol 

L’Express souligne que « comme le révèle l'affaire Chrysoula Zacharopoulou, de nombreuses femmes estiment avoir été violées durant leurs examens gynécologiques. Elles dénoncent le non-respect de leur consentement ».

"Il y a clairement une prise de conscience dans la société en termes de consentement, de violences sexuelles, de propos sexistes... La gynécologie n'échappe pas à ces problématiques", fait valoir Bénédicte Costantino, gynécologue obstétricienne à Strasbourg. A chaque séance, la médecin met ainsi un point d'honneur à récolter l'autorisation de ses patientes, et à les informer sur chaque acte médical. "Quand on ne peut pas s'arrêter, comme sur une pose de stérilet par exemple, on fait une pause, on souffle un peu, on explique, puis on repart. Et si c'est un examen plus classique, on n'est pas dans l'urgence ! La femme peut revenir le mois d'après pour faire son frottis s'il le faut", détaille-t-elle. La gynécologue est catégorique : "On touche au sexe des gens, une remise en question de notre pratique médicale est donc absolument nécessaire. Plutôt que se cacher derrière la définition du mot viol, il aurait été plus sage de rappeler la notion de consentement. »

Et il ne faut pas oublier « la partie la moins connue de nos déchets radioactifs. Elle pèse environ 10 % du total national. "Les déchets militaires, à la différence des civils, n'ont jamais fait l'objet d'un suivi spécifique et d'un contrôle régulier par les parlementaires, regrette Jean-Marie Collin, porte-parole pour la France de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN). Difficile donc d'en connaître les volumes avec précision." 

L’histoire du Covid en France

Le Point tente de raconter les coulisses du pouvoir face à la crise du Covid « lors des semaines de 2020 où tout a basculé en France. » en cinq chapitres. Tout commence par une interrogation : Agnès Buzin a-t-elle eu des informations sur cette nouvelle maladie entre Noël et le réveillon 2019 : « Encore aujourd’hui, les juges de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) suspectent celle qu’ils ont auditionnée plus d’une quinzaine de fois de cacher une source en Chine. En la convoquant, le 23 juillet 2021, en vue de la mettre en examen pour mise en danger de la vie d’autrui et abstention volontaire de combattre un sinistre, les magistrats précisent ainsi retenir cette histoire du 25 décembre comme une indication de ce qu’Agnès Buzyn avait « pressenti la gravité de l’épidémie », et qu’elle a ensuite participé à un « double discours » en s’abstenant de « tout mettre en œuvre pour obtenir le report d’élections [municipales, NDLR] ». »

L’OMS et l’Europe ont fait preuve d’aveuglement et de négligence (notamment en ne se rendant pas compte que des vols directs existaient avec Wuhan). Le gouvernement n’a pas dit la vérité sur les masques. Il s’est posé beaucoup plus de questions que ce qu’il à avoué publiquement sur la laboratoire P4 de Wuhan. Le rapport des sénateurs a pointé les nombreuses défaillances mais a été ignoré etc…

La fin de la redevance audiovisuelle

Dans Le Point, Rima Abdul-Malak, la nouvelle ministre de la Culture défend la suppression de la redevance audiovisuelle : « Cela va nécessiter un débat au Parlement et un vote du budget. Je crois qu’on surréagit, comme si la redevance était un totem : non ! Elle était adossée à la taxe d’habitation, et celle-ci a été supprimée. Elle dépendait aussi de la possession d’un poste de télévision, mais les usages ont évolué : il y en a de moins en moins dans les foyers. C’est une mesure de pouvoir d’achat qui va créer une réelle différence pour les Français les plus modestes. Je veux assurer à tout le monde que l’État continuera à financer l’audiovisuel public, c’est le canal de financement qui va changer. Ce n’est pas la redevance en soi qui garantissait l’indépendance. Tous les principes d’indépendance qui existent aujourd’hui perdureront et seront même renforcés. »

Peut-on parodier Astérix ?

Dans Le Point, on a du mal  à reconnaître « Astérix affublé… d’une tête de lapin, de grandes oreilles et de pattes interminables ! Par Toutatis ! est une stupéfiante bande dessinée, la première de ce genre dans l’histoire de la légendaire série de Goscinny et Uderzo, commencée en 1959. Alors que le petit Gaulois est une manne pour les Éditions Albert René (Hachette), la sortie de cet ovni soulève de multiples questions. L’auteur de cette variation non autorisée, Lewis Trondheim, n’est pas un inconnu. Cofondateur en 1990 des éditions de L’Association, ce surdoué a toujours aimé les provocations. Mais, avec Astérix, il change de braquet. Son personnage fétiche Lapinot se retrouve propulsé, à son grand étonnement, dans les braies du petit héros, et découvre que la mort a bien droit de cité dans ce monde supposément enchanté. Sous son regard horrifié, Obélix y écrabouille entre ses poignes marmoréennes les cervelles des soldats romains – « Bah oui. C’est la guerre. » L’album est centré sur l’imposture d’un pseudo-dieu gaulois aux accents mélenchonistes, venu dérober le secret de la potion magique pour résoudre la crise écologique et les inégalités économiques qui sévissent dans le monde réel. Mais, entre hommage et parodie, l’usage d’une violence que détestait Goscinny a de quoi interpeller. Pour Trondheim, « Astérix étant déjà une parodie de La Guerre des Gaules de Jules César, une parodie de parodie revient à faire quelque chose de réaliste. Donc, s’il y a la guerre entre Romains et Gaulois, il y a du sang et des morts. Cette violence que j’utilise est là pour surprendre et faire rire par le choc transgressif subi par le lecteur, mais aussi interroger sur la violence dans les fictions ». 

Le succès du padel

Le Point souligne qu’il y aura désormais non pas un, mais deux tournois de Roland-Garros chaque année. « Cette fois-ci, Rafael Nadal ne sera pas à l’affiche. Du 11 au 17 juillet, la France, terre de tennis, accueille les meilleurs joueurs du monde de padel. Le padel, qu’il ne faut pas confondre avec le paddle, un sport aquatique, est un dérivé du tennis et du squash, né au Mexique dans les années 1970 et très pratiqué en Argentine depuis les années 2000. »

« Les télés sont engagées dans un match détonant afin d’arracher, pour plusieurs centaines de milliers, d’euros les droits de diffusion des matchs de cette discipline. À droite du filet : beIN Sports ; à gauche : Canal+. Le premier, propriété de Qatar Sports Investments (QSI), va proposer à ses abonnés de suivre l’événement au détriment du mastodonte tricolore. Pourtant, notre champion national était bien parti en mettant la main sur les droits de diffusion du World Padel Tour (WPT), circuit officiel promu par la Fédération internationale de padel (FIP). QSI n’a pas digéré cette défaite. Il a monté son propre circuit, auquel est donc rattaché le tournoi de la porte d’Auteuil. Que de passions pour la petite balle jaune ! C’est qu’elle séduit déjà 25 millions de pratiquants dans le monde. Et ce n’est qu’un début. » 

Loin des télés, le padel n’a pas encore atteint un très haut niveau de popularité en France. Le nombre de clubs a doublé (470), comme le nombre de pistes (1 050), et on compte 300 000 pratiquants réguliers. À titre de comparaison, la Fédération française de tennis (FFT) recense 980 000 licenciés. 

International

Les derniers opposants de Saint-Petersbourg

Reportage du Point à Saint-Petersbourg où « la peur s’installe comme dans le reste du pays » Et : « L’ancienne cité impériale réputée pour ses arts et son ouverture vers l’Europe vit désormais sous une chape de plomb. Certes, la ville ignore les tueries de la guerre. Elle ne recense que 26 soldats morts sur les milliers de victimes originaires des régions reculées. Les restaurants regorgent de clients, les bateaux-mouches ronronnent sur la Neva, et les comédiens des rues déposent toujours leurs pigeons sur les épaules des enfants. Mais l’image est trompeuse. Les touristes étrangers ont disparu, des escouades de policiers veillent à tous les carrefours, les contrôles sont incessants.

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