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Manuel Valls a de nombreux "désaccords" avec la garde des Sceaux sur son projet de réforme pénale.
Manuel Valls a de nombreux "désaccords" avec la garde des Sceaux sur son projet de réforme pénale.
©Reuters

Contre-attaque

Taubira répond aux critiques de Valls : "la justice est un ministère de la sécurité"

La garde des Sceaux, invitée surprise des universités d'été des Verts, a défendue jeudi sa réforme pénale devant les militants écologistes.

Invitée surprise des journées d’été d'EELV à Marseille, Christiane Taubira en a profité pour défendre sa réforme pénale, adressant du même coup une réponse aux critiques de Manuels Valls. La semaine dernière, Le Monde révélait que le ministre de l'Intérieur, qui a de nombreux "désaccords" avec la garde des Sceaux sur ce projet de loi, a demandé l'arbitrage François Hollande.

D'une pierre deux coups : c'est en fustigeant le gouvernement précédent que la ministre de la Justice a réglé ses comptes - sans le nommer - avec Manuel Valls : "ceux qui nous accusent de laxisme (...) et qui refusent de regarder le bilan de leur inaction ou de leur action frénétique, qui refusent de regarder la mesure de leurs échecs, ceux-là prétendent raisonner avec bon sens en maintenant la société dans l’ignorance des faits, dans l’ignorance de ce taux de récidive qui n’a cessé d’augmenter de 2007 à 2012", a-t-elle dit.

"Nous allons détruire, pulvériser les méthodes qui consistent à prétendre que le bon sens veut qu’il faille enfermer, enfermer et enfermer sans cesse, alors que cet enfermement sans cesse crée du danger pour la société", a encore déclaré Christiane Taubira. "La justice est un ministère de la sécurité, nous savons ce qu’est la sécurité et nous avons le souci de la sécurité durable et réelle des Français." 

Et de tacler une fois encore l'ancien gouvernement : "nous sortons de dix ans d’endoctrinement, de dix ans d’instrumentalisation des victimes. En un an, nous avons fait davantage pour les victimes que l’ancien gouvernement en cinq ans". Un discours abondamment nourri par les applaudissements des militants écologistes. 

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