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Joe Biden lors de l'annonce du partenariat stratégique avec l'Australie et le Royaume-Uni.
Joe Biden lors de l'annonce du partenariat stratégique avec l'Australie et le Royaume-Uni.
©Brendan SMIALOWSKI / AFP

Pas dans l'Aukus

Rupture du "Contrat du siècle" : la France rappelle ses ambassadeurs en Australie et aux Etats-Unis

Ce geste symbolique montre le sentiment de trahison ressenti par Paris.

La France a annoncé, vendredi 17 septembre, avoir rappelé pour consultations ses ambassadeurs à Washington et à Canberra, en protestation contre l'annonce du partenariat stratégique, l'Aukus, entre les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni, qui lui a coûté un contrat prévoyant la livraison de douze sous-marins à l'Australie.

Ce geste, surtout symbolique, vise à formaliser le sentiment de trahison éprouvé par la France après la décision de l'Australie de rompre ce contrat. Dans un communiqué, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a expliqué cette « décision exceptionnelle » par la « gravité exceptionnelle » de cette rupture.

« L’abandon du projet de sous-marins de classe océanique qui liait l’Australie à la France depuis 2016 et l’annonce d’un nouveau partenariat avec les Etats-Unis visant à lancer des études sur une possible future coopération sur des sous-marins à propulsion nucléaire constituent des comportements inacceptables entre alliés et partenaires, dont les conséquences touchent à la conception même que nous nous faisons de nos alliances, de nos partenariats et de l’importance de l’Indo-Pacifique pour l’Europe », écrit Jean-Yves Le Drian.

C'est la deuxième fois depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron que des ambassadeurs sont rappelés, indique Le Monde. En février 2019, l'ambassadeur français à Rome avait été consulté après une rencontre entre des représentants des « gilets jaunes » et le vice-président du conseil italien et chef politique du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio. Plus récemment, en octobre 2020, le Quai d'Orsay avait rappelé l'ambassadeur français en Turquie après que Recep Tayyip Erdogan a mis en question la « santé mentale » d'Emmanuel Macron.

Il faut noter que l'ambassadeur à Londres n'a pas été rappelé. « Les Britanniques ont accompagné cette opération de manière opportuniste, explique au Monde une source diplomatique française. Nous n’avons pas besoin de consultations à Paris avec notre ambassadrice pour savoir ce qu’il faut en penser et quelles conclusions en tirer. » Pour le journal, c'est une façon pour la France d'exprimer son mépris envers le gouvernement de Boris Johnson, considéré comme le « passager clandestin » de la nouvelle alliance.

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