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Pacte de responsabilité : il n’y aura pas d’engagement chiffré de créations d'emploi
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Pacte de responsabilité : il n’y aura pas d’engagement chiffré de créations d'emploi

Les patrons ont préféré parler d’"ambition"et d’"objectifs", assortis d’une obligation de moyens plus que de résultats.

Il n'y aura pas d'engagement national chiffré de créations d'emploi en contrepartie du pacte de responsabilité de François Hollande. A l’issue de la rencontre de ce vendredi entre le patronat et les syndicats au siège du Medef, il est apparu clair que ces contreparties seront définies dans les branches professionnelles en fonction de leurs spécificités. Centrées sur trois grands domaines (emploi, dialogue social et investissement), elles seront même affinées par secteur et par entreprise. Mais ce n'est pas parce qu'elles seront définies au plus près de la réalité du terrain que le patronat acceptera pour autant des engagements contraignants. Jean-François Pilliard, négociateur de l'organisation patronale, a préféré parler d'"ambition", "d'objectifs", éventuellement chiffrés, mais assortis d'une obligation de moyens plus que de résultats.

Sur l'emploi, la CFDT a insisté pour que les efforts de formation qui seront planifiés débouchent sur une évolution des "classifications" des salariés concernés, synonyme de progression dans l'entreprise et donc de hausse des salaires. Le Medef s’est montré, au contraire, très prudent sur ce point et a rappelé que ce sont justement des augmentations salariales supérieures à la progression de la productivité qui ont contribué à gonfler démesurément le coût du travail pour nombre d'entreprises.

Une autre divergence entre les syndicats et le Medef a porté sur la réversibilité du mouvement de baisses de charges au cas où les objectifs ne seraient pas tenus. Le camp patronal n’a pas voulu en entendre parler. Pour amadouer les syndicats, il a, en revanche, accepté de discuter avec eux sur le financement de la protection sociale au cours de la "première quinzaine de mars". Il souhaite montrer qu’il ne prévoit pas de se désengager totalement du financement de la politique familiale en France, malgré la disparition annoncée des cotisations famille des entreprises. Une crainte notamment exprimée par la CFTC, qui voit dans cette politique un élément essentiel de la conciliation entre vie professionnelle et familiale (grâce au financement de crèches, par exemple).

Lu sur Le Point

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